DES STATUES D’ORANTS DANS LES TEMPLES 1157 ce que les philosophes grecs expliquent sur les hiéroglyphes. Je serais tenté de qualifier ces sculptures de « hiéroglyphes en relief » . MM. Nicolas GRIMAL et Olivier PICARD, membres de l’Académie interviennent également après cette communication. LIVRES OFFERTS
M. Nicolas GRIMAL a la parole pour un hommage : « J’ai l’honneur de déposer sur le bureau de l’Académie, de la part des auteurs et de l’éditeur, le cinquième volume de la publication des fouilles de Tebtynis1. Ces fouilles, entreprises conjointement par l’Institut français d’archéologie orientale et l’Université de Milan et conduites par le Professeur Claudio Gallazzi, ont repris l’étude de ce très riche site du sud du Fayoum, illustré après la première guerre mondiale par les découvertes d’Anti, et, plus encore par la très riche moisson papyrologique de Bernard Grenfell et Arthur Hunt au tournant du XXe siècle. C’est d’ailleurs la quête de nouveaux documents papyrologiques et ostracologiques qui amena, dans la fin des années 1980, Claudio Gallazzi à reprendre le site immense de Umm el-Breigât. Celui-ci, outre la nécropole dont sortirent la plus grande partie des papyrus qui ont fait la renommée du site, comprend la ville elle-même et un système de temples, dont un seul a été dégagé à ce jour. Ce dernier date, dans son état le plus ancien, de l’époque ramesside, mais les remaniements dont il fut l’objet à l’époque hellénistique, ainsi que l’extension considérable des installations de son dromos, en particulier les
deipnoteria et les thermes associés, témoignent de l’importance relative de la cité, gros bourg agricole des confins, dont l’essentiel des échanges se faisait avec Héracléopolis Magna, l’une des capitales historiques de la Moyenne Égypte. La ville elle-même n’est conservée, pour autant que l’on puisse en juger, que dans son état hellénistique pour les quartiers les plus anciens. Mais elle continue de se développer jusqu’à l’époque médiévale. Les états contemporains du temple originel, probablement recouverts lors de l’installation des colons grecs, n’ont pas été retrouvés.
1. P. Ballet et A. Po¥ udnikiewicz, La céramique des époques hellénistique et impériale. Campagnes 1988-1993, Production, consommation et réception dans le Fayoum méridional. Dessins : Khaled Zaza et Hussein El-Chahat, Tebtynis V, Fouilles franco-italiennes, FIFAO 68, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 2012, in-4°, XVIII + 387 p., dont 121 planches.

















