Le Moule
| Le Moule | |||
Église Saint-Jean-Baptiste du Moule. | |||
Blason |
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| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Guadeloupe | ||
| Département | Guadeloupe | ||
| Arrondissement | Pointe-à-Pitre | ||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre | ||
| Maire Mandat |
Gabrielle Louis-Carabin 2020-2026 |
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| Code postal | 97160 | ||
| Code commune | 97117 | ||
| Démographie | |||
| Gentilé | Mouliens | ||
| Population municipale |
23 014 hab. (2023 |
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| Densité | 278 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 16° 20′ 00″ nord, 61° 21′ 00″ ouest | ||
| Altitude | Min. −1 m Max. 120 m |
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| Superficie | 82,84 km2 | ||
| Type | Commune urbaine et littorale | ||
| Unité urbaine | Pointe-à-Pitre-Les Abymes (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Les Abymes (commune de la couronne) |
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| Élections | |||
| Départementales | Le Moule (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Deuxième circonscription | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
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| Liens | |||
| Site web | lemoule.fr | ||
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Le Moule (connu sous le nom de Moul ou a Moul en créole guadeloupéen) est une commune française, située dans la département et la région d'outre-mer de la Guadeloupe. Localisée au nord-est de l'île de Grande-Terre, sur la façade atlantique, son économie repose principalement sur l'agriculture et le tourisme.
Le nom de la commune provient du terme « môle », qui signifie « jetée ». ses habitants sont appelés les Mouliens et les Mouliennes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
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D'une superficie de 82,8 km2[1], le territoire de la commune du Moule occupe la partie centrale de la côte est de la Grande-Terre, face à l'Océan Atlantique. Le centre-ville est implanté sur la rive gauche de la rivière d'Audoin. La rive droite abrite le quartier et la plage de l'Autre Bord. À l'ouest, le noyau urbain est délimité par la Ravine du Nord-Ouest, qui se jette dans la baie du même nom.
L'espace urbain s'organise selon un axe nord-ouest / sud-est, structuré par deux artères principales : la rue Saint-Jean et le boulevard Général-de-Gaulle (anciennement boulevard Rougé). À l'est du centre-ville, le boulevard maritime Lucette Michaux-Chevry longe le littoral. Le réseau routier communal permet de relier Le Moule aux communes voisines de Morne-à-L'eau et de Petit-Canal, ainsi qu'à l'agglomération de Pointe-à-Pitre et des Abymes.
Climat
[modifier | modifier le code]Le Moule bénéficie d'un climat tropical, classé de type tropical de savane à hiver sec (Aw) selon la classification de Köppen[1]. L'hiver est sec et plus frais, tandis que l'été est humide et plus chaud.
L'année se divise en deux saisons principales : le carême, correspondant à la saison sèche et s'étendant de décembre à avril, marqué par des températures plus fraîches et des précipitations plus rares, ainsi que l'hivernage, correspondant à la saison humide et s'étendant de juin à novembre, marqué par une atmosphère plus chaude et humide.
