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Maures (IGP)

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Maures
Image illustrative de l’article Maures (IGP)
Vignoble au pied des Maures.

Type d'appellation(s) IGP de zone
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Provence
Localisation Var
Climat méditerranéen
Sol calcaires, schistes, granites, phyllades, grès, marnes et sables alluviaux
Superficie totale 15 800 hectares
Superficie plantée 1 300 ha
Nombre de domaines viticoles 19 caves coopératives et 124 domaines
Cépages dominants grenache N[note 1], cinsault N, syrah N et carignan N ; rolle B et ugni blanc B
Vins produits rosé, rouge, blanc et mousseux
Production 60 000 hectolitres
Pieds à l'hectare 6 000 pieds/ha environ
Rendement moyen à l'hectare maximum 105 hl/ha[1]

Un maures[note 2], appelé vin de pays des Maures jusqu'en 2009, est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) de zone qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à une appellation d'origine.

Durant la majorité du XXe siècle, la partie de la production viticole du département du Var qui n'est pas vendue sous une appellation (le côtes-de-provence est reconnu VDQS en 1951, puis AOC en 1977 ; le coteaux-varois en 1993) l'était comme « vin de table » (VDT, les actuels VSIG). Pour valoriser un peu ce type de production par une meilleure traçabilité, dans un contexte de mévente de ces vins, les pouvoirs publics ont créé en 1968 le label « vin de pays » (VDP)[2] complété du nom d'un département ou d'une zone, d'où la création en 1976 du « vin de pays des Maures » (concernant alors 29 communes)[3]. En 1978, la commune de La Farlède est rajoutée à l'aire de production[4]. En 1982, quelques conditions de production sont définies[5]. Au début des années 2000, la filière viti-vinicole varoise, incluant la zone des Maures, a créé le centre national de recherche et d’expérimentation du vin rosé à Vidauban. Le but des travaux de ses techniciens, est de proposer des méthodes de développement optimales afin d'obtenir une production vinicole toujours plus qualitative[1].

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[6] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[7] ; le vin de pays des Maures devient donc le l'IGP « Maures »[8]. Le cahier des charges est publié en , étendant l'aire à 45 communes et autorisant la production de mousseux[9]. En 2012, la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC), craignant la concurrence, saisi le Conseil d'État pour faire annuler 31 arrêtés homologuant des cahiers des charges (pour autant d'IGP) autorisant du mousseux, au motif que ces documents ne démontraient pas suffisamment l'existence d'un lien entre ces territoires et la production de mousseux. La FNPEC est déboutée en [10]. Le cahier des charges a été modifié en (autorisant 18 nouveaux cépages et intégrant une liste des communes)[11] et en (46 communes)[1].

Étymologie

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Au temps des grandes invasions, une bande de Sarrasins venue d’Espagne vers 890 fit de la Garde-Freinet son nid d'aigle pour piller la Provence. Si leur présence se maintint jusqu'en 972 dans le massif des Maures, celui-ci ne leur doit en rien son nom. En effet dès le Xe siècle, Luitprand, évêque de Crémone, parle de montem maurum, la montagne sombre, pour décrire cette succession de masses sombres naguère couvertes d'épaisses forêts[12].

Situé sur le même terroir qu'une partie des côtes-de-provence, toutes productions viticoles confondues, ce vignoble couvre environ 15 800 hectares, ce qui représente environ la moitié du potentiel varois (32 000 hectares). Actuellement, le vignoble producteur de l’IGP Maures couvre près de 1 300 hectares[13].

