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Les Innocents aux mains sales

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Les Innocents aux mains sales
Réalisation Claude Chabrol
Scénario Claude Chabrol
Acteurs principaux Romy Schneider
Rod Steiger
Pierre Santini
François Maistre
Sociétés de production Jupiter Generale Cinematografica
Les Films de La Boétie
Terra Filmkunst
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Genre Drame
Durée 121 minutes
Sortie 1975

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Les Innocents aux mains sales est un film franco-italo-ouest-allemand réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1975. Le scénario du film se passe à Saint-Tropez, où Wormser vit retiré des affaires avec sa femme, Julie, beaucoup plus jeune que lui. Cardiaque, il doit éviter les rapports sexuels et se saoule pour oublier sa frustration. Julie devient la maîtresse de Jeff, un voisin écrivain. Les amants décident de tuer Wormser en camouflant sa mort en accident de canotage. Malheureusement, les choses ne se déroulent pas comme prévu. Julie est horrifiée d'apprendre que non seulement son mari disparaît, mais aussi tout son argent et son amant.

Alors qu'elle bronze nue dans le jardin de sa villa à Saint Tropez, Julie voit atterrir bien malencontreusement sur son corps un cerf-volant... Il appartient à Jeff, son voisin, du style Playboy, et très vite ils engagent la conversation et sympathisent...

Julie se sent délaissée par son mari richissime, qui boit trop, et qui comme pour s'en excuser, lui offre une Datsun 260Z.

Jeff fréquente de plus en plus souvent le couple et devient l'amant de Julie : ils s'entendent si bien qu'ils vont projeter de tuer le mari encombrant pour le dépouiller de sa fortune et couler des jours heureux ailleurs...

Julie assènera plus tard un violent coup de massue sur la tête de son mari endormi , cuvant son alcool, et comme il est mort, elle va quérir un emballage plastique pour s'apprêter à le transporter dans le bateau ancré sur leur embarcadère...

Plus tard, entendant du bruit, elle constate que le corps du défunt a disparu et que son amant traîne le lourd sac et son cadavre derrière lui... Le lendemain, elle trouve sous sa porte une lettre de Jeff parti se forger un alibi en Italie et qui lui promet qu'il reviendra dans quelques jours...Julie se rend à la Banque où elle apprend que son mari avait retiré tout son argent, mis en vente la villa, et qu'elle avait tout perdu !....

Tandis que la Police enquête sur la disparition de son mari, elle lui apprend qu'on a retrouvé sa Datsun ayant raté un virage, et dévalé une falaise. Elle n'a donc plus aucune nouvelle de son amant et se retrouve seule dans la vie.... Seule ?

Fiche technique

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Distribution

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Production et tournage

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Pour le tournage, Romy Schneider joue en anglais toutes les scènes avec l'acteur américain Rod Steiger. Elle a également assuré elle-même le doublage anglais du reste du film (joué en français) pour la version destinée aux pays anglophones. Par ailleurs, Claude Chabrol déclarera s'être mal entendu avec l'actrice quant à leurs visions respectives sur la nature même du film : pour le réalisateur, il s'agissait d'une « énorme farce » ; pour Romy Schneider d'une « théorie de la tragédie », entraînant dès lors une « incompatibilité d'humeur » entre eux selon Claude Chabrol, qui en revanche s'est senti « en sympathie et en complicité » avec Jean Rochefort, lui-même étonné d'avoir été choisi par un réalisateur étiqueté Nouvelle Vague[1].

Dominique Zardi, qui joue un petit rôle de policier, est l'auteur pour ce film de la chanson Je sais. Enfin, une allusion est faite à ce film dans Les Bidasses s'en vont en guerre (1974) de Claude Zidi.

Accueil critique

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« Les Innocents aux mains sales (1974) était bizarre : il y avait dedans un jeune premier italien qui était hallucinant de médiocrité, épouvantable, mais vraiment à chier (rires)… Romy Schneider était la seule femme du film – même les figurants étaient des hommes – et c'était intéressant de voir que cette fille pouvait se mettre avec n'importe quel crapoteux. Il faut bien dire ce qui est : ce film n’est pas terrible. Mais vous voyez, c’est quand même une curiosité. »

 Interview de Claude Chabrol par Serge Kaganski, parue dans Les Inrocks en 1995[2]

Accueil public

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Ce film n'a pas attiré les foules : à sa sortie, on comptabilisait 533 910 spectateurs en salles[3]. En 1975, la première place du box-office était prise par La Tour infernale de John Guillermin et Irwin Allen avec 4 466 376 entrées[4].

Notes et références

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  1. Jean-Philippe Guerand, Jean Rochefort: Prince sans rire, éditions Robert Laffont, 2017 (ISBN 9782221216811), p. 236.
  2. « Claude Chabrol : "Tourner des conneries, c'est pas grave" », Les Inrocks, 23 août 1995, consulté le 4 septembre 2013.
  3. « Les Innocents aux mains sales », sur jpbox-office.com (version du sur Internet Archive)
  4. « 1975 », sur cbo-boxoffice.com

Liens externes

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