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D’accord avec l’avis précédent, donc je ne m’étendrai pas. C’est un album agréable à lire, mais on a déjà vu ce genre de scénario ailleurs. Je suis aussi resté perplexe par rapport à certains points de l’histoire, après avoir beaucoup aimé le début. J’en suis ressorti avec un sentiment de : « C’est tout? ».
« Un grand auteur ne meurt jamais, ses mots sont éternels. » Et les tiens, Zep? Passeront-ils à la postérité?
C’est intriguant mais parfois trop touffu et rapide, dès le débuts.
A mi série, je me suis dit que ça va encore beaucoup trop vite, et c’est parfois assez brouillon à suivre. Un peu déçu, même si dessins et scénario global sont vraiment chouettes
Ça m’a semblé un peu moins naviguer à vue dans la fin de série. Je reste toujours un peu déçu mais au final, c’était quand même bourré de bonnes idées.
"Fulù", nom d'une jeune femme à la peau noire que les colons blancs méprisent en tant qu'esclave, mais ces derniers se retrouvent sous le joug de cette dernière ; une force inconnu émane de cette femme, un statut mystique éprouvé par les pouvoirs que lui confère le Nder Saba ; un récit d'aventure sombre où se mêle domination raciale, événements paranormaux et ordres moraux.
C'est avant tout le personnage féminin "Fulù" : mystérieuse, sensuelle, sauvage et déterminée qui inspire la vie et la donne ainsi en retour, elle amène une terre fertile sur laquelle l'espoir d'un monde égal et meilleur est possible. L'aventure de Fulù repose avant tout sur l'épaule du personnage et son récit de vie, un voyage initiatique, presque intérieur, permet de s'extraire du scénario qui prend le temps de s'étaler et distiller les événements sur 5 tomes, de renouveler fréquemment la palette de personnages secondaires. La BD se permet des arrêts spontanée quand cela est nécessaire pour expliquer un concept ou une situation. La construction est suffisamment bien amenée pour être intéressante, même si la conclusion de l'épopée laisse un peu à désirer avec des ficelles sont un peu trop évidentes, le voyage vaut tout de même le coup.
Coté dessin, Eduardo Risso nous propose un style rectiligne avec des ombrages marqués qui confèrent à la série "Fulù" l'atmosphère sombre et lugubre. Quelques loupés sur le dessin au niveau anatomique avec "Fulu" qui parait presque difforme dans le T4 (complexe TAB), ou des visages parfois très caricaturaux, mais sinon doté d'une belle sensibilité et sensualité avec une nudité propre au personnage principal et dans sa quête. "Fulù" détricote les erreurs du passé pour construire un nouveau présent de tolérance et d'acceptation, notamment sur le sujet brulant de la traite des noirs. Des couleurs et un style qui sont pourtant passé mais dont l'aventure et l'histoire résonne encore au 21ème siècle.
je ne suis généralement pas /plus un fan des comic's du moins ceux qui tournent autour des super héros
là pas de super héros mais des héros tout cour
l'idée de d'utiliser des personnages humanoïdes basés sur des animaux n'a rien de nouveaux mais c'est bien fait amène le petit plus qui fait la différence
l'histoire se passe en pleine guerre entre 2 pays très fortement inspirés des USA et de l'Allemagne nazi
le héros est un pilote qui après la destruction de son avion après un bombardement décide de continuer sa mission au prix de sa vie s'il le faut en espérant que son sacrifice puisse arrêter la guerre
les dessins sont bons tout comme le scénario
j'attendrai avec impatience la suite
Excellent album de cette excellente série Agatha Chritie. Une très bonne adaptation servie par un dessin d'Alberto Zanon toujours très à l'aise, avec des cadrages et des détails super intéressants. Ce dessinateur est tout bonnement au top, avec son trait typé Disney. Une vraie patte reconnaissable .
J'aime beaucoup le style graphique de la série. C'est extrêmement bien réalisé, avec un vrai souci du détail et une documentation impressionnante. Merci pour ce voyage dans le temps : l'immersion dans la Rome antique est superbe.
Côté scénario, j'ai vraiment accroché au premier cycle, notamment grâce au personnage d'Agrippine, manipulatrice à souhait, et à ce jeune Néron qui ne compte pas se laisser dominer. Les jeux de pouvoir et les intrigues politiques fonctionnent particulièrement bien.
Le deuxième cycle m'a beaucoup moins convaincu, surtout les deux derniers albums (T7 et T8), que j'ai trouvés moins marquants et qui, à mon sens, n'apportent pas énormément à l'histoire.
Un album qui correspond tout à fait au style de l'auteur. Pas de dialogue, pas de narration, simplement un banc au fil des saisons, où des personnages passent le temps d'une pause, d'une lecture, d'une discussion. On pourra apprécier le trait précis et les visages expressifs. Une bonne lecture, mais peut être un peu moins puissante et percutante que d'autres ouvrages de Chabouté.
La série se conclut avec ce sixième tome de façon un peu décevante. Le récit s'est un peu éparpillé et a perdu en fluidité. C'est encore plus flagrant lorsque nos héroïnes sont séparées dans le temps, et qu'on a 4 trames qu'on suit en parallèle, ça donne un rythme dans la lecture assez moyen. Il n'empêche que cela reste une bonne série, qui vaut le détour rien que pour son identité graphique, très réussie.
Ce titre me rappelle un livre du Président François Hollande qui avait d'ailleurs précipité sa chute au point qu'il ne se représenta plus. Bref, il y a des choses tellement tabou que cela provoque l'effet inverse auprès de la population. Et pourtant, il faut bien en parler.
Le thème de cette BD est d'évoquer l'inceste qui a lieu dans le cercle familiale. Cela concerne les violences sexuelles commises sur les mineurs (en France une personne sur 10). Cela sera malheureusement le cas pour l'héroïne Marine qui est devenue journaliste et qui est âgée aujourd'hui de 30 ans en se lançant dans le projet d'une BD autobiographique comme pour exorciser une douleur d'enfance assez dramatique.
Cela se présente comme une enquête mais sous forme de véritable récit afin de briser le silence autour de l'inceste. La moralité est qu'il ne faut pas se taire mais dénoncer les faits avant que le prédateur ne s'attaque à d'autres enfants. Le silence peut être coupable.
J'ai bien aimé le traitement qui a été opéré dans cette BD car l'aspect documentaire s'efface face à un récit assez bien rythmée avec un graphisme tout à fait avenant. On nous assène pas avec des chiffres avec avec un témoignage assez poignant pour entrer dans la psychologie des différents personnages. Bref, cela fait authentique et c'est tant mieux pour faire passer le message plus facilement.
Encore une fois, ce n'est pas avec la Justice qu'il faut compter car on se rend compte que les affaires classées sans suite sont nombreuses à cause du manque du preuve car c'est parole contre parole.
Je ne peux que recommander cette œuvre tant il faudrait libérer la parole afin de sauver nos enfants en étant moins naïf sur ce qu'est parfois le monde dans sa sphère la plus sombre.
Eh bien voilà un opus plutôt réjouissant !
Janry est un dessinateur de « gros nez » assez génial. Toutes ses planches, ses cases ont une identité propre. C’est vif, alerte avec de belles émotions. C’est un trait joliment expressif et les décors sont vraiment sympa avec la sensation d’un bordel bien organisé. En cela, il rivalise de trouvaille avec Franquin.
Tome, lui, a un exquis sens de comique troupier. Et c’est fraichement drôle. L’histoire est ubuesque comme toujours mais elle est moins importewakesque de l'opus précèdent.
Bien que…C’est une suite "à la voila que je te pousse" du précédent opus. Alors, bon, il y a de très grosses ficelles. Et, oui, bon, il y a du déjà vu, beaucoup. Mais c’est du déjà très bien vu, bien drôle et bien inventif.
Que demande-t-on de plus ? Une chose est sure. La qualité déjà savoureuse de ce duo monte crescendo. Vivement la suite.
Si vous aimez les mathématiques, c'est très bien présenté! Évidemment, la démonstration de la preuve du théorème de Fermat ne put être comprise que par une centaine de mathématiciens... alors tout ce qui est présenté ici est plutôt abstrait pour de pauvres cerveaux tels que nous! C'est plutôt, en quelque sorte, l'histoire d'un théorème et de certains esprits qui s'y sont collés. Dans le genre, c'est bien! Mais pas pour tout le monde!
Je n'étais pas certain au début de m'interesser à cette bd à cause des dessins peut-être un peu trop 'Pieds Nickelés' à mon goût.
Mais au bout du compte, la signature graphique épouse parfaitement cette histoire d'espionnage particulièrement interessante.
Il n'y a aucun temps mort, c'est très rythmé, C'est une petite histoire dans une grande. Nous pouvons sentir une connaissance profonde et précise du milieu dans lequel évolue l'histoire.
C'est une très très bonne surprise.
A découvrir sans hésiter.
Une BD "feel good" très sympathique.
Petite déception (très relative) de la part de l'auteur, Yves Lavandier, qui est un spécialiste du scénario. On aurait aimé quelque chose de plus surprenant de sa part.
Un scénario décousu et une histoire illisible. Indigne de la série. On dirait un mauvais Bob et Bobette, l'humour en moins.
Une des meilleures reprises avec un scénario excellent . J'adore le club d'oeil du début qui est juste l'anecdote que racontait Franquin qui au restaurant demande le sel à Peyo. Il ne trouve plus le nom et lui dit: passe moi le schtroumpf. De là serait né le nom donné par Peyo. Bel hommage et excellent album.
