LECTIONS ET AUTORITARISME LA CRISE DE LA GULATION POLITIQUE AU KENYA DANIEL BOURMAUD EN assignant en ce mois de mai 1983 aux élections la tâche de nettoyer le système sic) le président Moi donnait sa consécration au principe selon lequel il est pas de vraie démocratie sans recours au peuple Ceux qui avaient pu émettre des doutes dans les mois précédents sur évolution inquiétante du système politique kenyan se trouvaient un coup réconfortés la démocratie version kenyanne avait décidément rien envier aux maîtres de Westminster ou ailleurs et la crise politique qui agitait le pays depuis plus un an1 allait pouvoir se résorber en évitant une issue plus fatale que beaucoup redoutaient quand ils ne la souhaitaient pas Certes est un peu contrec ur que le chef de Etat était décidé recourir au verdict des urnes pour mettre un point final au conflit qui opposait au ministre des Affaires constitutionnelles Charles Njonjo traître la patrie pour avoir voulu sans aucune preuve ne fût jamais apportée emparer du pouvoir avec appui une puissance étrangère Dans un premier temps le président Moi avait bien songé recourir aux élections au sein du parti unique KANU mais le peu de certitude il avait de contrôler issue un tel scrutin en dissuada probablement avec raison2 Pour la qua-
En fait depuis le coup Etat manqué du 1er août 1982 La KANU constitue un des éléments clefs du pouvoir au Kenya Prendre le contrôle du parti revient en fait prendre le contrôle du pays où le peu empressement notamment du temps de Kenyatta respecter les échéances électorales prévues par la charte du parti enjeu est tellement important que le chef de Etat ne peut se permettre de perdre
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