Var (IGP)
| Var | |
Vignoble de vin de pays du Var. | |
| Type d'appellation(s) | IGP départementale |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1968 (VDP) et 2009 (IGP) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Provence |
| Localisation | Var |
| Climat | méditerranéen avec influence du mistral |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
2 752 heures (au Luc) |
| Cépages dominants | grenache blanc B[note 1], roussanne B, bourboulenc B, rolle B, ugni blanc B, chardonnay B, grenache N, cinsault N, mourvèdre N, syrah N, cabernet sauvignon N, carignan N, etc. |
| Vins produits | rouges, rosés, blancs et mousseux |
| Production | 250 000 hl[Quand ?] |
| Rendement moyen à l'hectare | maximum 100 hl/ha en rouge et rosé ; 120 en blanc[1] |
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Un var[note 2], appelé vin de pays du Var de 1968 jusqu'en 2009, est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) départementale qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler une appellation d'origine.
Histoire
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Justin, dans son Abrégé des histoires philippiques (Historiarum Philippicarum, Livre XLIII, chap. IV, 1-2), un ouvrage qu'il présente dans sa préface comme un florilège des passages les plus importants et les plus intéressants du volumineux Historiæ phillippicæ et totius mundi origines et terræ situs rédigé par Trogue Pompée à l’époque d’Auguste, explique : « Sous l'influence des Phocéens, les Gaulois adoucirent et quittèrent leur barbarie et apprirent à mener une vie plus douce, à cultiver la terre et à entourer les villes de remparts. Ils s'habituèrent à vivre sous l'empire des lois plutôt que sous celui des armes, à tailler la vigne et à planter l'olivier, et le progrès des hommes et des choses fut si brillant qu'il semblait, non pas que la Grèce eût émigré en Gaule, mais que la Gaule eût passé dans la Grèce »[2].
Durant la majorité du XXe siècle, la partie de la production viticole du département du Var qui n'est pas vendue sous une appellation (le côtes-de-provence est reconnu VDQS en 1951, puis AOC en 1977 ; le coteaux-varois en 1993) l'était comme « vin de table » (VDT, les actuels VSIG). Pour valoriser un peu ce type de production par une meilleure traçabilité, dans un contexte de mévente de ces vins, les pouvoirs publics ont créé en 1968 le label « vin de pays » (VDP)[3] complété du nom d'un département ou d'une zone, d'où le « vin de pays du Var ».
Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[4] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[5] ; le vin de pays du Var devient donc le l'IGP « Var »[6]. Le cahier des charges est publié en (autorisant 212 cépages ; rendement maximum à 120 hl/ha ; possibilité de faire du mousseux ; nom pouvant être complété par « Argens », « Coteaux du Verdon » et « Sainte Baume »)[7]. En 2012, la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC), craignant la concurrence, saisi le Conseil d'État pour faire annuler 31 arrêtés homologuant des cahiers des charges (pour autant d'IGP) autorisant du mousseux, au motif que ces documents ne démontraient pas suffisamment l'existence d'un lien entre ces territoires et la production de mousseux. La FNPEC est déboutée en [8].
Le cahier des charges a été modifié en (ajout de dix VIFA)[9], en (ajout du nom « Correns »)[10], en (ajout de neuf autres VIFA)[11], en [12] et en [1].
Vignoble
[modifier | modifier le code]Aire de production
[modifier | modifier le code]| Image externe | |
| Carte des communes concernées | |
La production de cette IGP peut être fait sur toutes les communes du département du Var[1].

Si celle-ci est complétée par le nom « Coteaux du Verdon », le vin doit être issu des vignobles des 26 communes suivantes : Aiguines, Artignosc, Artigues, Aups, Barjols, Baudinard-sur-Verdon, Bauduen, Esparron, Fox-Amphoux, Ginasservis, La Verdière, Les Salles-sur-Verdon, Moissac-Bellevue, Montmeyan, Pontevès, Régusse, Rians, Saint-Julien, Saint-Martin, Salernes, Tavernes, Tourtour, Varages, Vérignon, Villecroze et Vinon-sur-Verdon.