Aire de production

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Image externe
BERJAYA Carte des communes concernées

Le cahier des charges de cette IGP concerne 46 communes du département du Var : Les Adrets-de-l'Estérel, Les Arcs, Bagnols-en-Forêt, Besse-sur-Issole, Bormes-les-Mimosas, Cabasse, Callas, Le Cannet-des-Maures, Carnoules, Carqueiranne, Cavalaire-sur-Mer, Cogolin, Collobrières, La Crau, La Croix-Valmer, Cuers, La Farlède, Flassans-sur-Issole, Fréjus, La Garde-Freinet, Gassin, Gonfaron, Grimaud, Hyères, Le Lavandou, La Londe-les-Maures, Le Luc, Les Mayons, La Môle, Le Muy, Pierrefeu-du-Var, Pignans, Le Plan-de-la-Tour, Puget-sur-Argens, Puget-Ville, Ramatuelle, Rayol-Canadel-sur-Mer, Roquebrune-sur-Argens, Sainte-Maxime, Saint-Paul-en-Forêt, Saint-Raphaël, Saint-Tropez, Seillans, Tanneron, Le Thoronet et Vidauban[1].

Cette zone s'étend, d’ouest en est, de Toulon jusqu'à Fréjus. Elle est délimitée à l'ouest par le Gapeau et par le Réal Martin ; à l'est par l'Argens, ainsi que par la Méditerranée au sud. Une vallée étroite (dépression permienne), celle de l'Aille, prolongée au nord-est par la plaine des Maures (Le Cannet, Le Luc et Gonfaron) marque sa limite nord. Les îles d'Hyères et la presqu'île de Giens appartiennent à cette aire de production[1].

Géologie et orographie

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Carte générale du massif des Maures.

Le vignoble est centré autour du massif cristallin des Maures. Cette petite chaîne montagneuse s'étend de la plaine des Maures du Luc-en-Provence jusqu'à Vidauban. Le point culminant de ce massif est le Signal de la Sauvette qui culmine à 780 mètres[14].

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Carte des Maures situant les villes et les vallées.

Les vignes ont été plantées sur des sols calcaires, schisteux, granitiques, gréseux, marneux ainsi que de phyllades et de sables alluviaux[1]. Ce substrat géologique présente de plus une unité géographique due au massif des Maures et à sa dépression permienne septentrionale. Enfin « Le massif cristallin (hercynien) offre de nombreuses lignes de relief alignées est-ouest, caractérisées par des coteaux parfaitement ensoleillés, propices à l’implantation de la vigne »[1].

De plus, la dépression permienne, qui cerne le massif à l’ouest, au nord et nord-est, « offre le paysage d’une plaine vallonnée dont le soubassement est constitué de grès et argilites de couleur rouge violine caractéristique, résidus d’une intense érosion lithique des sols recouvrant le massif des Maures, à la fin de l’ère primaire ». C'est sur ces sols permiens, le plus souvent recouverts par des apports alluviaux et colluviaux, qu'est implanté une bonne partie du vignoble[1].

Le climat est typiquement méditerranéen. Sa pluviométrie est de l’ordre de 900 mm/an répartie inégalement. On compte deux saisons sèches (hiver et été), et deux saisons pluvieuses (automne et printemps). Les températures de type estival s’installent de mai à septembre, et deviennent caniculaires au cours de l'été. Les risques de gelées printanières sont faibles et limités à quelques vallées étroites en altitude. L’ensoleillement est fort, jusqu’à 3 000 heures de soleil par an. Le Mistral et le vent d’est sont dominants. Tous ces paramètres sont favorables à un bon cycle de la vigne. Leur influence cumulée permet de conserver un bon état sanitaire et évite un maximum de traitements chimiques à la vigne[1].

Données climatiques du terroir IGP Maures
MoisJanv.Fév.MarsAvr.MaiJuinJuil.AoûtSept.Oct.Nov.Déc.Année
Températures maximales moyennes (°C) 12,1 12,6 14,3 16,5 19,7 23,4 27 27,3 24,3 20,2 15,6 13 18,8
Températures minimales moyennes (°C) 6,5 6,6 7,8 9,8 13 16,5 19,5 17,3 14,1 9,9 7,5 6 12,3
Températures moyennes (°C) 9,3 9,6 11 13,2 16,3 20 23,3 23,4 20,8 17,1 12,8 10,3 15,6
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247,0 201,5 145,5 2748,1
Moyennes de précipitations (mm) 82,4 82,8 64,7 53,2 40,1 25,7 15,5 27,8 57,0 104,9 85,7 72,2 711,8
Source : Climatologie mensuelle à la station de Cap Camarat[15].