« Il se souvient », voilà les mots qui commencent chaque page de cette œuvre qui n’est pas vraiment une BD au sens traditionnel du terme, mais un récit en « dessins légendés ». Une image, une ou deux ou trois phrases. C’est un regard vers le passé d’un garçon (?) qui se souvient de sa vie... C’est tantôt poétique, tantôt banal. Une sorte d’exercice de style. Pas mauvais, mais il n’y a rien de spécial ici...
« Il se souvient de la vieille usine des faubourgs, de son souffle poussif, de ses vapeurs de bronze et de ses bruits d’acier qui évoquaient le naufrage d’un monstre aux entrailles rouillées. »
Un album dans la continuité des précédents : trois historiettes à l'humour facile se suivent, sans avoir de liens particuliers entre elles. Les intrigues sont peu complexes et les dessins forts réussis, bien dans l'esprit de ceux d'Uderzo. Comme il est maintenant de coutume, de nombreux personnages secondaires parsèment ces récits, que ce soit ceux propres à cette série ou bien d'autres issus de la série-mère (Ordralfabétix, Goudurix ("Astérix et les Normands"), Homéopatix ("Les lauriers de César"), Anglaigus ("Le Domaine des Dieux"), Amérix, Lentix, Pleindastus ("La serpe d'or") ...). A ce titre, pourquoi ne pas intégrer d'autres personnages secondaires provenant de la série ASTERIX, comme par exemple Moralélastix ("Astérix et le chaudron"), Aplusbégalix ("Le combat des chefs"), Détritus ("Le zizanie"), Maestria ("La rose et le glaive"), Avoranfix ("La serpe d'or") ou encore Orthopédix et sa famille ("Le cadeau de César) ? Cela amènerait de la variété et de la nouveauté dans la série sans la dénaturer. A suivre ...
Un album plaisant. Le dessin est superbe et le scénario sombre et violent à souhait. Bien que l'univers de Conan me soit totalement inconnu, j'ai passé un bon moment de lecture, signe que l'album est réussi.
Un excellent one-shot replaçant Batman dans un contexte historique : les premiers récits de Batman datent de 1939, mais aucune allusion à la réalité de l’époque dans un comics.
Les auteurs nous proposent ici de revisiter les débuts de Batman, en reprenant les codes (le nom avec un tiret « Bat-Man », le costume avec les oreilles pointues, l’absence d’Alfred, etc.) et en historicisant le tout (références à Hitler, à la montée du nazisme, à la Nuit de Cristal, aux violences antisémites, à la Grande Dépression post-1929, etc.).
Le mélange marche parfaitement, on retrouve un Bruce Wayne/Batman isolé, esseulé mais qui veut remettre de la Justice dans sa ville, corrompue et gangrenée. Le commissaire Gordon semble le seul policier fiable, donc il tente de se rapprocher de lui, bien que la presse évoque à demi-mot ce nouveau venu en « costume de chauve-souris ».
A côté de cela, des membres du conseil municipal sont assassinés à la chaîne par des « hommes-bêtes », et non Gordon ni Batman n’arrivent à gérer cela au départ.
Mêlant l’Histoire, l’histoire de Batman et une bonne histoire, ce First Knight est un très bon cru, qui offre de belles ambiances graphiques et un scénario solide.
Nous allons suivre dans cette œuvre le combat des derniers anarchistes contre la dictature du général Franco en Espagne, en mettant particulièrement en lumière les frères Pep et Quico Sabaté, qui refusent de baisser les armes pour défendre leurs idéaux de liberté.
Les auteurs précisent dès le départ que l’histoire s’inspire de faits réels, impliquant principalement des individus ayant réellement existé. Ils se sont battus comme des lions jusqu’au bout, comme l’indique le titre de cette bande dessinée.
C’est toute l’histoire de l’Espagne, des années 1920 aux années 1960, qui est exposée, illustrant la traque menée par les franquistes contre les derniers terroristes anarchistes, en particulier dans la région de Catalogne, notamment à Barcelone.
Sur le plan graphique, cette BD se distingue par un style puissant et expressif, mêlant des dessins sombres et contrastés pour souligner la gravité de l’époque, tout en utilisant des traits précis et dynamiques qui donnent vie aux scènes d’action et aux émotions des personnages. La mise en page fluide et le choix judicieux des couleurs renforcent l’immersion dans cette période tumultueuse, rendant chaque planche à la fois intense et captivante.
À noter que la France a participé à cette chasse à l’homme en collaborant avec les autorités espagnoles. Il faut rappeler que le général Franco a accédé au pouvoir après un coup d’État contre une République légitime, à l’issue d’une guerre civile qui a duré quatre ans.
Nous apprendrons également que les communistes ont joué un rôle décisif dans l’élimination de ce courant anarchiste, sur ordre de Staline, qui craignait leur influence.
C’est une lecture longue, mais je la recommande aux amateurs d’histoire souhaitant mieux comprendre ce qu’est devenue l’Espagne d’aujourd’hui, libérée de ses démons.
C'est une lecture honnête, mais bon, j'ai lu mieux que ça cette année.
Les dessins passent bien, c'est sympa.
Mais je trouve le scénario un peu trop artificiel. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n'est-ce pas ?
Pourtant, j'ai trouvé le début vraiment super, puis assez vite, j'ai trouvé que le ballon se dégonfait jusqu'à me donner une certaine pointe d'ennui et un 'bof' à la fin.
Mais c'est globalement plaisant.
La première fois que j’ai lu Les Fantômes de Syracuse, j’ai détesté. Où se cache le côté sombre et lugubre et poétique auquel Kha m’a habitué? Certes, c’est encore un peu ça, mais c’est tellement traité de manière plus joviale et légère et comique qu’on se rapproche plus de la BD pour enfants ici. De plus, je suis très déçu des éditions Tanibis. Quand j’ai commandé cette BD, directement sur leur site, c’était écrit noir sur blanc qu’on recevrait un ex-libris avec notre commande. Bien sûr, ma commande est arrivée sans ex-libris. Bravo!
Le scénario propose une idée intéressante, mais elle est développée de manière peu convaincante. Un homme retourne dans la ville où il a grandi et, sans savoir qu’il est mort en chemin, croise d’anciens fantômes de sa jeunesse. On revit ainsi un peu sa jeunesse avec lui. C’est surtout une course-poursuite, où notre héros fuit tout le long du récit, car son passé le rattrape. Il y a des éléments intéressants ici et là, mais ça manque cruellement de profondeur et de développement. La tension n’est pas au rendez-vous.
Dommage, car le dessin de Duffour est superbe, j’aime beaucoup le style. Duffour méritait un meilleur scénario.
Le récit se poursuit dans la même lancée, la lecture est plaisante, le graphisme y est pour beaucoup. Au scénario il manque quelques éléments pour le rendre vraiment intéressant ; cependant les dialogues restent bons, et le suspens est bien dosé, bien assez pour donner envie de poursuivre cette aventure temporelle.
Silent Jenny est une fable écologique atmosphérique et singulière.
L'œuvre de Mathieu Bablet plonge le lecteur dans un univers post-apocalyptique où l'humanité survit dans des monades, sortes de petits villages mobiles.
Si la direction artistique et la palette chromatique (dominantes orangées et rouges) sont remarquables , le rythme narratif est lent et la caractérisation de Jenny parfois distante.
L'album propose un worldbuilding riche et son message de solidarité face au désespoir environnemental fait néanmoins mouche !
Ma critique complète :
https://www.alphabulle.fr/silent-jenny-odyssee-ecologique-crepusculaire/
Un tome plutôt bon, mais un peu comme pour le précédent, l'intrigue devient moins intéressante qu'au début de la série, portée par des personnages secondaires pas assez développés. Mais l'intérêt reste bien présent et on a toujours envie de savoir où ces voyages temporels vont mener nos héroïnes.
A trop vouloir en faire, le scénario s'éparpille un peu, et même si on suit avec plaisir les folles aventures de nos quatre héroïnes, ça reste moins bons que les deux tomes précédents. Au dessin et à la couleur, aucun changement, c'est très réussi.
Bah, que de dire … c’est du Tex, avec un grand T. Un condensé de tout ce qu’on peut y aimer. Et c’est beau, nindidju, quels dessins encore une fois. Affaire à suivre dans Sierra Nevada!
Pour le 50ème album, les auteurs ont voulu fêter cela ! Et ce n’est pas très bien.
Nous voilà avec nos héros préférés qui iront, dans leur aventure du jour, de Estear Egg en Easter Egg, période Franquin et uniquement Franquin. Parce que Fournier et Tome et Janry (Voir Nic et Cauvin), Munuera n’en a rien à fiche. Juste Franquin, comme si Spirou n’était que Franquin.
Bref,
Munuera fait remonter le temps à Spirou d’objet fétiche en objet fétiche, d’album fétiche en album fétiche pour une raison un tantinet fallacieuse qui permet de faire venir Champignac et Zorglub dans le bousin. Et c’est long, bon dieu que c’est long ! Que de ventre mou entre les Easter Egg ! Que de scènes inutiles entre les albums ! Que de blagues (en référence à des titres d’autres albums) qui tombent à plat ! Il y a même de longues et trop nombreuses planches sur un escape Game.
Mais c’est le final qui m’a passablement énervé. Munuera fait « Reset » et, en une seule gaffe de Fantasio (qui, ici, ne sert à rien à part en commettre), le scénariste efface tout. Fournier, Tome et Janry, Nic et Cauvin et…même Franquin. C’est la page blanche en trois cases. Un doigt d’honneur pour tous les vieux lecteurs.
Du côté dessin, ce n’est vraiment pas ma came. Question de gout forcément.
