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Yvette Labrousse

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Yvette Labrousse
BERJAYA
Yvette Labrousse en 1930.
Titre de noblesse
Aga Khan
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Famille
Conjoint
Aga Khan III (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata

Yvonne Blanche Labrousse, connue sous le nom d'Om Habibeh, Begum Aga Khan, née le à Sète et morte le au Cannet, est l'épouse de l'Aga Khan III, après avoir été Miss France 1930.

Elle est la 6e Miss France de l'histoire du concours[1].

Jeunesse lyonnaise et élection Miss France

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Yvette Labrousse est la fille d'Adrien Labrousse, chauffeur de tramway, originaire de Charente-Maritime, et de Marie Bouet, couturière dans la haute couture[2], originaire de l'Hérault. Après Sète et Cannes, c'est dans l'agglomération lyonnaise que la famille s'installe[1], à Oullins (Rhône), une petite ville à huit kilomètres au sud de Lyon[3].

Elle s'inscrit et participe à un concours de beauté et est élue Miss Lyon 1928 (dite à l'époque Reine de Lyon), puis première dauphine de Miss France 1929, perdant le titre de Miss France à cause de sa taille, de 1,83 m[4].

Elle se représente à l'élection l'année suivante et remporte le titre de Miss France 1930, à Paris, et représente la France à des évènements culturels à travers le monde. C'est en Égypte, où elle assistait à une fête organisée par une princesse égyptienne[3], qu'elle rencontre son futur époux, l'Aga Khan III.

Épouse de l'Aga Khan III

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Le [5], elle épouse l'Aga Khan III, 48e imam des Ismaéliens nizârites, qui a déjà été marié trois fois[2]. Leur nuit de noces a lieu au palace égyptien Old Cataract à Assouan[6]. Se convertissant à l'islam, elle devient la bégum des Ismaéliens nizârites. Elle adopte le nom de Om Habibeh, que lui accorde son mari et qui signifie « La Mère de la bien-aimée »[7]. Elle est dès lors appelée « la Begum Om Habibeh » ou « Om Habibeh, Begum Aga Khan ».

Ils s'installent dans le sud de la France, dans une somptueuse propriété du Cannet, la villa Yakimour[8].

Contrairement à ce que murmuraient les mauvaises langues dans les salons de la haute société, sa conversion à l'islam n'était pas une conversion de façade, un simple vernis pour satisfaire au protocole, mais une conversion de conviction : elle s'installe au Caire, loin des agitations de la Côte d'Azur et commence un apprentissage rigoureux, sous la direction d'érudits musulmans, étudiant le Coran et s'imprégnant de la mystique soufie et de la poésie persane. Elle apprend en outre l'arabe et les codes de la bureaucratie ismaélienne.

En 1954, le jour du jubilé de l'Aga Khan, en reconnaissance de services exceptionnels rendus aux côtés de son époux, celui-ci  honoré chaque année par ses fidèles de son poids en or  lui accorde le titre spirituel de Mata Salamat, qui signifie « Mère de Paix »[3]. Elle est la troisième bégum des Ismaéliens nizârites en quatorze siècles à porter ce titre.[réf. nécessaire]

Elle accomplit le pèlerinage à La Mecque en 1955.

Après avoir apporté beaucoup de réconfort dans les dernières années de sa vie à son époux, celui-ci meurt le . Conformément à ses souhaits, elle lui élève un mausolée en Égypte  le mausolée de l'Aga Khan , à Assouan, car disait-elle : « il avait l'habitude de dire que l'Égypte est le drapeau de l'islam ». Le mausolée de l'imam (désormais fermé au public) devient alors l'un des monuments les plus visités d'Égypte. Elle dira : « Si quelqu'un souhaite réciter la Fatiha sur la tombe, on ne peut le lui refuser. » Tous les ans, elle dépose une rose rouge sur le mausolée : « Je pense à lui tout le temps, confie[-t-elle] au journaliste Youssef El-Deeb[réf. nécessaire] ; il ne me quitte jamais ; il est toujours avec moi. Il vit en moi. Cela fait trente-cinq ans qu'il est mort, et je suis heureuse qu'il m'ait donné la possibilité de construire ce mausolée. J'en suis très fière. »

Elle s'éteint paisiblement le à l'âge de 94 ans au Cannet et est inhumée à Assouan, auprès de son époux.

L'Aga Khan III et la Bégum Om Habibeh n'ont pas eu d'enfants.

Les bijoux de la Bégum

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Elle est victime d'un vol de bijoux le , c'est le vol des bijoux de la Bégum : le butin est raflé en deux minutes lors de l'attaque de la Cadillac qui transportait le couple de sa villa Yakimour[9],[8] du Cannet vers l'aéroport de Nice[10]. Ce vol, organisé par le truand Paul Leca, aurait inspiré Les Bijoux de la Castafiore à Hergé, la bégum s'étant exclamée : « Ciel, mes bijoux[11] ! »

Notes et références

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  1. 1 2 Hubert Guérin, Miss France : du rêve à la réalité, Éditions Vérone, (ISBN 9791042309183, lire en ligne).
  2. 1 2 Léopoldine Dufour, « La Miss France Sétoise qui a épousé un milliardaire », sur radiofrance.fr, (consulté le ).
  3. 1 2 3 Maïlys Brunel et Candice Dupret, « Yvette Labrousse : de Miss France à princesse », sur Point de vue, (consulté le ).
  4. Gallica
  5. Cyrille Boulay, Histoires d'amours royales, Place des Éditeurs, , 200 p. (lire en ligne), p. 96-99
  6. Bertrand de Saint-Vincent, « Old Cataract. L'éternité devant soi », Le Figaro, mercredi 20 août 2014, page 20.
  7. « Egypte — Funérailles au bord du Nil pour la veuve de l'Aga Khan III », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  8. 1 2 Kahina Sekkaï, « L'incroyable destin d'Yvette Labrousse, la Miss France devenue princesse qui inspira un album de Tintin », sur Vanity Fair, (consulté le ).
  9. Contraction de Yvette Aga Khan et amour.
  10. Jean-Pax Méfret, Le vol des bijoux de la bégum. Les dessous de l'enquête, La Procure, , p. 280
  11. Jacques Pradel, « Affaires qui finissent bien », émission L'heure du crime sur RTL, 31 décembre 2012
  • Bernard Gervaise, « Les gaités de la semaine », Le quotidien de Montmartre, (lire en ligne).

Liens externes

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