Encépagement

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Le cahier des charges autorise pour produire cette IGP 233 cépages différents : agiorgitiko N[note 1], alicante Henri Bouschet N, aligoté B, alphonse-lavallée N, altesse B, aramon B, aramon G, aramon N, aranel B, arbane B, arinarnoa N, arriloba B, arrouya N, assyrtiko B, artaban N, aubin B, aubin vert B, aubun N, auxerrois B, bachet N, barbaroux Rs, baroque B, béclan N, béquignol N, biancu gentile B, blanc dame B, bouchalès N, bouillet N, bouquettraube B, bourboulenc B, bouteillan B, brachet N, brun argenté N, brun fourca N, cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, caladoc N, calitor N, camaralet de Lasseube B, carcajolo blanc B, carcajolo N, carignan blanc B, carignan N, carmenère N, castets N, césar N, chardonnay B, chasan B, chatus N, chenanson N, chenin B, cinsault N, clairette B, clairette rose Rs, clarin B, claverie B, codivarta B, colombard B, corbeau N, côt N, couderc noir N, counoise N, courbu B, courbu noir N, couston N, crouchen B, duras N, durif N, egiodola N, ekigaïna N, elbling B, etraire de la Dui N, fer N, feunate N, floréal B, folignan B, folle-blanche B, fuella nera N, furmint B, gamaret N, gamay N, gamay de Bouze N, gascon N, genovèse B, gewurztraminer Rs, goldriesling B, gouget N, graisse B, gramon N, grassen N, grenache blanc B, grenache gris G, grenache N, gringet B, grolleau gris G, grolleau N, gros manseng B, gros vert B, joubertin N, jurançon blanc B, jurançon noir N, knipperlé B, lauzet B, lilaro N, liliorila B, listan B, lledoner pelut N, macabeu B, mancin N, manseng noir N, maréchal-foch N, marsanne B, marselan N, mauzac B, mauzac rose Rs, mayorquin B, melon B, mérille N, merlot blanc B, merlot N, meslier Saint-François B, meunier N, milgranet N, molette B, mollard N, monarch N, mondeuse blanche B, mondeuse N, monerac N, montils B, morrastel N, moschofilero Rs, mourvaison N, mourvèdre blanc B, mourvèdre gris G, mourvèdre N, mouyssaguès N, müller-thurgau B, muresconu N, muscadelle B, muscadin N, muscaris B, muscat petits grains B, muscat petits grains Rg, muscat petits grains Rs, muscat d'Alexandrie B, muscat cendré B, muscat de Hambourg N, muscat ottonel B, négret de Banhars N, négrette N, nero d'Avola N, nielluccio N, noir fleurien N, oberlin N, ondenc B, orbois B, pagadebiti B, pascal B, perdea B, persan N, petit courbu B, petit manseng B, petit meslier B, petit verdot N, picardan B, pineau d'Aunis N, pinot blanc B, pinot gris G, pinot noir N, piquepoul blanc B, piquepoul gris G, piquepoul noir N, plant de Brunel N, plant droit N, portan N, portugais bleu N, précoce bousquet B, précoce de Malingre B, prior N, prunelard N, raffiat de Moncade B, riesling B, riminèse B, rivairenc blanc B, rivairenc gris G, rivairenc N, rousseli Rs, roublot B, roussanne B, roussette d'Ayze B, sacy B, saint côme B, saint-macaire N, saint-pierre doré B, sauvignac B, sauvignon B, sauvignon gris G, sciaccarello N, segalin N, seinoir N, select B, semebat N, sémillon B, servanin N, solaris B, soreli B, souvignier gris B, sylvaner B, syrah N, tannat N, tempranillo N, téoulier N, terret blanc B, terret gris G, terret noir N, tibouren N, tourbat B, tressot N, ugni blanc B, valdiguié N, varousset N, velteliner rouge précoce Rs, verdejo B, verdesse B, rolle B (vermentino B), vidoc N, villard blanc B, villard noir N, viognier B, voltis B, xinomavro N et xarello B[1].