C’était le dernier album du tandem. Tant mieux. Je crois que je préfère Nic et Cauvin à ces deux auteurs.
C’est dire
J'ai trouvé tout cela d'un intérêt très limité. 109 pages pour finalement ,nous apprendre que - non, je ne vais pas spoiler, mais franchement, c'est une BD qui manque cruellement de recul sur l'épisode covid 19. On sent la BD sortie dans l'urgence pour surfer sur le buzz.
Les quelques zones d'ombres dans le scénario rendent le récit aussi captivant qu'adictif. C'est aussi une excellente idée d'avoir des personnages principaux féminins, c'est quelque chose qui, malheureusement, manque dans le monde de la bande dessinée. Si on veut chercher les points négatifs, on pourrait relever le scénario un peu confus par moment, mais cet aspect passe assez vite en retrait tant le rythme des dialogues est bon. Et évidement, graphiquement c'est excellent, avec cette superbe colorisation bleu/rose.
Je ne connais pour le moment de Vaughan que sa série Y le dernier homme, à laquelle je n'avais pas du tout adhéré. Pour Paper Girls, c'est différent. Le point de départ de la série est original (La distribution des journaux par de jeunes filles dans les années 80), et le scénario va doucement se diriger vers de la SF. Le rythme est très bon, le suspens bien géré. L'ambiance est excellente, et ce qui y contribue énormément c'est bien évidemment la colorisation qui donne à ce premier tome une véritable identité graphique. Une très bonne lecture.
Loin de son univers humoristique pour jeune public avec le personnage de Titeuf, Zep continue d’explorer les histoires pour adultes sous forme de « one-shot », et en la matière il en est déjà à son huitième ouvrage aux éditions rue de Sèvres.
Avec des dessins élégants colorisés à l’aquarelle et où dominent les nuances de bleu, Zep nous fait suivre la dérive d’un écrivain de seconde zone, auteur d’un roman à succès qui lui apporta une petite renommée, mais qui n’arrive pas à surfer sur la vague de celui-ci et fidéliser un public avec ses nouvelles publications. Lasse, son éditrice lui retire tout soutien promotionnel, et va jusqu’à refuser son tout nouveau tapuscrit. Au niveau de sa vie sentimentale ça ne va guère mieux pour Lambert Delville qui, à la cinquantaine bien tapée, se sent fini, éjecté de la société. Pour faire le vide il décide de prendre la mer, seul, sur le voilier qu’il possède en Grèce. Des circonstances particulières vont lui donner ce qui semble être une idée de génie : se faire passer pour mort.
Cette amorce prometteuse a suffi à ce que j’acquiers l’album. La scène entre l’éditrice qui tente d’évincer avec diplomatie l’écrivain qu’elle édite, et l’auteur qui n’intéresse plus personne mais demeure convaincu de son propre génie, est savoureuse. Mais à partir de là, la suite m’accroche moins. Il faut dire que le personnage est particulièrement antipathique et j’ai du mal à éprouver la moindre compassion pour lui. De surcroît cet homme sensé être mature adopte constamment un comportement puéril qui me laisse perplexe en tant que lecteur.
Il y a bien-sûr la critique qu’a voulu Zep sur les magouilles du monde littéraire, mais le fil est tellement gros que là aussi ça me laisse perplexe. Dans les bons points, le narcissisme de certains auteurs que Zep met en exergue, et qui les rend tous pathétiques, est une réflexion très juste. Et me voilà déjà à la fin de l’album car les pages sans texte se tournent vite malgré le soin évident apporté aux dessins. Comme on le voit, un album qui m’a laissé sur ma faim, mais que d’autres lecteurs ont trouvé magnifique et original. Original, ça ne fait aucun doute. Pour ce qu’on en retient, tout dépend sans doute de l’état d’esprit dans lequel on le parcourt.
Un petit village enneigé en montagne. Une bête mystérieuse qui tue des villageois les uns après les autres. Un inspecteur qui s'apprête à fêter ses 50 ans qui débarque pour enquêter. Il n'en faut pas plus pour planter le décor de cette excellente BD. Ce qu'on retiendra principalement, davantage que le dénouement de l'enquête en lui-même, c'est l'ambiance, le rythme lent mais maîtrisé du récit, les expressions de ces villageois étranges, le mystère adroitement distillé au fil des pages. Une réussite.
Troisième et dernier album de Swamp Thing avec Alan Moore au scénario. On a des chapitres assez inégaux, les premiers sont excellents, puis dès que la créature du marais quitte la Terre ça devient assez long et barbant, avec une narration assez lourde, avant de se rattraper un peu avec les derniers chapitres de l'album où la créature fait son retour. Les dernières planches pourraient sonner comme une conclusion ; il n'en est rien, puisque la série continuera jusqu'au chapitre #171 avec différents auteurs qui se succéderont au scénario, et 5 autres séries Swamp Thing qui verront ensuite le jour dans les décennies suivantes. Une grosse partie de ces chapitres n'ont pas été publié en France.
J'ai été assez étonné par la lecture de cette BD qui se concentre sur une catastrophe qui pourrait bien arriver à notre planète à savoir une irruption solaire qui provoque la panne généralisée de toute l'électricité et des transmissions. Elle est provoquée par une accumulation d'énergie magnétique dans des zones de champs magnétiques intenses.
C'est déjà arrivé en 1859 où cela avait fortement perturbé l'industrie télégraphique aux États-Unis où il avait fallu plusieurs mois pour les réparations. Cette BD nous projette dans le monde d'aujourd'hui et notamment en Belgique où cela va se reproduire.
Cependant, les conséquences seront extrêmement graves de nos jours puisque les avions vont tombés du ciel et tout va s'arrêter. Le roi des belges sera même tué. Il ne restera que la Ministre des armées qui va vite devenir Première Ministre afin d'affronter cette terrible crise dans un pays totalement divisé.
Oui, il faut savoir qu'une éruption géante aujourd’hui dépasserait largement la résilience de nos technologies. Elle dévasterait réseaux électriques et satellites, exposant astronautes, avions et couche d’ozone à des radiations nocives]. De plus, des perturbations mondiales paralyseraient chaînes d’approvisionnement, systèmes financiers et communications pendant des années, menaçant gravement la civilisation moderne, contrairement aux simples aurores boréales observées précédemment.
Or, je ne sais pas si vous avez remarqué mais observe actuellement des aurores boréales sous des attitudes inédites ce qui ne présage rien de bon. Bref, la BD y fait d'ailleurs référence ce qui la rend particulièrement crédible.
On va suivre certains personnages qui sont tours plus ou moins liées à cette première Ministre atteinte d'un cancer et qui va tout faire pour garder l'unité de son pays alors que tout va se déglinguer assez rapidement. On va retourner dans une société féodale de repli sur soi et d'extrême égoïsme.
J'ai beaucoup aimé malgré cet aspect purement concentré sur la Belgique alors que le reste du monde subit la même chose. Je dois avouer que cette lecture m'a fait beaucoup réfléchir sur un scénario de science-fiction qui demeure malheureusement d'actualité.
Heuuu … des fables bien trop « modernisées » et mises sous des prismes actuels pour moi. Joli mais vain, et assez creux
Dessin: 5/5
Scénario: 4/5
La suite de l'histoire est très réussie. J'aime bien le dérisoire de l'intrigue. On sort un peu de l'ordinaire pour un TB: l'arrivée inattendu des gens du cirque, le rôle auxiliare que jouent les voleurs de cheval, les spectacles de cirque devant la compagnie confédérée et fédérale, l'un suivi de près de l'autre, le "personnage" introduit de jumeaux siamois etc.
Seul bémol: la conclusion ... j'aurais eu une meilleure idée: Blutch et Chesterfield débarquent à Washington et lors d'un spectacle avec la compagnie du cirque, Lincoln comme un des spectateurs est sauvé par les jumeaux siamois. Ils sont donc grâciés par le Président ainsi sauvé in extremis.
:-)
Et petite erreur détecté en tout cas dans mon édition présente à la page 11: le premier cheval volé (Silver) est brun (mais en fait il devient blanc à la page 13).
"Charlotte Impératrice" est un récit historique ambitieux qui retrace la déchéance de Charlotte de Belgique qui par un jeu stratégique de pouvoirs maladroits et inattendus s'enlise dans la déchéance et la folie en même temps que son mari Maximilien d'Autriche, vice-roi de Lombardie-Vénétie puis empereur du Mexique. Sur un scénario signé Fabien Nury et le trait épuré de Mathieu Bonhomme, la série en 4 tomes trouve un équilibre qui rend ce fait historique notable.
Charlotte, figure de proue de la série montre ses ambitions rapidement ; au travers de Maximilien de Habsbourg, personnage lunaire et frivole, la duchesse puis impératrice résonne comme une femme incroyablement moderne qui tente de mener des opérations stratégiques pendant que son mari s'invente une vie de plaisir, d'orgueil et de luxure. Loin des sages épouses qui restent à attendre que les choses se décantent avec un mari parti en quête de nouvelles frontières, Charlotte au delà de sa détermination montrera une facette plus sombre d'elle-même qu'on découvre en tant que lecteur, c'est déroutant et audacieux de donner ce coté noir à des personnages d'importance aristocratiques qui sont rattrapés, comme nous tous, par leurs instincts primaires et animaux, notamment avec des fantasmes qui ne font qu'élever Charlotte dans son désir de liberté et d'émancipation ; cela montre des personnages nuancés avec leurs bons et mauvais cotés, des protagonistes avant tout humain en somme.
