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Landebaëron

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Landebaëron
Landebaëron
L'église Saint-Maudez.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Sébastien Tondereau
2020-2026
Code postal 22140
Code commune 22095
Démographie
Gentilé Landebaëronnais, Landebaëronnaise
Population
municipale
167 hab. (2023 en évolution de −11,64 % par rapport à 2017)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 07″ nord, 3° 12′ 29″ ouest
Altitude 150 m
Min. 51 m
Max. 113 m
Superficie 6,44 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Guingamp
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bégard
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Landebaëron
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Landebaëron
Liens
Site web https://www.landebaeron.fr/

Landebaëron (prononcer [lɑ̃dbɛʁɔ̃] ; nommé également Landébaëron non officiellement) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie

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Communes limitrophes de Landebaëron
Plouec-du-Trieux
Brélidy Landebaëron Squiffiec
Saint-Laurent Kermoroc'h

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Théoulas, le Grand Bois[1] et le Poirier[2],[3],[Carte 1].

Le Théoulas, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Plouisy et se jette dans le Jaudy à Coatascorn, après avoir traversé huit communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Landebaëron[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 14,7 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 13 km à vol d'oiseau[11], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Landebaëron est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (58,3 %), terres arables (21,4 %), forêts (10,7 %), prairies (9,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

La localité est attestée sous les formes anciennes Landebazrun en 1426[20], Landebazron en 1435[21],[20] et en 1442[22], Lanbazrun en 1461[20], Landebazron en 1516[22] et en 1581[20], Lañdebaron en 1630[22], Landebaron en 1654[22] et en 1760[20], Landebairon en 1771[20] et Landebaron en 1779[20].

Landebaëron est un toponyme de langue bretonne composé des éléments suivants :

  • lann, « ermitage, monastère »[23],
  • de, préfixe issu de to, avec le sens « ton » en français[20],
  • -baëron, issu de paeron, nom de saint[21].

En breton, la forme actuelle est Landebaeron, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne depuis 1829[20],[24]. C'est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[20]. On rencontre deux autres variantes peu usitées : Lanberon au XXe siècle[20] et Landeberon en 1940[22].

Le gentilé est Landebaëronnais, Landebaëronnaise en français. En breton, le nom des habitants est Landebaeroniz au masculin (singulier : Landebaeronad) et Landebaeronadezed au féminin (singulier : Landebaeronadez)[25].

Landebaëron « est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouec »[26].

Bien que cela reste à démontrer et sujet à caution, Baëron pourrait être en relation avec Breage [27], une sainte (ou un saint) Breage, patron notamment du village Breage en Cornwall.
Assimilant sans preuve Breage à Brioc (Brieuc), il est indiqué que : "De son côté Bréage [alias] Brioc avait directement rejoint l'embouchure du fleuve Titus des romains pour atteindre le Ioudi et le port des trois rivières (Tre Guer) [...] il [Breage alias Brioc] laissa une garnison avant de poursuivre en remontant le Jaudy pour installer un Llan dans une ancienne villa romaine à Landebreage (Landebaëron)."[28]

Le XXe siècle

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Les guerres du XXe siècle

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Le monument aux Morts porte les noms de 24 soldats morts pour la Patrie[29] :

  • 24 sont morts durant la Première Guerre mondiale.

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
ca. 1926   Pierre Menguy    
1957 mars 1965 Aimé Le Bail    
mars 1965 mars 1977 Auguste Huonnic    
mars 1977 mars 1983 Yves Guerlesquin (1928-2011)   Adjoint au maire (1965 → 1977)
mars 1983 juin 1995 Jean-Claude Malcavet   Agriculteur
juin 1995 mars 2001 Jean-Claude Le Baher (1945-2010)   Agent territorial, ancien adjoint au maire
mars 2001 mars 2014 Daniel Cloarec DVG Géomètre
mars 2014 en cours
(au 28 mai 2020)
Sébastien Tondereau[30]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVG Agriculteur

Démographie

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Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512533576572603648654624673
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660670696652641614613556524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
518513507417463409345329331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
345299231211183186196203193
2015 2020 2023 - - - - - -
187175167------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique
BERJAYA

Culture locale et patrimoine

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BERJAYA
Intérieur de l'église (début XXe siècle)

Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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• Saint Brieuc y aurait fondé un monastère et dont il aurait laissé la direction à son neveu saint Tugdual.

Bibliographie

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  • Jean-Baptiste Giard, Le trésor de Landebaëron, in Annales de Bretagne, no 72, 1, 1965, p. 195-202

Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  1. « Réseau hydrographique de Landebaëron » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « le Grand Bois ».
  2. Sandre, « le Poirier ».
  3. « Fiche communale de Landebaëron », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  4. Sandre, « Le Théoulas ».
  5. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  7. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  8. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  9. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  10. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Landebaëron et La Roche-Jaudy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  13. « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  15. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  16. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Guingamp », sur insee.fr (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Landebaëron », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  21. 1 2 Hervé Abalain, Les noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot (no 22), , 128 p. (ISBN 9782877474825, lire en ligne), p. 35-36 ; p. 76.
  22. 1 2 3 4 5 (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne : corpus, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620), p. 90.
  23. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Christine Bonneton, , 192 p. (EAN 978-2-86253-404-6), p. 50-51.
  24. « Landebaeron », sur Devri. Le dictionnaire diachronique du breton, sous la direction scientifique de Herve Le Bihan et Divi Kervella (consulté le ).
  25. « Nom des habitants (gentilé) des villes de Bretagne : résultats concernant Landebaëron », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le ).
  26. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Landebaëron » (consulté le ).
  27. « Breage ».
  28. Marc Le Roux, « De l'Armorique à la Bretagne 383 – 600 Uchronie de sa fondation et des saints bretons », p. 131-132, 2014.
  29. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  30. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  33. « Ros-Vras », notice no PA00089238, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Menhir de Menou-Glas », notice no PA00089240, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Église Saint-Maudez », notice no PA00089239, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes

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