Du fait de son ouverture sur l'océan Atlantique, le territoire communal est constamment balayé et tempéré par les alizés. La commune reste par ailleurs exposée au risque cyclonique, dont la saison s'étend officiellement de juin à novembre.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
31,4 4.1.2024 |
32,7 2.2.2024 |
33,6 9.3.2023 |
32,3 21.4.2024 |
33,4 20.5.2024 |
33,1 11.6.2024 |
33,4 28.7.2024 |
34,2 27.8.2025 |
35,1 20.9.2024 |
34,6 2.10.2025 |
33,3 14.11.2024 |
31,9 6.12.2023 |
35,1 2024 |
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| Maximale moyenne | 28,4 | 28,5 | 28,9 | 29,6 | 30,4 | 30,7 | 30,9 | 31,1 | 31 | 30,6 | 29,7 | 28,9 | 29,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 25,1 | 25,1 | 25,4 | 26,2 | 27,1 | 27,8 | 27,9 | 28 | 27,5 | 27,1 | 26,4 | 25,8 | 26,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 21,8 | 21,7 | 21,9 | 22,8 | 23,8 | 24,8 | 25 | 24,8 | 24 | 23,6 | 23,1 | 22,6 | 23,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
15,5 22.1.2017 |
14,9 27.2.2000 |
16,2 15.3.2013 |
17,1 9.4.1997 |
19,3 17.5.2008 |
19,6 3.6.2022 |
21,3 18.7.2020 |
21,1 1.8.2002 |
21,1 10.9.2018 |
19,7 31.10.2021 |
17,5 29.11.2001 |
16,9 10.12.2022 |
14,9 2000 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 78,2 | 49,5 | 67,6 | 85,4 | 108,1 | 91,2 | 111,5 | 141,1 | 158,2 | 179,2 | 178,8 | 114,4 | 1 363,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 14 | 11,4 | 10,5 | 12,1 | 12,1 | 11,9 | 15,1 | 15,9 | 14,6 | 16,3 | 15,4 | 16,4 | 165,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,7 | 1 | 1,8 | 2,3 | 3 | 2,2 | 3,1 | 4 | 4,4 | 5,6 | 4,6 | 2,7 | 36,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
100 3.1.2011 |
56,4 8.2.2024 |
98,5 24.3.1995 |
101,5 26.4.2023 |
101 8.5.2002 |
72,5 17.6.2003 |
105 8.7.2018 |
120 27.8.1995 |
124,4 18.9.2017 |
197 9.10.2025 |
127 19.11.1999 |
119,5 15.12.1995 |
197 2025 |
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Faune et flore
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La végétation du territoire communal présente une grande diversité, régie par des facteurs écologiques tels que la topographie, la nature des sols, l'humidité ainsi que l'exposition aux vents et aux embruns. Cinq écosystèmes principaux se distinguent sur le plan environnemental :
- le domaine marin : les fonds marins de la commune se caractérisent par des herbiers de phanérogames, dominés par l'herbe à tortue (Thalassia testudinum) et des espèces du genre Cymodocea sp. Cet habitat abrite une faune variée, notamment des oursins (dont l'oursin blanc Tripneustes ventricosus), diverses espèces de poissons et le lambi (Aliger gigas). Des édifices coralliens frangent également certaines portions du littoral, servant de zones de frayère et de refuge ;
- la mangrove : ce milieu humide forestier se développe au niveau des estuaires de la rivière d'Audoin et de la ravine du Nord-Ouest, ainsi que le long de dépressions mineures. La strate arborescente y est dominée par les palétuviers rouges (Rhizophora mangle), et blancs (Laguncularia racemosa), accompagnés au niveau du sol par la fougère dorée (Acrostichum aureum) ;
- le domaine arénicole (littoral sableux) : soumis à une forte influence éolienne et aux embruns marins, ce milieu abrite des plantes pionnières xérophytes , telles que la patate bord-de-mer (Ipomoea pes-caprae) et le haricot bord-de-mer (Canavalia rosea). La végétation arbustive et arborée est représentée par Lithophila muscoides, Blutaparon vermiculare, le raisinier bord-de-mer (Coccoloba uvifera), le mancenillier (Hippomane mancinella), le cocotier, l'icaquier et le poirier-pays (Tabebuia heterophylla) ;
- le domaine intérieur (savanes et taillis) : caractérisé par des formations herbacées du genre Paspalum sp. et des fourrés de faux-mimosa (Leucaena leucocephala, localement appelé « zagadi »), cet espace anthropisé est historiquement et principalement dédié à la culture de la canne à sucre, à l'agriculture vivrière et à l'élevage ;
- les formations semi-hygrophiles des Grands Fonds : situées plus à l'intérieur des terres, ces forêts et savanes bénéficient d'un microclimat plus humide favorisé par le relief de mornes karstiques et de ravines encaissées. Ce milieu est propice à l'arboriculture fruitière (goyaviers, arbres à pain, corossoliers, abricotiers-pays) ainsi qu'au maraîchage.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Le Moule est une commune urbaine, car elle est classée parmi les communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pointe-à-Pitre-Les Abymes, une agglomération intercommunale regroupant 11 communes[5] et 253 438 habitants en 2023, dont elle constitue une commune de la banlieue[6],[7].
Par ailleurs, la commune est intégrée à l'aire d'attraction des Abymes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].