Cependant, si la série maintient une certaine constance dans le rythme, le dernier tome (T4) donne l'impression d'un final manqué qui se termine sur des faits historiques en se détachant petit à petit du personnage de Charlotte, sans jamais y revenir. Le lecteur quitte la série au même moment où Charlotte quitte son esprit rationnel pour sombrer définitivement. Cela joue sur l'appréciation global de la série, même si celle-ci est très bien documentée et active sur une bonne partie de l'histoire. Le narration sait être concise et centre son discours autour de Charlotte, c'est très plaisant à lire et fluide en terme de contenu et dynamique.
Coté graphique, on retrouve avec Mathieu Bonhomme une ligne claire épurée qui se rapproche clairement du style Franco-belge de Hergé dans l'approche de la ligne et des couleurs, en conservant en style semi-réaliste fort, des couleurs marqués à destination d'un public plus exigeant et adulte (violence, crasse, sexualité). La plupart des planches sont superbes et certaines sortent du lot par leur lots de détails et travail d'ambiance (mariage de Charlotte et Maximilien, conflits et guerre du Mexique), rendant le voyage d'autant plus bouleversant.
Une série historique que je recommande grâce à un beau travail au global, des personnages attachants et intéressants (même si une partie relève de la fiction), mais aussi l'ambiance du Mexique dépeint avec tous les détails permettant une immersion complète au 19ème siècle.
Attention, cette BD est un véritable ovni !
Déjà par son style graphique : il fallait oser créer toute une histoire uniquement avec des squelettes. Je n'aurais jamais imaginé qu'il soit possible de différencier un squelette d'un autre, et pourtant notre auteur y arrive avec brio ! Chaque personnage possède sa propre identité, ce qui est une vraie prouesse graphique.
Et quel scénario ! Bravo ! L'idée est complètement originale et l'univers proposé est fascinant. Je dois cependant avouer que j'ai parfois été un peu perdu dans les réflexions métaphysiques et ésotériques de nos "sacs d'os" autour du purgatoire et de l'existence.
Mais au final, on referme cette BD avec le sentiment d'avoir vécu une expérience vraiment particulière, surprenante et agréable. Une lecture qui sort clairement des sentiers battus.
J'aime vraiment beaucoup cette période des années 60 sur la côte Ouest. Ces ambiances de vieux polars avec un fond très cinématographique, playmates, belles voitures et atmosphère hollywoodienne.
Le scénario de Miss Octobre est particulièrement captivant, surtout sur les trois premiers tomes. L'histoire est bien construite et on suit avec intérêt cet inspecteur de police poussé par la jeune garde à obtenir des résultats, ainsi que cette voleuse de haut vol, sourde, avec des secrets de famille qui semblent particulièrement lourds. L'intrigue est efficace et trouve une conclusion au troisième tome.
Puis arrive le quatrième album en décalage complet avec ce qui avait été installé auparavant. À vouloir trop surprendre le lecteur, on obtient parfois l'effet inverse. Pour moi, cela laisse une vraie déception après une trilogie qui fonctionnait pourtant très bien.
Côté dessin, en revanche, aucune déception : c'est magnifique. Les belles cylindrées, les carrosseries, l'élégance et le style hollywoodien des années 50/60 sont retranscrits avec une grande maîtrise.
Un album magnifique, des ambiances superbes, comme d'habitude une maîtrise de la couleur peu commune. C'est un très très bon Rossi ! On suit cette traque entre indiens avec beaucoup d'intérêt, Rossi nous immerge dans un monde indien sans l'idéaliser, pour moi c'est une BD de très haut niveau.
Excellent album, le meilleur parmi ceux des Terres d’Ogon paru à ce jour.
Le récit est dense et maîtrisé, parfaitement rythmé, où l’on suit Sundiaka de son enfance d’enfant de roi, riche et arrogant, jusqu’au moment où il atteint l’âge adulte et devient un combattant important, en passant par tous les tracas de sa vie.
Graphiquement, Itri propose un encrage plus dense que d’habitude, avec des dessins plus maîtrisés et aboutis. Remarquable, les ambiances sont fabuleuses, le scénario envoyant les héros se balader d’un bout à l’autre des Terres d’Ogon, un voyage digne du Seigneur des Anneaux.
Voici le début d’un second diptyque, intitulé Le cauchemar du Loch Leathan, qui fait suite à l’affaire du ticket scandaleux avec le célèbre détective Sherlock Holmes et son fidèle Dr Watson. Ce nouvel épisode change de décor pour nous emmener sur la mystérieuse île de Skye, en Écosse.
L’atmosphère évoque à la fois le légendaire Loch Ness et le chien des Baskerville, soulignant le caractère emblématique des légendes et superstitions écossaises. L’histoire aborde également une sorte de confrérie ésotérique, qui rejette fondamentalement les femmes, ajoutant une dimension sombre et intrigante.
Les trouvailles graphiques sont toujours au rendez-vous, comme dans le premier volet. Je me souviens notamment de cette case où le dessin inversé révèle une autre image que la première, renforçant l’effet dramatique. La manière dont la lettre codée est révélée à travers la lumière est également très habile, apportant une belle complexité à la narration.
En résumé, cette œuvre vaut vraiment le détour : les dessins et la mise en page sont un vrai plaisir, même si parfois il peut être difficile de suivre le sens de lecture.
En conclusion, c’est une œuvre remarquable et fortement recommandable.
C’était fucking bien, plein de surprises, osé et original. Prend sans cesse le contrepied de ce que l’on attend
"Good-bye, Chunky Rice" est la première œuvre majeure de Craig Thompson, publiée en 1999 par Top Shelf. L'auteur n'en est pas encore à "Blankets".
Vendue comme une BD pour enfant, elle possède comme tout ouvrage destiné aux plus jeunes divers niveaux de lecture. Et pour celle-ci cela est vrai tant pour l'histoire en elle-même, que pour les dialogues, ou pour le graphisme.
Ce graphic novel se structure comme un conte, où le protagoniste central, Chunky Rice, un tortue, rencontre divers personnages aux parcours de vie très marqués. D'abord son co-habitant chez Mme Estelle, Salomon, brave bougre au langage fleuri, qui a recueilli un oiseau blessé comme une sorte de remède à des blessures d'enfance. Et puis son frère Charles, le capitaine du bateau qui emmènera Chunky vers les îles Kahootney. Il en veut à Sal et refuse tout contact, il a choisi la mer comme compagne de vie, car elle est sans limite. Question contact les sœurs siamoises Livonia et Ruth ne l'ont pas choisi, mais elles doivent éternellement se supporter l'une l'autre. Et puis il y a Dandel la souris, son amoureuse, qu'il quitte dans la douleur mais décidé à avancer, pour passer un cap. Dandel refuse de l'accompagner, lui conseillant de trouver lui-aussi son chez-lui. Mais le départ de son ami la touche plus qu'elle ne l'aurai pensé. Alors elle lui jette des bouteilles à la mer...
Personnage central de l'histoire, Chunky est celui qui y participe le moins, il est proche de la passivité, ce qui peut paraitre déroutant. Pourtant c'est lui qui prend la décision de partir, et c'est certainement un des choix les plus difficiles à faire, et à assumer, dans la vie. Contraint ou non, il faut se montrer courageux...
J'ai pris du plaisir à rentrer dans ce premier album des terres d'Ynuma.
J'avais adoré la série Okko dont l'univers et l'ambiance sont très proche de cet album. Un samouraï et sa clic qui chassent des démons dans un Japon médiévale.
Mais peut-être est-ce là le problème de cette nouvelle série. Elle se rapproche d'avantage du genre de Okko que le reste du monde d'Aquillon.
Ça tire trop sur la corde.
Je crains qu'en s'étendant trop, l'identité des séries autour Arran ne se perdent complètement.
Donc, pour moi, très bon album, mais qui n'a pas sa place au côté des terres d'Arran.
Ça me fait tristement penser à Thorgal qui s'est complètement perdu dans toutes ses séries parallèles.
Les BD tirées de dessins animés sont rarement réussies. Celle-ci ne déroge pas à la règle. On apprécie l'effort réussi de l'auteur pour aborder la période coloniale avec nuance ; mais on a du mal à entrer dans l'histoire, peu attirante.
J'ai vraiment apprécié ce manga, qui constitue une œuvre unique en son genre sur les métiers contribuant au développement du paralympisme. Je n’avais jamais rien lu de tel sur ce sujet. Il est vrai qu’après la fin des Jeux Olympiques, on tend à oublier les compétitions réservées aux athlètes en situation de handicap, alors qu’ils font preuve d’un courage et d’une volonté hors du commun pour décrocher leurs médailles.
Ce manga rassemble cinq histoires, dont la première évoque le fabricant japonais de fauteuils de ski. Ensuite, il se concentre sur le rôle du coureur guide pour les malvoyants, puis sur un orthopédiste qui, à l’origine, n’était pas destiné à exercer ce métier. Les deux dernières histoires sont axées sur le para-athlétisme.
On y trouve également un guide présentant le matériel, élaboré par ces artisans du possible, comme le laisse entendre le titre. En somme, ces professionnels rendent des services précieux à ces athlètes, souvent handicapés suite à des accidents ou des maladies.
Le trait en noir et blanc est tout à fait lisible et contribue à une lecture agréable avec une belle mise en page au niveau des cases.
Le ton de l’ensemble est résolument optimiste et inspirant, visant à donner un sens profond à la vie. Peu parviennent à maintenir cette attitude, mais leur détermination force l’admiration.
Je n'avais jamais lu cette bd malgré tout le bien que tout le monde en disait. C'est chose faite.
Et la lecture fut un vrai plaisir du début à la fin.
