Nos intervenants
Delphine Papin
Delphine Papin est journaliste et cartographe. Titulaire d’un doctorat en géopolitique, elle a été responsable du service infographie du journal Le Monde. Elle est l’autrice de nombreux atlas et ouvrages géopolitiques, dont L’Atlas des frontières et L’Atlas de la Russie, et a tenu une chronique régulière sur France Culture entre 2022 et 2025. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef au Monde.
Gilles Siouffi
Gilles Siouffi est professeur à l’UFR de Langue Française de Sorbonne Université et membre du laboratoire STIH. Ancien élève de l’ENS Ulm, agrégé de Lettres modernes, ancien membre de l’Institut Universitaire de France, il est spécialiste de l’histoire du français. Il travaille également sur les idées sur la langue, le rapport aux normes et, depuis quelques années, sur les évolutions du français contemporain. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’histoire de la langue française, dont récemment Paris-Babel, histoire linguistique d’une ville-monde (Actes Sud, 2025). Il a été conseiller scientifique à la Cité Internationale de la Langue Française de Villers-Cotterêts. Il est membre du collectif des linguistes atterrées.
Anne Abeillé
Anne Abeillé est professeure de linguistique à l’Université de Paris, et membre du laboratoire de linguistique formelle du CNRS. Ancienne élève de l’ENS, agrégée de Lettres modernes, elle a d’abord travaillé en linguistique informatique. Ses travaux plus récents portent sur la syntaxe du français, des langues romanes et des langues créoles. Autrice d’une cinquantaine d’articles scientifiques et d’une dizaine d’ouvrages, elle a codirigé La Grande Grammaire du français (2021) et cherche à dissiper les idées reçues en diffusant les connaissances linguistiques sur le français. Membre de l’Academia Europaea, et de l’Institut Universitaire de France, elle a reçu la médaille d’argent du CNRS (2008). Elle est membre fondatrice du collectif des linguistes atterrées.
Armelle Rancillac
Armelle Rancillac est chercheuse. Elle obtient son doctorat en neurosciences à Sorbonne Université en 2003, puis réalise ensuite son postdoctorat à l’École Supérieure de Physique et Chimie Industrielles (ESPCI). Elle s’intéresse alors au contrôle de la régulation vasculaire par les neurones du cervelet et par le cortex. En 2006, elle décroche un poste de chercheuse statutaire à l’Inserm et s’oriente progressivement sur l’étude du sommeil. Armelle Rancillac explore alors l’influence de facteurs métaboliques sur l’activité neuronale et le tonus vasculaire dans le noyau préoptique ventrolatéral (VLPO), une région clé pour la régulation du sommeil. En 2014, elle passe son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) afin de pouvoir encadrer des doctorants, puis rejoint le Centre Interdisciplinaire de Recherche en Biologie, au Collège de France.
Roger-Pol Droit
Roger-Pol Droit est normalien, agrégé de philosophie, docteur d’État, habilité à diriger des recherches. Professeur de philosophie, puis chercheur au C.N.R.S. et directeur de séminaire à Sciences Po, il a travaillé sur les représentations des philosophies d’ailleurs dans la pensée occidentale. Chroniqueur au journal Le Monde, il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages (travaux de recherches, essais, romans) traduits en 32 langues. Parmi ses livres d’initiation à la philosophie, La philosophie expliquée à ma fille (Seuil, 2004, traduit en 13 langues), Une brève histoire de la philosophie (Grand Prix du Livre des professeurs et maîtres de conférences de Sciences Po, Flammarion, 2008, poche Champs Flammarion, 2010), Maîtres à penser. 20 Philosophes qui ont fait le XXe siècle (Flammarion, 2011. poche Champs Flammarion, 2013), Un voyage dans les philosophies du monde (Albin Michel, 2021, poche Espaces libres Albin Michel, 2024).
Cyril Delhay
Normalien, agrégé d'Histoire et diplômé de Sciences Po, Cyril Delhay est aujourd’hui professeur d'art oratoire. Il a déjà formé plus de 12 000 personnes âgées de 10 à 77 ans : personnalités publiques, cadres d’entreprises, médecins, artistes, lycéens. Son objectif ? Montrer que l'art oratoire est accessible à tous avec de l'entraînement. Il s’appuie sur des méthodes créatives et personnalisées, plaçant l’expression corporelle et la maîtrise vocale au cœur de l’apprentissage. Il a également rédigé plusieurs ouvrages tel que "Comment parler en public" aux éditions Dalloz.