Bordé par l'Océan Atlantique à l'est, Le Moule est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[10]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique. En dehors des espaces déjà urbanisés, le principe d'inconstructibilité s'impose sur la bande littorale des 100 mètres, distance pouvant être étendue par le plan local d’urbanisme[11],[12].
Lieux-dits, hameaux et écarts
[modifier | modifier le code]Le territoire communal comprend de nombreux lieux-dits, hameaux ou quartiers traditionnels :
- Alleaume
- Audoin
- Bacquié
- Barthel
- Bauvel
- Belle-Mare
- Bellevue
- Bénin
- Blanchard
- Bois-Baron
- Bois-David
- Boisvin
- Bon-Ami
- Bonan
- Bory
- Cadenet
- Caféière
- Caillebot
- Calebasse
- Carrère
- Champs-Grillé 1
- Champs-Grillé 2
- Château-Gaillard
- Cocoyer
- Creuilly
- Damencourt
- Després
- Dubec
- Duteau
- Durival
- Eau-Blanche
- Engerville
- Fréchou
- Gardel
- Gascon
- Gilles Arçon
- Gissac
- Gondrécourt
- Guénette
- la Houssaie
- Kerloury
- L'Anglais
- l'Autre-Bord
- l'Écluse
- l'Oranger
- la Baie
- la Croix
- la Fontaine
- la Mineure
- la Roche
- la Rosette
- la Source
- Laplante
- Laribotte
- Lauréal
- Lazare
- Lemercier
- Létaye
- Levasseur
- Mahaudière
- Malescot
- Marcel
- Massé
- Maudet
- Matignon
- Méthiviers
- Monplaisir
- Morel
- Morne Clarisse
- Néron
- Nord-Ouest
- Palais-Sainte-Marguerite
- Pavée
- Petite Guinée
- Port-Blanc
- Portland
- Rousseau
- Saint-Guillaume
- Sainte-Marguerite
- Saint-Nicholas
- Sergent
- Sommabert
- Sousse
- Vieille-Case
- Zevallos
Toponymie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Du Ve siècle av. J.-C. au XVIIIe siècle
[modifier | modifier le code]Le littoral moulien est occupé dès l'époque précolombienne, entre le Ve et le IIIe siècle av. J.-C., , par des populations amérindiennes originaires du bassin de l'Orénoque, rattachées à la culture saladoïde. Plusieurs gisements archéologiques, comprenant des poteries et des vestiges d'habitats, attestent de cette présence. C'est notamment le cas du site de l'abri Patate, qui abrite des gravures rupestres et témoigne d'une fréquentation continue entre les années 800 et 1100[13]. À partir du XVe siècle apr. J.-C., la culture matérielle de l'île évolue avec l'émergence des populations désignées sous le nom de Kali'na.
Le premier noyau de peuplement colonial se forme vers 1635 sur la rive droite de la rivière d'Audoin, sur l'actuel site de l'Autre Bord. L'établissement est initialement baptisé Portland, un toponyme conservé par un lieu-dit contemporain de la commune. En 1660, la signature du traité de Basse-Terre entre Français, Anglais et Amérindiens tente de pacifier la région, mais entraîne l'expulsion progressive des populations autochtones vers les îles voisines de Dominique et Saint-Vincent.
Au cours du XVIIIe siècle, Le Moule s'affirme comme l'un des principaux fiefs de l'aristocratie sucrière et coloniale de la Grande-Terre. Afin de soutenir l'essor économique et fluidifier le commerce maritime avec la métropole, le bourg est transféré en 1776 sur la rive gauche de la rivière d'Audoin, offrant un meilleur abri aux navires. La construction d'un môle de protection afin de sécuriser le port donne son nom définitif à la localité. La défense militaire du bourg et de ses plantations est renforcée dès les années 1760 par l'édification d'une batterie-poudrière[14].
Au XIXe siècle
[modifier | modifier le code]Au cours du XIXe siècle, le port du Moule s'impose comme le premier port commercial de la Guadeloupe, bénéficiant de sa situation unique d'exutoire maritime de la Grande-Terre sur l'océan Atlantique. Une part majeure de la production de sucre et de rhum de l'île y est embarquée à destination de la France métropolitaine. Ce commerce florissant englobe également le transit de coton, de café, d'engrais, de charbon et de matériaux de construction. Cette prospérité économique entraîne l'édification de vastes entrepôts commerciaux dans le bourg dès le début du siècle, ainsi que la construction d'un pont reliant le centre historique au quartier de l'Autre Bord.