Au delà d'une simple histoire d'une mule qui transporte des livres sur son dos à travers le désert andalou, c'est un réquisitoire contre l'ignorance et la bêtise humaine qui font des principes religieux, politiques et économiques des obstacles à l'accès aux connaissances et au savoir.
On comprendra que l'accès que nous avons à la connaissance pourrait nous être retiré si nous ne faisons rien pour la protéger, surtout à l'aire du numérique et de l'IA.
Donc une lecture assez passionnante, des idées très intéressantes, des dessins forts sympathiques, et la très qualitative signature du scénario par un Lupano décidément en très grande forme.
A lire sans hésitation
L'histoire est intéressante et le dessin toujours aussi fin.
Deux gros reproches qui m'ont faits ne pas aimer cet album:
1) C'est trop éloigné du concept initial;
2) C'est gore, gore, gore. Pourquoi tant de sang. On n'est pas sur une histoire du comte Zaroff.
Je serai plus vigilant en cas de suite...
Loïc Francœur, double de papier de son auteur Bernard Capo, tous deux musiciens et natifs de Bourges, joue les détectives plus par curiosité qu'autre chose. Une affaire qui commence par le meurtre, d'une flèche dans le cœur, du gardien du Palais Jacques-Cœur. Et nous voilà à suivre à travers rues et traverses de la cité le déroulement d'une intrigue, qui a pour cœur le mystère alchimique qui a marqué la ville médiévale.
En bon berruyer, Capo nous ouvre les portes de lieux cultes de sa cité, le Palais de Jacques Cœur, multi-milliardaire et grand Argentier de Charles VII, l'Hotel Lallemand, également famille de businessmen de l'époque (XVe), et surtout les galeries et catacombes qui parcourent le sous-sol de Bourges, où se déroule le final de ce thriller bien mené.
Un bel hommage d'un auteur à sa ville (il aura l'occasion de mettre Bourges à l'honneur ultérieurement avec plusieurs albums promotionnels), une intrigue qui nous plonge dans le secret des sociétés alchimiques locales, et un héros auquel il est très facile de s'identifier, quoi de mieux pour inaugurer ce qui sera la seule série BD de Bernard Capo en tant qu'auteur complet.
Du Fabcaro pur jus, totalement absurde et hilarant de bout en bout (pour qui adhère à ce genre d'humour). Encore une fois, je me suis poilé du début à la fin.
Volodymyr Zelensky est un homme politique ukrainien, ancien acteur et comédien, qui est devenu le président de l'Ukraine en 2019. Avant sa carrière politique, il était surtout connu pour son rôle principal dans la série télévisée ukrainienne "Serviteur du peuple", où il incarnait un professeur devenu président. Son ascension en politique a été remarquable, passant d'une célébrité à un leader national, notamment en raison de sa campagne axée sur la lutte contre la corruption et la réforme du pays.
Il est devenu mondialement célèbre lorsque Poutine a décidé d'envahir son pays en février 2022. Son opposition à Moscou et surtout sa résistance héroïque ont fait de lui comme une sorte de père de la nation tout entière. Il est apparu comme un héros notamment en Europe avec ses prises de parole assez marquante pour maintenir le moral de ses troupes et de sa population mais surtout avec ses déplacements à l'étranger pour obtenir des garanties contre cette infâme invasion d'un ennemi impérialiste.
Certes, le sujet était très intéressant mais cette BD censée présenter sa biographie s'est un peu plantée dès le départ en magnifiant cette homme hors du commun. J'ai lu pas mal de biographie de femmes et d'hommes célèbres mais celle-ci ne me semble pas à la hauteur des attentes espérées.
Cependant, tout n'est pas à jeter car on apprendra quand même des éléments sur l'homme en devenir que nous connaissons aujourd'hui tant le drame de ce pays a touché l'Europe entière. Je suis également intimement persuadé que c'est également le commencement d'une guerre contre l'Europe, contre les structures européennes, contre la démocratie, contre les droits fondamentaux de l'homme, contre le respect mondial de la loi, des règles et de la coexistence pacifique.
Bref, à découvrir car c'est l'une des premières BD parlant de cet homme devenu l'un des ched d'état les plus populaires au monde. A noter que l'histoire n'est pas encore fini tant que perdurera ce terrible conflit.
C’est une BD québécoise, alors bien sûr, c’est une sorte de « tranche de vie ».
Par contre, si je dois comparer ça à Paul, j’ai trouvé ça meilleur! Le français québécois coule mieux que dans Paul, et les dialogues sont plus naturels. Le dessin de Julie Rocheleau est plutôt bon également, malgré parfois quelques manques de détails.
Ceci étant dit, ça ne casse pas des briques non plus. C’est l’histoire d’un père et d’un fils qui trouvent tous les deux que leur vie est plate. Ça, ça veut dire qu’ils la trouvent ennuyante. Ennuyeuse, si vous préférez. Ils racontent un peu chacun de leur bord (de leur côté) comment ils se sentent, et après ils feront un voyage de char (en voiture) ensemble où ils tenteront de sauver un chien. C’est divertissant, mais rien de plus.
Moi, dans un autre genre, je serais prêt à lire une autre histoire de ces deux auteures (ou autrices...). Je vois que Julie Rocheleau a dessiné plusieurs autres BD, mais Sophie Bienvenu n’a rien écrit d’autre! Pourtant, le potentiel est là!
"La Crevette", un titre avec une couverture qui suggère sans annoncer la délicatesse du propos, sur une scénario proposé par Zidrou d'une grande originalité mais aussi un récit mis en valeur par un superbe dessin de Paul Salomone, ainsi qu'une mise en couleur douce et lumineuse.
Un récit de vie qui allie avec brio humour et sous-vêtements sur un découpage efficace qui fait que l'histoire du one-shot en apparence anecdotique, nous fait passer un excellemment moment de lecture. C'est avant tout la construction des personnages qui se révèle au fil des pages pour faire tomber les masques et montrer l'humanité et sensibilité en toute humilité ; je trouve le personnage de Aline particulièrement réussi (tempérament, expressivité). La morale de l'histoire se veut également simple, mais rapproche le lecteur d'un certain quotidien qui rend cette lecture authentique.
Je découvre également sur ce one-shot l'excellent trait de Paul Salomone d'une grande finesse (comme la lingerie !) et qui accueille à merveille l'incarnation des personnages proposés. Un illustrateur qui à plaisir à dessiner des personnages, les émotions, mais aussi composer avec la couleur et cela se ressent. L'aquarelle ajoute un coté "sur le vif" très doux et plaisant. Quelques yeux dessinées se disent bonjour parfois ou sont mals alignés, parfois des bouches sont désaxés ce qui rapprochent les personnages de la caricature. Cependant, il y un véritable élan de fraicheur qui me fait penser au trait dynamique de Jordi Lafebre et parfois l'exigence du trait rectiligne de José Homs, tout en gardant une identité propre à l'illustrateur.
Je ne peux que conseiller lecture, car si l'histoire peut paraitre surfaite ou stéréotypé, c'est l'approche des deux auteurs qui en fait un petit bijou de bande dessinée dans cet exercice de style.
"Marcie - Point de bascule" est por moi une découverte de l'autrice Cati Baur ; un récit original remplit de multiples clin d’œil à notre société contemporaine, un hymne aux femmes au dessus de la cinquantaine qui sont "transparentes" ; l'autrice va d'ailleurs proposer à partir de ce point toute une histoire avec Marcie, mère de Emma, femme invisible qui va retrouver goût à la vie avec un nouveau travail.
L'introduction n'hésite pas à jouer des poncifs pour alimenter l'humour omniprésent et la dérision autour du monde du travail. Le récit s’agrémente de questions existentielles qui en même temps que les illustrations proposent une réflexion sur la situation, c'est interessant. Le récit se scinde en deux parties bien distinctes, la remise en question et le renouveau de Marcie dans un premier temps, puis l’enquête pour homicide qui sera présentée dans la seconde. En terme d'accroche, la première partie est la plus appréciée car elle renouvelle le genre du roman graphique et du polar en jouant avec la lecture des cases. Malheureusement, la seconde partie malgré la bonne volonté du personnage principal, Marcie, apportera moins la folie et la force du découpage de départ, proposant une histoire en demi-teinte qui reste très classique dans son déroulé et sa résolution, dommage.
Coté illustration, c'est correct, avec un soin particulier apporté à l'ambiance des couleurs mais aussi des lieux publics, dans un style qui me fait penser au trait doux de Camille Jourdy ("Rosalie Blum"), mais aussi qui m'a fait penser dans l'action et le mouvement à un mix du style de Bernadette Després (Tom-tom et Nana) et Marion Fayolle.
Première fois que je m'attaque au registre sportif dans la lecture quelle qu'elle soit. J'ai vu que "Blue Lock" faisait son petit carton, alors c'est sur lui que j'ai jeté mon dévolu.
Le scénario est simple : Une sorte de battle royale dans une école atypique pour trouver le futur attaquant de l'équipe nationale nippone, et en faire le meilleur joueur au monde. 300 participants, 1 seul gagnant. Les autres sont bannis à vie de devenir footballer professionnel. C'est la version hardcore des centres de formation actuels.
Les dessins sont globalement convenables, vifs et précis dans la gestuelle footballistique. La narration est somme toute assez banale, dans la moyenne correcte des shonens, même pour les non initiés au football car il y a pas mal de définitions données. Cependant, malgré les deux premiers tomes sympathiques à lire, ce genre ne retiendra pas mon intérêt plus longtemps et surtout pas sur plus de 30 tomes.
Pour un public jeune, qui peut encore se permettre de rêver un avenir dans le milieu du football.
