Nebânkh
| Nebânkh | |||||
Inscription rupestre du roi Khâsekhemrê Neferhotep mentionnant les membres de sa famille ainsi que le « familier du roi » Nebânkh | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Nb-ˁnḫ | ||||
| Période | Deuxième Période intermédiaire | ||||
| Dynastie | XIIIe dynastie | ||||
| Famille | |||||
| Père | Sobekhotep | ||||
| Mère | Hapyou | ||||
| Fratrie | ♂ Dedousobek-Bebi | ||||
| modifier |
|||||
Nebânkh est un haut fonctionnaire de la XIIIe dynastie égyptienne, oncle de la reine Noubkhâes Ire.
Attestations
[modifier | modifier le code]Le haut fonctionnaire est attesté sur plusieurs éléments, notamment des inscriptions rupestres, plusieurs stèles (dont un chant qui lui est dédié par le chanteur Tjen-aa), une statue découverte à Abydos[1] ainsi qu'un scarabée en forme de cœur en jaspe vert à tête humaine portant neuf lignes de hiéroglyphes ; ce scarabée conservé au British Museum (EA 65378) est à ce jour le plus ancien scarabée en forme de cœur datable[2].
Famille
[modifier | modifier le code]La stèle de sa nièce la reine Noubkhâes Ire, conservée au Louvre (C 13[3]), le mentionne ainsi que son frère le « Grand scribe du vizir » Dedousobek-Bebi, tandis que la stèle de ce dernier, également conservée au Louvre (C 285[4]), permet de connaître les noms de leurs parents, l'« intendant » Sebekhotep et la « maîtresse de maison » Hapyou[5],[6].
Arbre généalogique
[modifier | modifier le code]| Sobekhotep Intendant | Hapyou Maîtresse de maison | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nebânkh Grand intendant | Dedousobek-Bebi Grand scribe du vizir | Douat-Neferet Maîtresse de maison | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Noubkhâes Ire Grande épouse royale | Cinq fils et cinq autres filles | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Carrière
[modifier | modifier le code]Deux étapes sont connues dans la carrière du haut fonctionnaire :
- il est d'abord « familier du roi » sous le règne de Khâsekhemrê Neferhotep[7], comme l'indiquent cinq inscriptions rupestres gravées près d'Assouan,
- puis il est « grand intendant » sous le règne de Khâneferrê Sobekhotep[7], sous lequel il participe à des expéditions au Ouadi Hammamat et au Ouadi el-Houdi.
Sépulture
[modifier | modifier le code]Le tombeau de Nebânch n'a pas encore été découvert, mais il est possible qu'il ait été inhumé à Abydos. De nombreux objets portant son nom y ont été mis au jour, notamment une stèle ornée d'un hymne, un fragment de statue et des blocs de linteau.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Biographie et attestations de Nebânkh »
- ↑ Quirke 2001-2002, p. 31.
- ↑ « Stèle C 13 du Louvre »
- ↑ « Stèle C 285 du Louvre »
- ↑ Ryholt 1997, p. 239-242.
- ↑ Siesse 2019, p. 146-147.
- 1 2 Siesse 2019, p. 146.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Stephen Quirke, « Two Thirteenth Dynasty Heart Scarabs », Journal of the Ancient Near Eastern Sociert "Ex Oriente Lux", no 37, 2001-2002 ;
- (en) Kim Steven Bardrum Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, vol. 20, Copenhague, Museum Tusculanum Press, (ISBN 978-8772894218), p. 38-39 ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674).