En raison de son importance stratégique et commerciale, la ville devient une cible privilégiée pour la flotte britannique durant les guerres napoléoniennes. En 1809, l'entrée du port est le théâtre d'une importante bataille navale opposant les forces françaises aux navires anglais.
Le dynamisme économique de la commune est consacré par l'ordonnance royale du , qui accorde au Moule l'autorisation d'exporter directement ses marchandises vers la métropole sans l'obligation de transiter par Pointe-à-Pitre. Le territoire communal voit alors le nombre de ses exploitations coloniales culminer à près d'une centaine. Ces domaines agricoles fonctionnent pour la plupart sur un modèle agro-industriel intégré, mêlant cultures d'exportation (canne à sucre, coton, cacao), cultures vivrières et unités de transformation (sucreries et distilleries).
Afin de consolider la défense maritime de la cité, de nouveaux ouvrages fortifiés sont érigés en 1840, comprenant une batterie-poudrière à Petite-Anse et un fortin au quartier Cadenet. Pour sécuriser les manœuvres des navires de charge à l'entrée de la passe, des ancres de corps-mort sont scellées à même le récif corallien, structures dont les vestiges demeurent visibles aujourd'hui. C'est également au cours de cette période de prospérité, entre 1847 et 1850, qu'est construite l'église Saint-Jean-Baptiste, un édifice de style néoclassique bâti en grès importé et en calcaire dur.
L'abolition de l'esclavage en 1848 bouleverse profondément ce modèle économique reposant sur le système des plantations. Dès les années 1850, la baisse brutale de la main-d'œuvre disponible, conjuguée à une succession de mauvaises récoltes et à la concurrence agressive du sucre de betterave en Europe, provoque l'effondrement de l'économie locale. Les habitations-sucreries font faillite et sont abandonnées les unes après les autres.
En 1901, le territoire ne compte plus que quatre sucreries en activité et Le Moule perd définitivement sa prédominance économique au profit de l'agglomération de Pointe-à-Pitre.
Au XXe siècle
[modifier | modifier le code]En raison du déplacement des activités économiques vers l'agglomération de Pointe-à-Pitre, Le Moule traverse une période de relative stagnation au début du XXe siècle.
Le paysage urbain se modernise toutefois durant l'entre-deux-guerres sous l'impulsion de l'architecte Ali Tur et des municipalités successives. L'hôtel de ville, mis en chantier le , est officiellement inauguré le sous la magistrature de Charles Volange Romana, en présence du gouverneur de la Guadeloupe, Louis Tellier. Le passage dévastateur du cyclone de 1928 accélère la reconstruction et la restructuration des infrastructures locales. En 1932, l'église Saint-Jean-Baptiste fait l'objet d'une restauration d'envergure, marquée par l'installation de vitraux représentant les quatorze stations du chemin de croix.
Le patrimoine bâti de la commune évolue également : un entrepôt commercial datant de 1807 est reconverti en 1920 en usine de production de limonade destinée à l'exportation vers les États-Unis. En 1923, le site accueille la Société d’importation de plantes coloniales dirigée par l'ingénieur polonais Michel Wisosky. Racheté par la municipalité en 1931, ce complexe (qui conserve localement le nom d'« usine Wisosky ») est transformé pour abriter l'école des filles, puis le cours élémentaire des garçons.
Dans la nuit du 16 au , la commune est durement frappée par l'ouragan Hugo de catégorie 5, dont l’œil traverse le territoire. Les destructions sont massives : la toiture de l'église est arrachée, les infrastructures portuaires sont sinistrées et une grande partie du parc immobilier est endommagée. L'économie locale subit un arrêt brutal, affectant durablement l'industrie sucrière, le tourisme, la pêche et l'agriculture maraîchère.
Au XXIe siècle
[modifier | modifier le code]À partir du milieu des années 1990 et au début du XXIe siècle, Le Moule s'engage dans une politique de renouvellement urbain. Le cœur historique de la cité fait l'objet d'aménagements majeurs, incluant la réhabilitation de la place centrale (place de la Liberté), encadrée par la mairie et l'église, ainsi que la modernisation du boulevard maritime. L'ancienne usine Wisosky est restaurée et reconvertie en espace culturel et de loisirs.