Ce deuxième volume, aussi épais que le premier, contient des chapitres extras et d'autres qui le sont beaucoup moins, à l'image de Swamp Thing #50 "La Fin" qui m'a semblé bien plus ennuyeux et fouillis. Pour le graphisme on retrouve une mise en page excellente qui est un vrai plus pour l'ensemble. C'est aussi dans cet album que John Constantine fait sa première apparition, plus précisément dans le chapitre #37 (juin 1985), personnage qui aura quelques années plus tard sa propre série (Hellblazer), qui ne comptera pas moins de 300 chapitres pour la série principale...
Alan Moore prend les rennes du scénario de Swamp Thing au chapitre #20. Swamp Thing comprenait déjà une première série de 24 chapitres (1972-1976), et c'est donc à la seconde série que Moore prend le relais, après 19 premiers chapitres de Martin Pasko (#1 à #13, #16 à #19) et de Dan Mishkin (#14 et #15). Et c'est bien avec l'arrivée de Moore que le succès de la série va décoller. On peut tout à fait commencer à ce vingtième chapitre sans être perdu.
Le récit est original, touchant, profond, et même poétique dans un certain sens. On suit cette créature du marais en recherche d'une forme d'humanité. Les dessins et la couleur peuvent être un peu déroutant au début, mais on retiendra surtout la richesse de la mise en page, tout simplement exceptionnelle. À découvrir absolument !
Le Chant des Stryges 9 est un tome solide qui fait progresser l'univers narratif (lore) grâce à une mécanique de pièges et de mensonges bien huilée.
Si le récit manque parfois de surprise et semble réutiliser des motifs précédents, l'album réussit à humaniser certains personnages (comme Debrah) et à enrichir la mythologie des stryges.
Visuellement, il reste de qualité, malgré quelques faiblesses comme une sexualisation un peu trop insistante.
Critique complète sur mon blog :
https://www.alphabulle.fr/le-chant-des-stryges-9-un-jeu-de-dupes-efficace/
L'histoire est située dans un contexte original: police de New York fin du XIX ème siècle. Les forces sociales en présence sont inaccoutumées. Il y a la suite de la guerre de sécession (Unionistes et confédérés), le parti Démocrate qui le pouvoir politique, la pègre et bien sur la police. Tous ces milieux s'interpénètrent ce qui rend la résolution du meurtre difficile mais intéressante pour le lecteur. L'histoire est bien, elle nous fait connaitre un milieu rarement abordé dans la BD franco-belge. Elle est aussi bien structurée.
Ce qui est peut être le moins réussi c'est l'aspect graphique, même si les personnages et les décors sont assez réussis. Mais j'ai trouvé cela trop sage, trop académique. Pas assez de cases qui "explosent", de plans originaux ou décalés. C'est dommage. Thibault Descamps dont c'est la première BD est un bon dessinateur, mais je pense qu'il pourrait un peu "lâcher prise".
Un peu spécial de lire un album comme celui là. Mais, du fait de son format "pas fini" on scrute les détails, on découvre le travail sur la mise en scène, les traits et esquisse. Une réelle (re) découverte donc, en attendant la version colorisée
Mouais…si le 1er tome du dyptique fut assez étonnant, ce second opus retourne plutôt vers les poncifs et les convenances.
Les dessins sont, certes, « Rosinkien » en diable et il y a toujours un plaisir trouble à voir un artiste faire comme un autre artiste avec sa petite touche personnelle qui, ici, ne se voit pas tant que cela. C’est beau, certes, très beau.
Thorgal entre en quête donc dans ce final et, malgré la richesse des rencontres et de l’épopée, tout y est paresseux d’écriture. Déjà vu 20 fois dans cette propre série, les personnages féminins tombent amoureuses, toutes, d’un Thorgal qui, ici, n’a que 14 ans. C’est dingue, le Sex-appeal du héros.
Le final, lui, est moins convenue. Il y a une petite surprise tout de même. Et la dernière case est assez rigolote.
Cette suite souffre des mêmes défauts que le premier tome: narration un peu décousue, qui égare parfois le lecteur, dialogues trop bavards, en particulier durant les scènes de fusillades... Après, j'aime bien le dessin et la mise en couleur, cela rehausse la note finale... j'achèterai le troisième et dernier tome, mais cela ne restera pas un souvenir impérissable.
J'ai beaucoup apprécié cette petite conversation, qui en réalité s'étend sur une durée bien plus longue. Il y a aussi une certaine tromperie sur la marchandise, car on ne s'attendait pas à un tel dénouement. Parfois, l'histoire commence de façon prometteuse, pour se conclure de manière tragique, et parfois c'est l'inverse. Il faut accepter cette dualité, même si cela a pu choquer certains lecteurs en raison du thème abordé.
En effet, le sujet central est celui de l'avortement et du droit des femmes à disposer de leur corps, indépendamment de leur partenaire, qui peut les quitter. Il s'agit aussi de l'acceptation de la parentalité, un thème qui peut résonner particulièrement si l'on a vécu une naissance accidentelle.
J'ai également apprécié le graphisme doux, qui met en valeur l'expressivité et la beauté des personnages. Le trait est fin et précis, apportant une certaine élégance, complété par des couleurs pastel qui rendent la lecture très agréable.
En conclusion, cette œuvre mêle habilement un sujet sensible à une esthétique soignée, ce qui en fait une lecture à la fois émouvante et esthétique, susceptible de faire réfléchir tout en étant plaisante à regarder.
Cette aventure est chronologiquement la dernière de la série, parue en 1963 dans l’hebdomadaire TINTIN. Les protagonistes sont Rock Derby, héros au corps et à la tête bien faits, et ses deux comparses qu'il a connu au Brésil (cf. "La rivière des diamants"), Pedro et Baba. Ils sont sur la route pour rejoindre le Canada, où Derby a vécu ses premières aventures, avec son frère Skip et Tim Toronto. Et à l'occasion de chaque étape, le trio est confronté à une drôle d'affaire. A Flat Creek règne la peur de l'homme invisible, qui a promis de dérober l'or de la Keyhole Bank, déposé dans le coffre du sherif office. Le représentant de l'ordre est sur les dents. Et comme d'habitude, Rock va jouer les détectives et débusquer la bande de malfrats qui opère en coulisse.
Cette série de Greg vaut par le fait qu'on entrevoit en elle ce qui fera le sel de ses BD : l'aventure, l'énigme, le raisonnement des protagonistes, l'humour et les bons mots, les dialogues qui font mouche, ou encore les compagnons d'aventure.
Moi j'insisterais plus sur la ressemblance de "Rock Derby" avec une série devenue culte qui passait à l'époque dans le concurrent belge de Marcinelle, SPIROU, à savoir "Gil Jourdan" de Maurice Tillieux. Les intrigues, le dessin, l'humour et la verve, et le trio d'aventureux. Au centre une énigme et le cerveau qui va la démêler, Gil ou Rock. Les deux autres sont des faire-valoir qui apportent la détente, le rire, le burlesque, et qui aident un peu au déroulement de l'affaire.
En 1960 quand Greg propose sa série à la rédaction de TINTIN, Tillieux mène son Gil Jourdan depuis quatre ans dans SPIROU. Et Derby souffre de la comparaison avec son grand frère. Tillieux, de 10 ans l'ainé de Greg, a plus de bouteille, et est à l'apogée de son art. Greg lui en est au début, "Rock Derby" est la série qui le fait entrer dans TINTIN en tant qu'auteur complet. Il est déjà scénariste pour Franquin ("Modeste et Pompon" et "Spirou et Fantasio") et quelques autres, mais sa carrière se déroule à "La Libre Junior". C'est à TINTIN qu'il va exploser, quatre ans plus tard il en est le rédacteur en chef, et il s'attaque à la BD réaliste. Rock Derby est la marche qui lui a permit d'aller plus haut, et de s'installer parmi les géants de la BD franco-belge. C'est pas mal, quand même.
Excellente conclusion où on assiste à la chute de Tenochtitlan et à l'issue tragique du procès de Maïana. Cet album (ainsi que les deux précédents) reflète très bien ce qu'on pourrait attendre d'une bande dessinée historique.
Le début de la série oscille entre le bon et le laborieux, mais c'est vraiment à partir du tome 5 qu'elle se métamorphose et que le scénario devient passionnant.
Excellent album. Maïana guide Cortez et son armée espagnole vers la capitale Aztèque, Tenochtitlan. Un récit bien mené, la série semble se poursuivre sur une très bonne lancée avec un récit vraiment intéressant. Les défauts des tomes précédents semblent disparus. Les dessins et les couleurs sont très bons. Bref, un très beau revirement comme on aimerait en voir plus souvent dans d'autres séries !
Le procès de Maïana a enfin commencé. En parallèle, on continue de suivre ses péripéties passées, jusqu'à sa rencontre avec des espagnols de Vera Cruz.
Cet album a un côté aventure plus prononcé. Le récit tient en haleine du début à la fin, le rythme est excellent. La différence de qualité est étonnamment flagrante avec le tome précédent.
Que cet album m'a semblé irrégulier. La première moitié est d'une lourdeur presque au point de faire décrocher la lecture : les dialogues sont dénués d'intérêts, le récit tourne en rond. L'alternance passé/présent en place depuis 4 tomes commence à se faire longue et à moins bien passer... Et puis toujours une omniprésence sexuelle qui plombe le scénario.
Les quelques planches finales sauvent la mise.
Du mieux dans cet album, où Maïana tente de se rapprocher de Moctezuma pour assouvir la vengeance de son peuple persécuté par les Aztèques. Le récit est cohérent et suit bien son cours, mais il manque quelques éléments pour le rendre plus intéressant.