Béatrice Kammerer
Béatrice Kammerer est journaliste scientifique, spécialisée dans les domaines de l'éducation et de la parentalité. Titulaire d'un master en didactique des sciences, elle débute sa carrière dans la recherche en sciences de l'éducation, où elle travaille au sein d'un laboratoire de l'ENS Lyon sur les enjeux de l'interdisciplinarité au collège. Passionnée par les controverses en éducation, elle créé en 2012 un site participatif de partage de lecture en éducation et parentalité qui réunira jusqu'à 200 contributeurs et contributrices. Journaliste depuis 2015, elle fait ses armes dans les colonnes de Slate et signe plusieurs enquêtes d'investigation pour le journal Médiacités. Aujourd'hui collaboratrice régulière du magazine Sciences humaines et de la revue de l'école des parents, elle est également autrice de plusieurs ouvrages de vulgarisation dédiés aux questions vives comme l'éducation positive ou la culture numérique et anime régulièrement des conférences afin de prolonger, au-delà de l'écrit, le débat public sur ces enjeux de société.
Frédéric Lemaître
Entré au Monde en 1995 pour s’occuper des questions sociales, Frédéric Lemaître a été notamment responsable de la rubrique Economie, éditorialiste, rédacteur en chef, correspondant en Allemagne (2010-2016) puis correspondant en Chine (d’octobre 2018 à décembre 2023). Il a raconté cette expérience dans Cinq ans dans la Chine de Xi Jinping (Tallandier 2024), un essai qui vient d’obtenir le prix Jean Lacouture ainsi que le Prix des lecteurs de Nice Matin. Il est aujourd’hui l’un des responsables du service International.
Marie Darrieussecq
Marie Darrieussecq a publié une vingtaine de livres, surtout des romans, et des nouvelles,une biographie, une pièce de théâtre, des essais, des traductions. Prix Médicis en 2013 pour son roman Il faut beaucoup aimer les hommes, elle écrit pour des magazines d’art contemporain en France et en Grande-Bretagne. Elle a reçu le Prix CIEF pour l’ensemble de son œuvre, qui est traduite dans de nombreux pays.
Françoise Barbe-Gall
Françoise Barbe-Gall est une historienne d’art française et conférencière dans les musées nationaux. Elle a enseigné également à l’Ecole du Louvre entre 1982 et 2011, l'histoire de l'art moderne et contemporain. Depuis 2020, elle assure un programme régulier de conférences en ligne. Elle est l'auteur de nombreux livres sur la peinture, notamment : Comment regarder un tableau, Comment parler d’art avec les enfants, Entrer dans un tableau.
Gilles Paris
Editorialiste au Monde, il est entré au journal en 1989 au service Politique, puis au service International à partir de 1995. Il fut correspondant à Jérusalem de 2001 à 2006, chef du service International, et correspondant à Washington de 2014 à 2021 où il a couvert les dernières années du deuxième mandat d’Obama puis le mandat de Donald Trump. Il est désormais éditorialiste et participe activement au développement du Monde en Anglais.
Jean Rouaud
Jean Rouaud est né le 13 décembre 1952 à Campbon, Loire-Inférieure. Etudes de lettres à Nantes, travaux précaires, un temps billettiste à la une du quotidien nantais L’Eclair. Renvoyé. Départ à Paris et pendant sept ans, vente de journaux dans un kiosque de la rue de Flandre dans le 19e arrondissement. Parution en 1990 des Champs d’honneur qui obtient le prix Goncourt. Ce que raconte Comédie d’automne, sixième et dernier épisode de « La vie poétique » laquelle se veut une tentative de restitution de « son chemin d’écriture ». Parallèlement, développe un autre cycle, « La pensée magique », mêlant réflexion, poésie et récit, qui tente de mettre à jour les invariants parvenus depuis la préhistoire jusqu’à nous : Préhistoires, La splendeur escamotée de frère Cheval, L’avenir des simples, Qui terre a Guerre a, Shabbat, ma terre.
Jean-Guillaume Santi
Jean-Guillaume Santi est présentateur de l’Heure du Monde et responsable du service podcasts du journal. Spécialisé dans l’innovation numérique et la conception de formats éditoriaux audiovisuels pour conquérir de nouveaux publics, il crée le service vidéo du Monde en 2011. En 2016, il devient chef de l’équipe Snapchat qui produit quotidiennement des éditions sur le réseau social à destination des 13-25 ans. En 2020, lors du premier confinement, il lance le podcast Pandémie, sur l’épidémie de Covid-19. Ce format permettra d’affiner la proposition éditoriale de L’Heure du Monde qui sera diffusé sur Le Monde et Spotify dès mars 2021, et produit et réalisé par une équipe de 7 personnes.