L'extension urbaine se déplace vers le quartier de Damencourt, qui se structure par la création d'un pôle commercial, de nouvelles zones résidentielles et d'un parc paysager en front de mer. Enfin, les liaisons douces entre les deux rives de la rivière d'Audoin sont renforcées par la construction d'une passerelle piétonne moderne, reliant le centre-ville au quartier de l'Autre Bord.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]La commune du Moule est rattachée à l'arrondissement de Pointe-à-Pitre. Sur le plan électoral, elle constitue le bureau centralisateur du canton du Moule depuis le redécoupage cantonal de 2014, entré en vigueur en 2015. Auparavant, le territoire communal était divisé en deux circonscriptions cantonales : les cantons du Moule-1 et du Moule-2.
Pour les élections législatives, Le Moule est intégré à la 2e circonscription de la Guadeloupe, représentée à l'Assemblée nationale par le député Christian Baptiste (DVG), élu en 2022 et réélu en 2024.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Le Moule est membre de la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre depuis sa création en 2014. Au sein du conseil communautaire, la commune dispose d'une représentation fixée à seize conseillers.
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Jumelage
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations de référence des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[18],[Note 3].
En 2023, la commune comptait 23 014 habitants[Note 4], en évolution de +3,9 % par rapport à 2017 (Guadeloupe : −1,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]Comme l'ensemble des communes du département, Le Moule est rattachée à l'académie de la Guadeloupe. Le territoire communal dispose de dix-sept établissements du premier degré. Les infrastructures d'enseignement public et privé se répartissent comme suit : sept écoles maternelles publiques (Albert-Debibakas, Château-Gaillard, Laura-Flessel, Laure-Laurent-Soliveau, Laurette-Vitalle, Marie-Eva-Dupuits et Victor-Schœlcher (Sainte-Marguerite)) et dix écoles élémentaires (Albert-Debibakas, Amédée-Adélaïde, Aristide-Girard, Boisvin, Cocoyer, Gaston-Calmet, Grands-Fonds, Lacroix, Lydia-Galleron et l'école privée sous contrat Saint-Joseph-du-Moule).
L'enseignement du second degré est assuré par plusieurs collèges et un lycée de formation technique : les collèges publics Guénette et Général-de-Gaulle, ainsi que le collège privé sous contrat Saint-Dominique, et le lycée professionnel Louis-Delgrès.
Enfin, le quartier de l’Écluse accueille une antenne régionale de l'École de la deuxième chance, destinée à l'insertion sociale et professionnelle des jeunes adultes.
Santé
[modifier | modifier le code]La commune accueille une clinique privéé, Les Nouvelles Eaux marines, qui est équipée depuis d'un scanner[21].
Équipements culturels et sportifs
[modifier | modifier le code]Le Moule dispose de deux infrastructures culturelles municipales majeures :
- la bibliothèque multimédia ;
- le centre culturel Robert-Loyson, qui propose des ateliers d'expressions artistiques (danse, musique, théâtre, chant, peinture) et abrite une salle de spectacle et de cinéma d'une capacité de 400 places.
Plusieurs complexes et infrastructures permettent la pratique des sports sur le territoire communal :
- le stade multisports Jacques-Ponrémy ;
- une piscine municipale ;
- un club de tennis doté de plusieurs courts ;
- la base nautique municipale de l'Autre Bord ;
- plusieurs terrains de beach-volley aménagés sur la plage des Alizés.
La vie associative de la commune est animée par plusieurs groupements sportifs :
- Football : fondé en 1931, le Club sportif moulien (CSM) est le club phare de la ville. Son palmarès comprend onze titres de champion de la Guadeloupe (1945, 1947-1949, 1953, 1956, 1965, 1985, 2009, 2011, 2013), cinq Coupes de la Guadeloupe (1948, 1954, 1972, 1974, 2008) et deux titres de champion des Antilles (1947, 1955). La commune compte également d'autres équipes locales comme l'AS Moule et le Dynamo ;

- Surf : le littoral moulien abrite le spot de Damencourt, l'un des espaces de glisse les plus renommés de l'archipel guadeloupéen ;
- Canoë-Kayak : l'association Molem Gliss, établie au quartier de l'Autre Bord, propose la pratique sportive de compétition ainsi que des randonnées de découverte au sein de la mangrove ;
- Cyclisme : la discipline est représentée par l'Union cycliste du Moule (UCM) ;
- Basket-ball : le Moule Basket Club (MBC), fondé en 1998, structure la pratique locale pour plus d'une centaine de licenciés.
