close
Aller au contenu

Croisades de secours

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Croisades de secours
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de l'Anatolie et des mouvements des armées chrétiennes.
Informations générales
Date 1100-1101
Lieu Anatolie
Casus belli Capture de Bohémond Ier d'Antioche à Mélitène
Issue Victoire turque
Belligérants
BERJAYA Croisade:
BERJAYA Empire romain

BERJAYA Royaume de France

BERJAYA République de Gênes
BERJAYA États pontificaux

Alliés:

BERJAYA Empire romain d'Orient
Empire seldjoukide
Commandants
BERJAYA Anselme IV
BERJAYA Raymond IV de Saint-Gilles
BERJAYA Étienne II de Blois
BERJAYA Guillaume II de Nevers
BERJAYA Étienne de Bourgogne
BERJAYA Eudes de Bourgogne
BERJAYA Connétable imperial Conrad
BERJAYA Welf de Bavière
BERJAYA Guillaume IX
BERJAYA Ida de Cham
BERJAYA Hugues de Vermandois 
BERJAYA Tzitas
BERJAYA Kılıç Arslan
Ridwan d'Alep
Danishmend Gazi

Batailles

Les croisades de secours sont trois opérations militaires successives organisées en et à la demande du pape Pascal II destinées à conforter la première croisade. Ces épisodes sont qualifiés d'« après-croisades » par l'historien Jean Richard[1].

Première croisade de secours

[modifier | modifier le code]

La première croisade de secours emprunte la vallée du Danube, puis traverse la Bulgarie et la Thrace et arrive à Constantinople en . Elle est composée essentiellement de Lombards et conduite par l'archevêque de Milan Anselme de Bovisio (en). Le basileus Alexis confie cette armée, renforcée d'un corps turcopole, à Raymond de Saint-Gilles[2]. À Nicomédie, l'armée reçoit des renforts et quelques barons francs rejoignent cette armée : Étienne II de Blois, Eudes Ier de Bourgogne, Étienne Ier de Bourgogne et Conrad, connétable de l'empire. Au lieu de se diriger vers Jérusalem par la Syrie, les chefs lombards décident de porter secours à Bohémond de Tarente qui a été fait prisonnier par les Turcs et s'enfoncent en Anatolie. Ils atteignent et prennent Ankara le , mais l'armée est massacrée le à Mersivan. Les chroniques estiment entre 50 000 et 160 000 le nombre de morts[1]. Raymond et quelques rescapés peuvent atteindre la mer Noire et rejoindre Constantinople.

Deuxième croisade de secours

[modifier | modifier le code]

La deuxième croisade de secours, partie de Bari, traverse la mer Adriatique et arrive sans incident à Constantinople peu après la précédente armée. Elle est composée de chevaliers nivernais commandés par le comte de Nevers Guillaume II, et le vicomte de Bourges Eudes Arpin (Herpin) de Dun. Cherchant à rejoindre Raymond de Toulouse, elle passe par Ankara, puis évite Konya solidement défendu. Elle est réputée avoir été décimée à son tour par les Turcs dans les passes des monts Taurus à Ereğli, mais les écrits montrent que bon nombre de chevaliers et de nobles se retrouvent dans les écrits après cet évènement, ce qui contredit en partie ce fait (Quelques chevaliers iront à Antioche, d'autres à Jérusalem), un bon nombre d'entre-eux périront néanmoins à la seconde bataille de Ramla.

Troisième croisade de secours

[modifier | modifier le code]

La troisième croisade de secours arrive au mois d'août. Elle est conduite par le duc de Bavière, Welf IV, le duc d'Aquitaine Guillaume IX, Ida, margravine d'Autriche, et Hugues de Vermandois, propre frère du roi de France. Hugues avait abandonné la première croisade avant qu'elle n'atteigne son but. Honteux et surtout excommunié par le pape il a décidé de rejoindre cette deuxième vague pour réparer sa défaillance. Harcelée par les Turcs de Kılıç Arslan Ier et de Danichmend, démoralisée, l'armée renonce à ses buts et se fait écraser près d'Heraclea Cybistra. Ses principaux chefs, et notamment Guillaume et Welf, parviennent à se réfugier à Antioche.

Ces trois croisades de secours ont donc échoué, remontant le moral des Seldjoukides après la perte subie par ces derniers lors des combats d'Antioche et des Lieux saints.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 Jean Richard, Histoire des croisades, Fayard 1996, p. 84-88.
  2. Jean-Luc Déjean, Les comtes de Toulouse (1050-1250), Fayard 1979 p. 74.