Lisa Mandel
Lisa Mandel est une autrice de bande dessinée française née à Marseille au siècle dernier. Reconnue pour son humour décalé et un dessin simple mais incisif, elle fait ses armes dans la bd jeunesse avec notamment la série Nini Patalo. Avec le temps, elle s'oriente peu à peu vers la BD dite « du réel ». Autrice de plusieurs autobiographies (ou presque), elle réalise chez L'Association, à la fin des années 2000, une fresque historique HP, sur la carrière de ses parents, infirmiers en hôpital psychiatrique. Elle collabore ensuite régulièrement avec une équipe de sociologues et cofonde la collection « Sociorama » chez Casterman, qui adapte en bande dessinée des enquêtes de sociologie. Avec la chercheuse Yasmine Bouagga, elle réalise notamment Les nouvelles de la jungle de Calais qui retrace les 6 derniers mois du plus grand camp de migrants français du XXIe siècle, dans le Nord de la France. En 2019, elle entame un projet pharaonique : réaliser une page par jour pendant une année afin de régler toutes ses addictions. Une année exemplaire paraît en 2020, en pleine crise du Covid-19. Portée par le succès de son livre, réalisé en autoédition, Lisa Mandel se lance dans la création des éditions Exemplaire. Le but de cette structure éditoriale alternative est notamment d’assurer une répartition plus juste des revenus pour les autrices et auteurs, victimes d’une précarisation galopante depuis plusieurs décennies. Elle y lance d’ailleurs son projet : Se rétablir, chronique sur le rétablissement en santé mentale. On peut retrouver l’intégralité de ses derniers travaux sur les réseaux sociaux.
Lorenzo Meloni
Lorenzo Meloni est célèbre pour ses photographies saisissantes du Moyen-Orient. Il couvre certaines des batailles les plus cruciales de la guerre contre l'organisation État Islamique et s’intéresse à des thèmes plus profonds comme l’histoire et le post-colonialisme. Après avoir terminé ses études, il a rejoint Contrasto, une agence de photographie italienne majeure. Il a vécu à Beyrouth jusqu'en 2014 et s’est consacré à des projets long-terme sur les suites de la chute du régime de Kadhafi en Libye, et sur le conflit syrien et son impact sur le Liban (entre 2014 et 2016). Son travail s'est ensuite concentré sur les conséquences des accords Sykes-Picot et de l’intervention politique et militaire de l’Ouest au Moyen-Orient. Ses photographies ont été exposées dans des festivals internationaux du monde entier, à la Biennale de Venise, à Visa pour l’image, aux Rencontres d’Arles, à Boutographies et Fotoleggendo. Il a collaboré avec divers grands titres de presse tels que The Telegraph, Time, Vanity Fair, et Le Monde, pour lequel il a récemment couvert la guerre en Ukraine. Lorenzo Meloni est membre de l'agence Magnum Photos depuis 2020.
Alfred
Alfred vient au monde en mai 1976, au milieu d'une famille d'artistes. Autodidacte, des années de fanzinat et de micro-édition lui forgent le caractère, avant de commencer à publier aux Éditions Delcourt en 1997. En l'an 2000, il intègre l’atelier Flambant Neuf, à Bordeaux, et enchaîne divers albums jeunesse ou BD aux univers parfois très éloignés les uns des autres. Pourquoi j'ai tué Pierre (avec Olivier Ka), recevra le Prix du Public et un Prix Essentiel à Angoulême en 2007. En 2008, il part s'installer trois ans à Venise, en Italie, où il développe un travail d’illustration et d’affiches de théâtre. Parallèlement, et depuis plus de 15 ans, il creuse le dessin live sur scène et s'embarque dans plusieurs aventures théâtrales/dessinées. En 2010, invité par Lewis Trondheim, il fonde le virtuel Atelier Mastodonte, chaque semaine dans Spirou. En 2014, il monte une exposition de plus de 300 dessins sur l'Italie, et réalise l'un des deux albums de la série Donjon qui clôturent la saga. Il reçoit le Fauve d'Or pour Come Prima au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2014. En 2016, chez Casterman, paraît BOULEVARD DES SMS, avec Brigitte Fontaine. Il continue régulièrement de réaliser couvertures de romans, affiches, histoires courtes et illustrations diverses pour l'édition et la presse. En 2018, la Cité Internationale de la Bande Dessinée lui consacre une carte blanche de six mois, La Belle Saison, durant laquelle il réalise plusieurs expositions, spectacles et performances. Cette même année, création avec Sébastien Capazza du spectacle-concert-illustré BONOBO. En 2019, parution de son nouvel album à connotation italienne, Senso. Dès 2019 toujours, et durant trois années scolaires, il intervient à l'école EMILE COHL auprès des 4ème années édition. En 2020 parution de CASTELMAURE, conte médiéval étrange sur scénario de Lewis TRONDHEIM. Cette même année, il est invité en résidence au théâtre des Célestins, à Lyon. De cette semaine in-situ, il ressort avec un livre CHEMIN DES CELESTINS, dans lequel il raconte le lien étroit qu’il entretient depuis toujours entre Théâtre et dessin. En 2021, tournage en Italie de l’adaptation cinéma de Come Prima (réalisation Tommy Weber). Cette même année, création avec JP NATAF, Bastien LALLEMANT et Charles BERBERIAN du spectacle dessiné Tous pour un !