Grâce à ses infrastructures maritimes et son exposition éolienne, Le Moule a accueilli plusieurs compétitions internationales de sports de glisse et de plage :
- 1993 : Championnats de France de surf ;
- 1995 : Championnats panaméricains de surf ;
- 1997 : Championnats du monde de bodyboard et de surf ;
- 1997 : Championnats d'Europe de surf ;
- 2002 : Championnat du monde universitaire de beach-volley ;
- 2003 : Championnats du monde de Wave-Ski[22].
Économie
[modifier | modifier le code]Agriculture et pêche
[modifier | modifier le code]L'économie du Moule repose historiquement et principalement sur le secteur primaire, complété par un pôle industriel lié à l'énergie et une activité touristique. Une part majeure du territoire communal est consacrée à la culture de la canne à sucre. Le tissu agricole local s'articule autour de deux piliers agro-industriels : la distillerie Damoiseau (fondée en 1942 au domaine de Bellevue, elle constitue la dernière unité de production de rhum encore en activité sur l'île de Grande-Terre) et l'usine sucrière Gardel (créée en 1870, elle est l'unique sucrerie subsistant en Guadeloupe continentale, transformant environ 80 % de la récolte de l'archipel pour une production moyenne de 40 000 tonnes de sucre par an).
Le territoire accueille également des cultures de bananes et d'importantes exploitations maraîchères. Ces dernières font face à des épisodes récurrents de sécheresse et à un déficit chronique d'irrigation pendant le carême[23]. Pour pallier ce problème, le barrage de Létaye, d'une capacité de 700 000 m3, a été mis en service en 2002. Il est alimenté par des transferts d'eau douce provenant de la Basse-Terre via les prises d'eau de la rivière Bras-David et de la Grande Rivière à Goyaves ; son volume reste toutefois régulièrement déficitaire durant la période de carême[24].
Sur le littoral, Le Moule dispose du seul port de la côte atlantique de la Grande-Terre, dont l'activité est désormais essentiellement tournée vers la pêche artisanale.
Industrie
[modifier | modifier le code]Le territoire communal se distingue par la présence de la centrale thermique du Moule, exploitée par la société Albioma. Structurellement adossée à l'usine Gardel, cette installation valorise la bagasse (le résidu fibreux de la canne à sucre) fournie directement par la sucrerie durant la période de récolte.
Historiquement dépendante d'importations de charbon de Colombie et du Venezuela pour fonctionner hors saison cannière, la centrale a achevé sa transition énergétique environnementale. L'installation fonctionne exclusivement à partir de biomasse renouvelable (bagasse et granulés de bois certifiés), couvrant environ 30 % des besoins en énergie électrique du réseau de la Guadeloupe.
Secteur tertiaire
[modifier | modifier le code]Le secteur tertiaire est principalement dynamisé par le tourisme d'animation et de séjour. La commune s'est développée autour d'une station balnéaire réputée pour ses spots de glisse sur la côte Atlantique. Cette notoriété sportive s'est traduite par l'accueil d'événements d'envergure internationale, à l'instar des championnats du monde de wave-ski organisés sur le littoral moulien en 2003.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Monuments
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La commune abrite plusieurs monuments historiques, habitations et œuvres d'art :
- L'église Saint-Jean-Baptiste, construite entre 1825 et 1850, possède la particularité d'avoir conservé la façade de l'édifice original datant du XVIIe siècle[25]. Celle-ci, de style néo-classique, est construite en grès et calcaire, flanquée de maçonneries latérales présentant quatre colonnes ioniques surmontées d’un fronton triangulaire et de part et d'autre du portail, deux niches destinées à recevoir des statues[26]. Restaurée en 1930-1932 et 1990, respectivement à la suite des ouragans Okeechobee et Hugo, elle a été classée aux monuments historiques en 1978. Certains éléments de l'église (sacristie, clocher, presbytère) sont dus à l'architecte Ali Tur, intervenu entre 1930 et 1932.
