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Petkovich : le rabat-joie !

Le 64e anniversaire de l’Indépendance nationale a été célébré dans un contexte politique particulier, marqué par le sillage d’élections législatives qui se sont déroulées dans un climat de sérénité absolue. Tous les voyants étaient au vert pour que la fête soit totale, portée par l'engouement populaire autour d'un seizième de finale de Coupe du monde entre la Suisse et l’Algérie. Une affiche qui aurait dû être historique, une opportunité en or gravée dans le marbre du football national. Sur le papier, cette rencontre cruciale était largement à la portée des «Guerriers du Désert», portés par la ferveur de tout un peuple. Pourtant, le rêve a brutalement tourné en eau de boudin, se muant en une immense désillusion collective. Face à ce naufrage technique, le constat est sans appel. Tout le monde-spécialistes pointus, consultants sportifs et observateurs avertis de la scène footballistique-est unanime pour désigner le coupable de cette débâcle : l’entraîneur national. À voir en effet la composante inédite et bancale de l’équipe nationale qui a débuté ce duel hautement important, le doute s'est rapidement installé. Il était légitimement permis de se demander si l'équipe n’avait pas été livrée pieds et poings liés par Vladimir Petkovich à son propre pays d’origine. Une Suisse qui, soyons lucides, était pourtant loin de représenter un foudre de guerre footballistique insurmontable. Les choix tactiques du sélectionneur national frisent l'incompréhension générale. Comment a-t-il pu saborder une telle opportunité avec des décisions aussi déconnectées de la réalité du terrain et de l’immense qualité des joueurs dont il disposait ? L’entraîneur bosno-suisse a-t-il seulement pensé, un seul instant, à ce que pouvait signifier une telle déroute pour le peuple algérien, à la veille d’un 5 Juillet pratiquement ? C'est ce manque de discernement politique et psychologique qui choque le plus. Au lieu d'offrir une communion mémorielle et sportive historique à la jeunesse du pays, le technicien s'est transformé en un véritable rabat-joie, éteignant brutalement la liesse populaire d'une nation qui n'attendait qu'à chanter sa joie. Cette défaite laisse un goût amer de gâchis monumental. Le football en Algérie transcende le simple cadre du sport, il touche à la fibre patriotique et à la fierté nationale. En brisant cet élan à un moment aussi hautement symbolique, Vladimir Petkovich s'est lourdement disqualifié aux yeux des Algériens. Au-delà du score technique, c'est l'absence d'âme et de lecture tactique qui scelle ce constat d'échec. La pilule est d'autant plus difficile à avaler que le pays méritait un tout autre dénouement pour honorer le 64e anniversaire de l’indépendance du pays et la mémoire de ceux qui ont fait don de leur vie pour qu’il soit libre.

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