close
Aller au contenu

Nebmaâtrê

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Nebmaâtrê
Image illustrative de l’article Nebmaâtrê
Base de l’amulette aux lions de Nebmaâtrê, maintenant au Musée Petrie (UC 11587)[1].
Nom en hiéroglyphe
N5V30U1D36
X1
Transcription Nb-mȝˁt-Rˁ
Période Moyen Empire ou Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XVIIe dynastie selon Kim Ryholt[2]
XIIIe dynastie selon Julien Siesse[3]
Fonction principale roi

Nebmaâtrê est le nom de Nesout-bity d’un roi peu connu de l'Égypte antique. Il est, soit un roi de la Deuxième Période intermédiaire ayant régné sur la région thébaine, soit un roi du début de la XIIIe dynastie ayant régné sur toute l'Égypte.

Attestations

[modifier | modifier le code]

Le nom de Nebmaâtrê est attesté sur quatre objets[2],[4] :

Amenhotep III portait également le nom de Nesout-bity Nebmaâtrê. Ceci pourrait mettre en doute l'attribution de ces objets à un roi Nebmaâtrê plus ancien, mais leur style, leur qualité et leur provenance contredit une attribution à ce roi[5].

Position chronologique

[modifier | modifier le code]

XVe dynastie

[modifier | modifier le code]

Jürgen von Beckerath croit que Nebmaâtrê était un roi de la XVe dynastie[6],[7].

XVIIe dynastie

[modifier | modifier le code]

Nebmaâtrê a été considéré par Kim Ryholt comme étant un roi de la fin de la Deuxième Période intermédiaire régnant sur la région thébaine[8]. On peut citer comme arguments :

XIIIe dynastie

[modifier | modifier le code]

Julien Siesse est en désaccord sur le positionnement chronologique de Nebmaâtrê proposé par Ryholt et donne plusieurs arguments :

  • l'amulette est d'un type complètement absent à la fin de la XIIIe dynastie et durant les XVIe et XVIIe dynasties[5] ;
  • la hache en bronze trouvée dans la tombe du Medjaÿ n'est pas une preuve suffisante de datation pour plusieurs raisons : selon le fouilleur de la tombe, elle n'était pas dans son état d'origine lors de sa découverte ; la hache et la tombe ne sont pas obligatoirement contemporaines, en effet, un roi aurait pu donner une hache de son trésor royal à l'un de ses sujets ; de plus, ce type de lames avec un nom inscrit dessus est assez courant durant toute la période, de la XIIIe à la XVIIe dynasties[5],[note 2] ;
  • la stèle, dont l'attribution à Nebmaâtrê est postérieure à l'étude de Ryholt, est très semblable à une autre stèle en pâte glaçurée bleue découverte également à Gébel el-Zeit attribuée à Semenkarê Nebnoun (Le Caire, JE 98137). Deux autres stèles très semblables ont été découvertes à Gébel el-Zeit, l'une date de Sehotepibrê Sousekhtaouy (Bonn, L 1628 + GZ 1) et l'autre à un roi dont le nom de Nesout-bity commence par Sékhemrê-... (SA 555) ; si cette dernière stèle peut être attribuée à un roi de la XIIIe, XVIe ou XVIIe dynastie, les autres datent indubitablement du début de la XIIIe dynastie[5].

Si les haches, l'amulette et la stèle du roi Sékhemrê-... ne permettent pas de situer précisément le règne de Nebmaâtrê, couvrant une période allant de la XIIIe à la XVIIe dynastie, la stèle redécouverte récemment[C'est-à-dire ?] permet de clairement la dater du début de la XIIIe dynastie par la comparaison stylistique avec celle qui peuvent être datées[5].

En conséquence, Julien Siesse propose d'attribuer le nom de Nesout-bity Nebmaâtrê au roi Amenemhat-Renséneb, roi du début de la XIIIe dynastie dont le nom de Nesout-bity est inconnu et successeur des rois Semenkarê Nebnoun et Sehotepibrê Sousekhtaouy[5].

Autres anciens Égyptiens nommés Nebmaâtrê

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Petrie a aussi suggéré que cette amulette pourrait être attribuée à Ibi, un obscur roi de la fin de la XIIIe dynastie dont le nom de Nesout-bity est partiellement préservé dans le Canon royal de Turin en tant que « [...]maâtrê ». Toutefois, l’étude de Kim Ryholt à propos du Canon royal de Turin s’oppose à cette identification : une déchirure verticale juste avant « maâtrê » n'aurait pu masquer le hiéroglyphe pour « neb » (Ryholt 1997, p. 358).
  2. Par exemple : Sékhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep (Le Caire, JE 67944), Ouserkarê Khendjer (localisation inconnue), Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep (British Museum, EA 20923) pour la XIIIe ; Semenrê (Petrie Museum, UC 30079), Djedânkhrê Montouemsaf (British Museum, EA 67505), Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa (Berlin, ÄM 6/62), Seqenenrê Tâa (localisation inconnue) et Ouadjkheperrê Kames (Le Caire, CG 52647-52648 ; British Museum, EA 36772)) pour les XVIe et XVIIe dynasties

Références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 (en) « L’amulette du musée Petrie »
  2. 1 2 3 4 Ryholt 1997, p. 400.
  3. Siesse 2019, p. 78-81, 99 et 377.
  4. Siesse 2019, p. 377.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Siesse 2019, p. 78-81 et 377.
  6. von Beckerath 1997.
  7. von Beckerath 1999, p. 118-119.
  8. Ryholt 1997, p. 168, 170, 171, 179, 204, 400.
  9. Petrie 1978, Pl. XIX, p. 23.
  10. 1 2 3 4 Baker 2008, p. 244.
  11. Manfred Bietak, the Pan-grave culture
  12. Dodson et Hilton 2004, p. 191 et 193.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]