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Charité du Moule.
- Outre les éléments religieux, deux écoles (école des filles et écoles des garçons des Grands-Fonds) ont aussi été bâties sur les plans d'Ali Tur[27].
- L'hôtel de ville, construit en béton armé entre le et le , réalisé par la Société anonyme d'entreprises industrielles de la Guadeloupe sur les plans de l'ingénieur Lecardez.
- L'habitation et la maison coloniale de Zévallos, qui a été construite sur kit dans les ateliers de Gustave Eiffel et transportée par bateau jusqu'au Moule. Elle est identique à sa « jumelle », la maison Saint-John-Perse de Pointe-à-Pitre. Elle a été classée aux monuments historiques en 1990.
- L'habitation sucrière Néron, qui abrite encore une maison coloniale, accueillant des expositions artistiques et événements culturels.
- Nombre d'anciennes habitations, avec des états de conservation variables, ainsi que d'anciens moulins, qui servaient à broyer et transformer la canne sont encore présents sur le territoire de la commune. La plupart sont des sites archéologiques protégés par arrêté préfectoral. On peut citer, entre autres, le moulin Saint-Guillaume, le moulin et l'habitation de Creuilly, le moulin Maudet, le moulin Durival, le moulin Sommabert et l'habitation Saint-Alary, le moulin Blanchard et l'habitation Dulot, l'habitation Vipart, le moulin l'Anglais, la distillerie la Mahaudière, l'usine de Chassaing, l'habitation Port-Blanc, l'habitation La Baie, le Moulin Bois-David, le moulin Sergent, le moulin d'Audoin et l'habitation Roma, le moulin Morel, le moulin Gavaudière, le moulin Salmon, le moulin de Gouyer, le moulin Bellemare, le moulin Alleaume.
- L'ancien fort et la batterie de canons, qui servaient à protéger la ville des assauts de la flotte anglaise, sont encore présents dans le bourg.
- Le musée archéologique Edgar-Clerc et le parc paysager de la Rosette, construits par l'architecte Jack Berthelot et inaugurés le . Le musée abrite une collection permanente d'objets précolombiens, dont certains mis au jour sur le territoire de la commune.
- L'abri Patate, avec ses gravures rupestres, inscrit aux Monuments historiques en 2013[28].
- L'ancien cimetière d'esclaves de la plage de l'anse Sainte-Marguerite. En 1995 et 1996, à la suite des cyclones Luis et Marilyn, des ossements sont mis au jour. Des fouilles archéologiques révéleront la présence de 300 sépultures, mais selon les estimations, le cimetière a accueilli plus de 1000 corps. Les restes sont d'origine africaine et le site serait l'un des plus grands cimetières d'esclaves mis au jour dans le monde.
- L'ancien bâtiment de commerce, à proximité du port historique, construction du début XIXe, aménagée en 1920 pour la production de jus de fruits, puis vendue en 1923 pour l'implantation d'une société d'importation de plantes coloniales dont le gérant était Monsieur Wizosky. Après le cyclone de 1928, le bâtiment fut acquis par la municipalité. Il accueillit pendant quelques années une école de filles tenue par les sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Il a été transformée, dans les années 2000, en lieu d'animation, l'Espace Wizosky.
- Un des 34 bustes en bronze de Louis Delgrès dus au sculpteur Didier Audrat sur les recommandations de l'historien guadeloupéen René Bélénus ; 32 de ces bustes furent offerts gracieusement, en 2008, aux communes de l'archipel. Celui du Moule se trouve place de l'église.
Autres édifices
[modifier | modifier le code]- La distillerie Damoiseau, bâtie à la fin du XIXe siècle, est l'unique distillerie de jus de canne encore en fonctionnement en Grande-Terre.
- L'usine sucrière Gardel[29].
- La centrale thermique "bagasse-charbon" qui ne fonctionne qu'à la biomasse (bagasse de l'usine Gardel) depuis 2026[30].