Pour les vins rouges et rosés, les principaux cépages cultivés sont le grenache (4 400 hectares), le cinsaut (2 900 ha), la syrah (2 200 ha) et le carignan (1 800 ha)[13] auxquels s'ajoutent, issus d'autres terroirs viticoles, le pinot noir, le merlot et le cabernet ; pour les blancs sont élaborés avec les traditionnels rolle (ou vermentino) et ugni blanc. Ces cépages peuvent être assemblés avec du chardonnay et du sauvignon[1].

Méthodes culturales et réglementaires

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Verre de vin rosé.

Le rendement maximum est fixé réglementairement à 105 hectolitres à l'hectare[1]. Si la production majoritaire reste la vinification des vins rosés, le secteur est aussi producteur de rouges (25 %) et de blancs (7 %). Sont aussi élaborés des vins mousseux. Cette production, où intervient une cinquantaine d’opérateurs (producteurs, élaborateurs, metteurs en marché), représente environ un million de bouteilles/an[13].

Le cahier des charges de l'IGP autorise sous le nom de maures la production de vins tranquilles rouges, rosés et blancs, ainsi que des vins mousseux dans les trois couleurs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, ainsi que pour les vins tranquille par la mention « primeur » ou « nouveau »[1].

Vinification et élevage

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Vannes de distribution des moûts après pressurage.

La maîtrise des températures est une nécessité, en particulier pour un vin rosé. Seule cette méthode permet d'obtenir un vin dont la robe s'apparente à celle d'un rouge très clair, et qui propose à la dégustation le fruit et la fraîcheur des blancs[16]. Ces trois couleurs de vins doivent présenter un titre alcoométrique volumique acquis minimum de 10 %[1].

Il existe deux types de vinification pour les rosés. La première, dite technique du pressurage direct, consiste à presser directement les grappes qu'elles soient entières ou éraflées. Leur jus fermente ensuite à basse température (16 à 18 °C), ce qui permet de préserver les arômes primaires. Les vins obtenus par cette méthode sont vifs et fruités avec une robe rose pâle[1].

L’autre technique est la saignée où le jus est obtenu sous la seule pression d'une vendange de grappes entières mise en cuve. Ce vin issu d'une macération pelliculaire, sous atmosphère de CO2, dont le moût est maintenu rafraîchi pendant 8 à 24 heures. Cette méthode permet d'obtenir des vins rosés à la robe plus foncée et possédant une structure plus soutenue[1].

Terroir et vins

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Exemple de sol de l'IGP maures.

Le climat permet une très bonne maturation des cépages dans des conditions particulièrement saines. De plus, le terroir viticole, avec ses sols bien aérés et pauvres, ajoute aux atouts qui favorisent l'obtention de vins qualitatifs. Enfin s'y jint le savoir-faire des vignerons, dont la maîtrise des différentes techniques culturales et de vinification, est le gage d'une qualité optimale et régulière[13].

Les vins rosés (68 % des volumes) qui se présentent, le plus souvent, avec une robe de couleur pâle, sont caractérisées par des arômes vifs et fruités. Leur nez et leur bouche varient en fonction des cépages et des techniques de vinification. Les vins rouges (25 %) se distinguent à la dégustation par leur corps et leurs tanins très fins ainsi que par une bonne structure. Les vins blancs (7 %), très aromatiques et tout en rondeur, utilisent tout le potentiel qualitatif du vermentino B, dénommé rolle en Provence, qui est majoritaire dans les assemblages[1]. Les caractéristiques organoleptiques des vins mousseux, avec leurs arômes floraux et fruités associés à une belle rondeur, les classent en bonne place dans la gamme des vins effervescents de qualité[1].

Il est à souligner que le maintien de la viticulture dans cette partie de la Provence est une réponse adaptée pour lutter contre la fragilité des forêts face aux incendies. La vigne offre, en effet, des coupures jouant le rôle efficace de pare feu. De plus, ce vignoble contribue à la qualité paysagère du massif des Maures[1].