Les vins de l'IGP var avec nom « Sainte Baume » proviennent uniquement de 16 communes : Bras, Brignoles, La Celle, Mazaugues, Méounes-lès-Montrieux, Nans-les-Pins, Néoules, Ollières, Plan-d'Aups-Sainte-Baume, Riboux, La Roquebrussanne, Rougiers, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Saint-Zacharie, Signes et Tourves.
Le nom « Argens » sur les vins labellisés IGP var n'est apposée que sur les vins issus des vignobles des 22 communes : Besse-sur-Issole, Brue-Auriac, Cabasse, Carcès, Châteauvert, Correns, Cotignac, Draguignan, Entrecasteaux, Figanières, Flayosc, Lorgues, La Motte, Montfort-sur-Argens, Saint-Antonin-du-Var, Sainte-Anastasie-sur-Issole, Seillons-Source-d'Argens, Sillans-la-Cascade, Taradeau, Le Thoronet, Trans-en-Provence et Le Val.
Le nom « Correns » concerne les six communes de Carcès, Châteauvert, Correns, Cotignac, Montfort-sur-Argens et Le Val[1].
Encépagement
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On utilise traditionnellement comme cépages pour faire du vin rouge : grenache N[note 1], cinsault, téoulier, mourvèdre et syrah, seul s'y ajoute un cépage étranger à la région, le cabernet sauvignon. Le carignan, cépage régional, mais exclu des AOC comme trop productif, complète cette gamme. Les cépages blancs sont aussi essentiellement régionaux : grenache blanc, roussane, bourboulenc et rolle (ou vermentino). L'ugni blanc qui participe de moins en moins aux assemblages des vins d'appellation complète la gamme avec le chardonnay, très souvent vinifié à part[13].
Vins
[modifier | modifier le code]Le cahier des charges de l'IGP autorise la production d'agenais rouges, rosés et blancs, ainsi que des vins mousseux dans les trois couleurs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, pour les vins tranquilles par la mention « primeur » ou « nouveau », ainsi que par une des quatre unités géographiques plus petites que sont « Argens », « Coteaux du Verdon », « Sainte Baume » et « Correns » (ce dernier limité aux blancs)[1].
Production
[modifier | modifier le code]Le vin de pays du Var labellise environ 250 000 hectolitres par an[13].
Les vins rouges représentent 50 % de la production, les rosés 45 % et les blancs 5 %. La demande sur les rosés restent soutenue et ils sont passés en 5 ans de 55 000 hectolitres à 165 000 hectolitres[13].
Commercialisation
[modifier | modifier le code]Ce vin est essentiellement commercialisé sur le lieu de production (domaines, caves et caveaux) et dans le secteur GMS (grandes et moyennes surfaces). Il en est exporté 10 %. Les producteurs se sont regroupés au sein d'une Association Interprofessionnelle des Vins de Pays afin de garantir une amélioration constante de leurs vins[13].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAR » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ La fondation de Massalia, Justin, écrivain latin du IIe siècle
- ↑ « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
- ↑ « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
- ↑ INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
- ↑ « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
- ↑ « Arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Var » », publié au JORF no 0261 du .
- ↑ Décision du Conseil d'État no 359030 le .
- ↑ « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAR » » [PDF], modifié par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAR » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAR » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAR » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- 1 2 3 4 Vins de pays de France, op. cit., p. 84.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France, Éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151)
- Pierre Bedot, Guide des vins du Var, Marseille, Jeanne Laffite, Marseille, 1987, , 275 p. (ISBN 2-86276-142-7)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Cahier des charges de l'IGP Var
- « Syndicat des Vignerons du Var », sur syndicatdesvigneronsduvar (ODG)