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]- Les plages de la commune sont du Nord au Sud, en gras les principales plages et points de vue : l'Anse Marguerite, la Petite Anse, l'Anse Patate, la plage de la Baie du Nord-Ouest, la plage de Damencourt, la Petite Anse (dans le bourg), la plage de l'Autre Bord, la plage des Alizés, la plage des dauphins et la Pointe Conchou, la Porte d'Enfer ;
- Les deux rivières, la ravine du Nord-Ouest, dont la mangrove est explorable à pied, et la rivière d'Audouin, qui peut être découverte en canoë-kayak.
- Le parc paysager de Damencourt, petite zone de mangrove aménagée pour la découverte de ce milieu en régression ;
- Les Grands Fonds, vaste zone intérieure, couverte de mornes, de ravines et de forêts par endroits.
- Le parc archéologique Ouatibi-Tibi (qui signifie grenouille en langue Caraïbe) se situe dans la continuité de la plage des Alizés, en bord de mer, et est aménagé pour la découverte de la culture Caraïbe et la pratique de sports en plein air.
- La randonnée de Anse A L'Eau - Baie Olive.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Gilbert Amarias (1924-2002), architecte, né et mort au Moule
- Henri Beaujean, maire du Moule de 1977 à 1989, conseiller général de 1979 à 1985 et député de la Guadeloupe de 1946 à 1958
- Jean-Jacob Bicep, homme politique français
- Laura Flessel, escrimeuse et femme politique française
- Rosan Girard, maire du Moule de 1945 à 1971, conseiller général de 1973 à 1992 et député de la Guadeloupe de 1986 à 1988
- Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838), polytechnicien et peintre français.
- Robert Loyson (1928-1989), chanteur et musicien français
- Patrick Saint-Éloi (1958-2010), chanteur français
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blasonnement :
Les armoiries sont « d'azur au navire de sable, au chef d'argent ».
Commentaires : Sur le blason de la ville du Moule, se trouve l'inscription Mens Agitat Molem (« L'esprit meut la matière »). Cette expression, par laquelle Virgile distingue la substance spirituelle de la substance matérielle, sert à désigner tout ce qui marque l'emprise de l'esprit sur la matière et la suprématie de la pensée, de l'intelligence et du génie. |
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Chiffres clés de la commune du Moule (97117), INSEE, 21 avril 2021.
- ↑ « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
- ↑ « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Pointe-à-Pitre-Les Abymes », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Commune hors attraction des villes », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « La loi littoral »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ [PDF] Sandrine Grouard et al., « Fréquentation amérindienne des cavités des Petites Antilles – 50 ans d’archéologie caribéenne. 1961-2011 », 24e congrès de l’Association internationale de l'Archéologie de la Caraïbe (AIAC), juillet 2011, pp. 277-295.
- ↑ « Fortin - Le Moule », sur fr.guadeloupe-tourisme.com (consulté le )
- 1 2 3 La fiche biographique de GIRARD Rosan sur le Maitron en ligne
- ↑ Un arrêté préfectoral, entériné par décret ministériel, conduisit à la dissolution du conseil municipal et à l’organisation d'une élection municipale partielle.
- ↑ La fiche biographique de GIRARD Florent, Ernest sur le Maitron en ligne
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
- ↑ pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023
- ↑ « La Guadeloupe dispose de nouveaux équipements radiologiques », Guadeloupe La 1re, 4 juillet 2021.
- ↑ « Le Programme du championnat du Monde de Wave Ski 2003 » (consulté le ).
- ↑ Nadine Fadel, « Les agriculteurs du Nord Grande-Terre frappés de plein fouet par la sécheresse », Guadeloupe La 1re, 1er juin 2021.
- ↑ Barrage de Létaye, Office du tourisme de la Guadeloupe, consulté le 1er juin 2021.
- ↑ « PSS / Église Saint-Jean-Baptiste du Moule (Le Moule, France) », sur www.pss-archi.eu (consulté le )
- ↑ « Église Saint Jean Baptiste - Le Moule », sur fr.guadeloupe-tourisme.com (consulté le )
- ↑ Notice no IA97102047, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no PA97100046, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Sucrerie GardeL à Le Moule - Les îles de Guadeloupe », sur Comité Tourisme des Iles de Guadeloupe (consulté le )
- ↑ « Notre centrale thermique Le Moule », sur Albioma (consulté le )