Maïana Xochitla poursuit le récit de sa captivité, capturée par les Aztèques. Il ressort du scénario une certaine violence, avec une forte dimension sexuelle qui ne m'a pas semblé justifiée, et qui dessert le récit plus qu'elle ne le sert. Ça fait "trop", et s'en est même parfois malsain. Dommage, car le contexte a du potentiel, et le dessin est réussi.
Le Mexique est colonisé par les espagnols. Retenue captive, "Deux fleurs de Maïs" livre un dur récit au padre Segura. Un premier album réussi, les ambiances sont bien retranscrites, et le scénario est prometteur pour la suite.
Deuxieme album avec Neidhardt au scénario, qui ne s'en sort pas trop mal. C'est moins bon que le tome précédent, mais on a quand même une originalité dans le scénario qui le rend intéressant, tout en conservant les bases de la série.
Après deux albums, Kris cède la place à Neidhardt au scénario. Et c'est avec grand plaisir qu'on retrouve un véritable humour, omniprésent dans l'album, et particulièrement réussi dans ce qui a toujours fait le succès de la série : la relation entre nos deux Tuniques Bleues préférées. Le scénario pioche parfois quelques idées d'albums précédents, mais globalement ça marche, et ça relève le niveau des derniers tomes. Le dessin reste malheureusement bien en dessous de ce qu'on pouvait voir il y a quelques années et contient pas mal d'approximations, essentiellement sur les visages et les expressions.
Kris poursuit la série au scénario. Même si ça avait l'air pas trop mal parti, le récit va assez rapidement devenir confus et emmêler plusieurs sujets. Au dessin on retrouve les mêmes défauts qu'aux quelques deniers tomes. Il faut bien admettre que pour son âge, Lambil fait un excellent travail, mais peut être faudrait-il laisser la main à un moment donné...
Nouveau scénariste pour ce 66ème album, et c'est malheureusement une fois de plus décevant. L'humour est quasiment absent du récit. Ce n'est pas problématique en soit, certains tomes de la série avec moins d'humour sont parmi les meilleurs. Mais le reste ne suit pas, les dialogues sont lourds, le rythme n'y est pas, bref : on s'ennuie. Quant au dessin, le visage de nos héros est parfois méconnaissable... C'est bien dommage de voir une série si bonne dégringoler au fil des albums.
Ce tome 65 a la particularité d'être paru avant le tome 64, qui était le dernier album du duo Lambil/Cauvin.
Il a aussi la particularité étonnante d'être en rupture avec la série, sur à peu près tous les aspects. Le style de dessin est complètement différent de celui de Lambil, tout comme le lettrage et la colorisation. Au scénario, on a presque l'impression qu'il ne s'agit pas vraiment d'un Tunique Bleu ! D'un côté ça rafraîchit un peu la série, de l'autre on a vraiment l'impression d'avoir affaire à quelque chose de différent, moins drôle et plus sérieux. Cela reste étonnant comme choix, d'autant que cette équipe d'auteur ne fera pas d'autre album que celui ci dans cette série...
Un scénario malheureusement bien pauvre, à la limite de l'ennui, et où l'humour ne fait pas mouche. L'approximation des dessins n'aide pas non plus... Dernier album du duo Cauvin/Lambil.
J’ai grandi avec le club des 5, j’en ai lu et relu ; et là, c’est très savoureux comme détournement, qui sait appuyer là où il faut, avec un regard actuel sur notre monde et le « c’était mieux avant »
Dans la continuité, avec un bon niveau et une nouvelle ambiance à chaque album, ce qui fait le charme de cette série. Une vision de l'époque "western" sous d'autres angles.
L'album est beau. Sa couverture, son dessin, la qualité de l'édition, tout est chatoyant. Cependant l'histoire est assez décevante et enchaîne les épisodes entre les deux héroïnes sans offrir la moindre réflexion ni point de vue sociologique, émotionnel ou autre. Cela ressemble beaucoup à la littérature jeunesse de type "club des cinq" ou les "7 compagnons". C'est plaisant à lire pour les lecteurs de moins de 10 ans mais ce n'est pas vraiment de la littérature. C'est un peu la même chose avec ce livre. Les bons sont vraiment bons, et il n'y a pas réellement de méchants.
Certes pour rendre l'histoire attrayante, l'autrice a choisi de décaler le lieu et l'époque en créant un monde légèrement imaginaire. Mais cela ne comble pas le creux du scénario et du propos.
Dommage car comme je l'ai dit le livre est beau à feuilleter mais vain à lire.
J'adore cette série scénario grandiose protection animale, anticipation personnages forts attachants et dessins splendides AOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU. A posséder dans sa bibliothèque
Je découvre et lis Jonathan pour la première fois.
Ce 1èr album peut se lire seul.
Le scénario est excellent, en seulement 48 planches et sans texte superficiel l'auteur nous delivre une histoire, des souvenirs, de l'émotion, on ne peut faire mieux. (Alors que 250 semblerait nécessaire aujourd'hui lorsqu'on voit la plupart des romans graphiques)
Le dessin est réussi, simple avec une mise en page originale pour l'époque. Peut-être la couleur manque un peu de subtilité.
Je ne sais pas comment la série a été perçue lors de sa sortie mais en 2026 cet album est à lire avec grand plaisir.
La question centrale qui se pose dans cette œuvre est la suivante : comment trouver sa place quand on est pas certain de le mériter ?
On va suivre Louis Dansart, un étudiant en dernière année de droit durant les années 50 à Bruxelles lors des travaux pour l'exposition universelle. C'est présenté comme un genre de satyre ou de fable social pour nous raconter le récit d'un jeune homme sans doute trop ambitieux. Il vient d'un milieu modeste et doit le masquer pour pouvoir arriver à ses fins et être acceptée par la bourgeoisie.
Cela va l’entraîner dans des déboires proche d'un vieux polar. Tout sera une question de porter un masque lors des rapports sociaux dans une quête des apparences. Or le déguisement cache toujours une réalité un peu moins glorieuse ou honorifique. Il sera malheureusement rattrapé d'où le titre qui paraît justifié.
J'ai bien aimé le graphisme de Thomas Campi (dessinateur italien) qui joue merveilleusement bien sur la couleur pour créer une ambiance assez unique en son genre.
Au final, un bel album qui se lit très bien et qui pose surtout les bonnes questions pour une réflexion tout en douceur.
Question :
Sur la plus part des images de la couverture, il est bel et bien écrit "les 5 nations de New-York" ... sur l'image de la FNAC Belgique, il est écrit "le 5 états de "New-York" (je parle bien de l'édition Vertigo - même si j'ai vérifié le Panini qui porte le titre originel).
Y a-t-il eu réédition avec changement de titre ???
Ma note va pour le diptyque, et donc volume 2 et 3. Le scénario est plus complexe que celui du premier volume de cette série et nécessite donc ces 2 volumes pour le détailler correctement. Cette fois Irons se retrouve forcé pour intervenir dans un projet pour lequel il a les compétences d'ingénieur. Cette histoire fait voyager et plonge le lecteur dans une véritable aventure. Irons reste le personnage fidèle à lui même après sa découverte dans le premier volume: misanthrope, peu bavard, mais calme, lucide, pragmatique. Pas du tout un super héros, mais ses qualités semblent suffisantes pour se sortir des situations les plus compliquées. Les dessins de Brahy restent de bonne facture et rendent bien l'ambiance, les paysages et les actions rencontrés pendant cette aventure. Cette série ne pouvait sans doute pas se prolonger éternellement de par ce thème assez spécifique mais quelques volumes de plus avec cette qualité de scénario et dessins auraient été interressant.
Secret War est une mini-série (5 issues) comme je les apprécie chez Marvel, d'un point de vue où il s'agit d'un run qui laissera d'avantage de libertés aux artistes. Son atmosphère d'opération clandestine et les peintures de Gabriele Dell'Otto impressionnent. Cependant la narration fragmentée par des dossiers indigestes, ainsi qu'un dénouement abrupte laissent un sentiment d'inachevé. Une lecture marquante davantage pour son style et son influence que pour son intrigue.
C’est très bien, mais j’en ressors avec une sensation de petit gâchis. Ce n’est pas toujours clair, que ce soit au dessin ou dans le scénario, ça casse le rythme. Et c’est très bavard ! En tout cas, c’est hyper original.
J'aime bien cette sèrie , l'histoire de ces 2 familles se lit avec plaisir et grace à un suspense et une fin surprenante nous tient en haleine , le seul très gros problème sont les dessins surtout pour le tome 4 car le dessinateur a changé et c'est un massacre donc la note aurait été plus favorable sans ce dernier tome , à lire car très prenant
J'ai beaucoup aimé ce récit qui décrit un monde apocalyptique digne du fameux flop de Kevin Costner à savoir « Waterworld » où le monde est littéralement englouti. J'ai eu du mal à croire cependant qu'un volcan pouvait être à l'origine d'une telle catastrophe planétaire mais bon.
Il y a un coté assez survivaliste digne de « Walking Dead » où il faut opérer des choix pour sauver le maximum de vie. Je suis assez surpris par le choix du père qui va préférer sauver 6 de ses enfants et en laisser 3 (les plus faibles) voués à une mort certaine. Le choix paraît logique mais difficilement supportable notamment pour la mère de famille.
Oui, il est question d'amour et de résilience face à des événements qu'on ne contrôle pas. Malheureusement, tout le monde n'en réchappera pas vivant. Il n'y aura pas forcément de happy end en bonne et due forme ce qui rend le récit particulièrement crédible à l'exception de l'attaque du poisson géant.