Gastronomie

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Ces vins sont caractérisés par leurs saveurs d'épices douces et leur fruité aromatique[14]. Le rouge, vin simple dans une robe grenat, présente un nez marqué par les fruits rouges cuits, comme la cerise[14]. Sa bouche est toute en rondeur et il se boit à 16 °C.

Le rosé, vin idéal pour les pique-niques et les grillades, possède une robe rose saumon éclatante. Le nez, très provençal, allie aux tonalités épicées, des notes d'agrumes et de petits bonbons acidulés. La bouche fondante est agréable, toute en finesse, rondeur et délicatesse. À noter que ce vin est parfait sur des salades, servi à 8 °C[14].

Le blanc, très original, à la robe jaune pâle, au nez, outre les senteurs de rose caractéristiques du rolle, dévoilent des fragrances de plantes exotiques, comme la noix de coco et la fleur de vanille, où se fondent des arômes de miel[14]. En bouche ce vin sec possède une très belle intensité aromatique. Il est parfait à l'apéritif.

Suivant leur couleur, les maures se marient avec de la charcuterie, des légumes cuisinés, des poissons et fruits de mer, de la viande blanche (veau, lapin, volaille, porc) ou de la viande rouge (bœuf, agneau ou mouton)[17]. Pour les fromages, ils s'allient aussi bien à ceux à pâte molle et croûte fleurie (ex : Camembert) qu'à ceux à pâte molle et croûte lavée (ex : Livarot). Ils sont excellents sur des fromages à pâte persillée (ex : Roquefort), à pâte pressée cuite (ex : Comté) ainsi que sur des fromages de chèvre[17].

Structure des exploitations et commercialisation

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Une des coopératives vinicoles commercialisant l'IGP maures.

Ces vins sont élaborés dans les chais de 19 caves coopératives et de 124 domaines[13]. Depuis 1982, date de la création des vins de pays, cette filière a pu développer les ventes en jouant la carte du marché local et du tourisme grâce à des stations comme Saint-Tropez, Sainte-Maxime, Fréjus ou Saint-Raphaël. Cette zone de consommation est assez importante et significative pour permette à tous les producteurs de bénéficier des retombées économiques nécessaires à leur maintien et à leur développement[1].

Une situation de fait qui a même permis aux structures coopératives très anciennes, puisque les premières caves coopératives du massif des Maures datent du début du XXe siècle, de se moderniser en se servant cette manne touristique[1]. Ce dynamisme permet à l'IGP Maures d'être bien représenté commercialement. Son volume d'offre s'est stabilisé à la fin des années 2010 aux environs de 60 000 hectolitres[13].

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « MAURES » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  2. « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
  3. « Arrêté du 9 avril 1976 délimitant les zones de production de divers vins de pays », publié au JORF du .
  4. « Arrêté du 18 décembre 1978 portant délimitation de la zone de production du vin de pays des Maures », publié au JORF du .
  5. « Décret du 25 janvier 1982 définissant les conditions de production des vins de pays des Maures », publié au JORF du .
  6. « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
  7. INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
  8. « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
  9. « Arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Maures » », publié au JORF no 0262 du .
  10. Décision du Conseil d'État no 358999 le .
  11. « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « MAURES » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  12. Des Maures et des Sarrasins en France
  13. 1 2 3 4 5 6 Cahier des charges de l'IGP Maures homologué par l'arrêté du 28 octobre 2011, JORF du 11 novembre 2011, p. 4
  14. 1 2 3 4 5 Vin de pays des Maures sur le site vin.lefigaro.fr
  15. Archives climatologiques mensuelles - Cap Camarat (1961-1990)
  16. Jean-Luc Berger, Les filières de la vinification, in La vigne et le vin, numéro hors série trimestriel de Science & Vie, no 155, septembre 1986, p. 78.
  17. 1 2 La boutique du Concours Général Agricole

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Lien externe

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Articles connexes

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