J'ai également beaucoup aimé le dessin dont certaines planches sont tout simplement magnifique notamment celle des cauchemars de Louie qui donne du relief à la fameuse vague. Les couleurs à l'aquarelle apportent un niveau assez remarquable.
Juste après la vague est un récit post-apocalyptique qu'il faut découvrir dans sa vie de lecteur et qui pose de bonnes réflexions sur notre avenir.
Complètement nul! Cette histoire de Zelda qui relate (très sommairement) A Link to the Past, sorti sur SNES en 1991, est originalement parue dans le magazine américain Nintendo Power. L'histoire est très enfantine, il n'y a aucun développement, Link obtient tout très rapidement et très facilement, jusqu'à la confrontation finale contre Ganon. Le dessin n'est pas fameux non plus. Bref, aucun intérêt!
J'ai du mal à voir le rapport avec le 1er album de Hertz...
Je m'étais arrêté au 3ème album de cette série en me demandant où on allait.
Et effectivement, la trame du Triangle Secret s'est bien diluée au point que je ne me souvient plus du début de cette série.
L'aventure napoléonienne est tout de même difficile à avaler.
Etait-il vraiment nécessaire de tordre l'Histoire à ce point ?
Et au fait, quelqu'un sait-il comment Martin Hertz est mort ?
Si c'est raconté quelque part, je ne sais plus où...
On se demande comment et pourquoi financer une telle enquête ?!
A part cette incongruité, un petit polar sans surprise à la lecture facile mais sympa tout de même.
Cette édition en fac-similé de planches originales est une vrai réussite.
135 planches réunies, avec la possibilité d'acheter un original à sa sortie c'est une excellente initiative.
Le papier est moins épais qu'habituellement à cause du nombre de pages.
Il est blanc ce qui évite d'assombrir l'impression (comme sur les très vilains Asterix sur papier jaune) et les marges minimum ce qui permet de profiter pleinement des planches.
L'histoire est évidemment un peu désuète mais reste en 2026 agréable à lire. C'est une double enquête qui peut parfaitement convenir à la jeunesse sans être cucul, complots politiques, traîtrises, assassinats...
Le dessin, rien à redire il y a de très beaux plans, vues, décors, tout est bien détaillé. Quelques personnages sont parfois difficiles à distinguer, mais le tout est plaisant. Et surtout profiter de la version originale, quel regal.
Certes, l'album est un peu coûteux mais il a du demander un travail incroyable pour obtenir et manipuler les originaux.
"Le sanctuaire" est un récit accrocheur mais qui manque de maturité dans le traitement des personnages et de l'intrigue pour obtenir quelque chose de plus impactant sur la durée et en définitive.
Jerome Lavoine montre ici tout son talent graphique avec un dessin semi-réaliste intéressant en bichromie, le travail plus poussé sur la lumière manque un peu, le choix d'avoir uniquement deux couleurs limite aussi les choix dans les valeurs. Les personnages sont suffisamment bien représentés et cohérents pour être remarqués malgré certaines expressions faciales étranges ou qui ne semblent pas tout à fait raccord avec le moment vécu. Le mouvement est cependant fluide et réussi.
C'est le récit qui peine à se trouver convainquant par manque de justesse et de nuances dans les personnages, notamment celui du père, trop ambivalent avec une situation anodine qui change le personnage du tout au tout. Gemma est également un personnage mystérieux, mais difficile à cerner (avec une relation père-fille presque exclusive assez étrange). C'est pourtant bien construit sur la base d'un récit post-apocalyptique où les oiseaux semblent véhiculer une maladie grave pour l'homme, cela me rappelle "Soleil Froid" de Jean-Pierre Pécau et Damien qui joue sur le même tableau post apocalyptique en 3 tomes.
Un one-shot qui montre un certain potentiel de la part de Jérôme Lavoine qui mériterait quelques ajustements, mais dont je n'ai pas déprécié la lecture.
Voici un gros roman graphique qui nous raconte, au sens figuré, une "mise à mort". Il évoque un moment clé dans la vie où tout peut basculer. C’est le cas pour Pierre, un enfant sensible, qui va décevoir son père : un homme au regard du monde plutôt fermé, voire raciste, homophobe et viriliste.
Nous suivons à la fois le jeune Pierre dans son enfance et le jeune homme qu'il devient, à travers deux périodes différentes de sa vie, avec un basculement vers l’une ou l’autre. À la trentaine, il peine encore à trouver sa place, tant dans sa carrière d’artiste que dans sa vie sentimentale, où il ne fait pas toujours les bons choix.
J’ai beaucoup apprécié le dessin, qui trouve toute sa puissance dans les décors montagnards. Une certaine douceur se dégage, conférant un cachet particulier à l’ensemble. Les paysages, magnifiquement illustrés, sont d'une beauté saisissante, notamment dans de superbes planches colorées. La nature y est sublimée, même si l’on perçoit aussi les effets du changement climatique.
Je tiens à préciser qu’il s’agit d’une lecture pour un public averti, car certaines scènes sont assez crues, renforçant ainsi la dimension de maturité de l’œuvre. Le thème central tourne autour de l’acceptation de soi et des remises en question dans une quête d’identité.
En conclusion, c’est une belle œuvre, portée par une fin assez inattendue que l’on aurait sans doute souhaitée un peu différente.
J'ai trouvé ce troisième tome meilleur que le précédent, les dialogues m'ont paru plus crédibles. C'est certain que c'est léger et qu'il n'y a rien de particulièrement révolutionnaire ici, mais bon, c'est Paul. Je vais probablement continuer à lire la série par curiosité, mais pas sûr de comprendre pourquoi c'est devenu aussi culte.
Au-delà de la violence, "Crossed" marque surtout par sa vision très sombre de l'être humain. L'infection ne transforme pas vraiment les gens en monstres : elle enlève simplement toutes les limites qui les empêchent de faire le pire. C'est ce qui rend l'histoire aussi dérangeante, car les « infectés » restent conscients de leurs actes. Le comic ne cherche donc pas seulement à choquer, mais aussi à montrer ce qui pourrait arriver dans un monde où plus aucune règle morale n'existe.
Pour le dessin, c'est Jacen Burrows dont je n'ai jamais été fans. Ses décors sont trop nets/simples, ça sonne faux . Ses personnages ne sont pas attachants pour un sou et souvent ressemblants... Et puis les couleurs n'aident pas, il a un trait fait pour le noir et blanc je trouve. Reste la mise en scène et le découpage efficaces. Les violences, mutilations et agressions sont représentées de façon frontale, sans chercher à les adoucir ou à les mettre hors champ. Cette approche rend l'horreur particulièrement marquante, mais peut aussi rebuter certains lecteurs tant certaines scènes sont graphiques et difficiles à regarder.
Conclusion : Avec "Crossed", Garth Ennis livre un comics des plus dérangeants et controversés du genre horrifique. Dès ses premières pages, il impose un univers brutal où toute notion d'humanité semble avoir disparu. Une sorte de "Walking Dead", plus dérangeant mais bien en-dessous en terme de psychologie des personnages. En gros, pour ceux qui veulent du très sale avec un scénario honnête.
Cet album est intéressant à plus d'un titre, car outre l'intrigue et l'action, il nous raconte une page de l'histoire de la BD mondiale. Notamment la tentative de Dargaud de s'implanter aux Etats-Unis.
En tant que contact (go-between) Mrs Green intervient à San Diego dans le cadre d'un vol de planches originales assurées pour un million de dollars. L'action se passe alors que se tient le célèbre Comic Con. La transaction et la restitution se déroulent sans anicroches, mais des meurtres sadiques de l'experte BD et de jeunes fans, plus la disparition des BD, entrainent Kelly dans une sombre enquête. Au centre de l'affaire, un flic brutal et sans scrupules, et un animateur TV et collectionneur BD adepte du SM que tout pourrait accusé. Mais Miss Green a plus d'un tour dans son sac...
L'ambiance, les personnages, le déroulé de l'histoire, me font penser à un bon épisode de Columbo. Un bon point. Stan Drake campe des personnages crédibles, à la franco-belge pourrait-on dire, l'intrigue se tient.
Le bonus est que l'histoire se passe dans l'univers de la BD des années 80. On est invité au Comic Con de San Diego *, on y croise Will Eisner, Jack Kirby, Milton Caniff, Burne Hogarth, Shel Dorf le fondateur de l'évènement BD, le nom de Claude Moliterni est cité. Les planches originales appartiennent à l'éditeur français Joseph Dorval, dont le représentant aux States est Marcel Grégoire. Il s'agit évidemment de Georges Dargaud et Michel Greg.
On est à l'époque où l'éditeur d'Astérix crée sa filiale US, traduit ses vedettes en anglo-saxon (dont Blueberry, Lucky Luke, Valérian, Iznogoud, Léonard), et édite des séries US, notamment "Kelly Green" de Leonard Starr et Stan Drake. Greg est alors l'agent de Dargaud sur place, il dirige la Dargaud Publishing International. Mais au pays des comics, l'album franco-belge n'y a pas (encore) sa place, et Dargaud n'insistera pas dans sa tentative.
Outre le clin d'oeil des auteurs à leur éditeur français, il est plaisant que cet album de BD, "La flibuste de la BD" (pas terrible ce titre), s'inscrive dans l'histoire de la BD trans-atlantique. Qui aujourd'hui connait un rapprochement évident, où les BD des deux rives s'observent et se répondent.
* à noter que Leonard Starr a reçu un Inkpot Award au salon de 1982.