Agnès Desarthe
Née à Paris en 1966, Agnès Desarthe, normalienne et agrégée d’anglais, commence à travailler comme traductrice avant de publier son premier livre jeunesse, Je ne t’aime pas Paulus (L’Ecole des loisirs, 1991), suivi, deux ans plus tard, de son premier roman pour adultes, Quelques minutes de bonheur absolu (L’Olivier); en 1996, Un secret sans importance (L’Olivier) reçoit le prix du livre Inter. Menant de front traductions et écriture pour les deux publics, elle compose une œuvre qui ne s’interdit pas de flirter parfois avec le fantastique, et se moque des frontières entre les genres, s’autorisant des excursions du côté du roman historique, comme elle le fit en 2015 avec Ce cœur changeant (L’Olivier), qui lui vaut le prix littéraire « Le Monde », ou du « campus novel », comme en 2018 avec La Chance de leur vie (L’Olivier). Son avant-dernier ouvrage, L’Eternel Fiancé (L’Olivier), emprunte à certains de ses souvenirs pour mieux faire un pied de nez à l’autofiction au fil d’un roman sur le temps et la mémoire autant que sur l’amour. Agnès Desarthe revendique une forme d’« anormalité » dans son écriture, ne serait-ce que par l’irrépressible humour qu’elle distille dans ses livres. Elle se répète à la manière d’un mantra cette phrase de Virginia Woolf : « A quoi bon écrire si ce n’est pas pour se rendre ridicule ? » Autrement dit : à quoi bon écrire « si c’est pour faire comme tout le monde » ou pour « s’inquiéter de ce dont on aura l’air » ? Elle est une écrivaine du corps – « L’anatomie, c’est le destin, explique-t-elle. Nos corps prennent une telle place dans la vie… Alors je ne vois pas pourquoi ils en occuperaient moins dans la littérature » – et des sensations autant que de la vie intérieure, dont elle parvient à rendre compte avec une dextérité, une fantaisie et une profondeur qui laissent pantois, dans ses ouvrages à destination de la jeunesse comme dans ceux écrits pour les adultes.
Véronique Ovaldé
Véronique Ovaldé est autrice, éditrice et chroniqueuse littéraire. Ses romans lui ont valu le succès public et la reconnaissance critique.Son œuvre, joyeusement fictionnelle, allie, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, mystère, fantaisie, humour – qui laisse deviner le sourire légèrement narquois de l'autrice – et un suspense aussi irrésistible que le sont ses héroïnes. Avec Et mon coeur transparent, elle obtient, en 2008, le prix France Culture-Télérama. En 2009, Ce que je sais de Vera Candida est lauréat du prix Renaudot des lycéens ainsi que du prix France Télévisions.Après s'être notamment occupée des collections poésie et roman noir des éditions.Points, Véronique Ovaldé est désormais éditrice chez Albin Michel. Elle a également été chroniqueuse au « Monde des livres » en 2020. Son dernier livre, Personne n’a peur des gens qui sourient, est paru en 2019 aux éditions Flammarion.
David Elbaz
David Elbaz est astrophysicien au CEA. Il est aussi le directeur de rédaction du journal européen Astronomy & Astrophysics et a été conseiller scientifique pour l'Agence spatiale européenne (ESA) et pour le Centre national d'études spatiales (CNES). Il partage son temps entre la recherche des premières étoiles, galaxies et trous noirs de l’univers et la diffusion des sciences auprès du grand public. Pour lui, l’univers est un livre d’histoire qui ne demande qu’à être partagé, ses livres se proposent de transformer notre regard sur l’univers afin de le rendre familier, accessible à tous, notamment : Les dix mille et une nuits de l’univers, La plus belle ruse de la lumière (Prix Ciel & Espace 2022), À la recherche de l’univers invisible. Il a reçu le prix Chrétien de la société américaine d’astronomie (2000), le prix Jaffé de l’Académie des Sciences (2017).
Laure Gasparotto
Journaliste au Monde depuis 2011 où elle écrit dans les pages vins du journal, Laure Gasparotto est spécialiste du vin depuis plus de vingt ans. Elle est aussi une dégustatrice reconnue et autrice de plusieurs ouvrages sur le vin. Elle a notamment publié L’Atlas des vins de France (Éditions Jean-Pierre de Monza, 2018), considéré comme une référence par l’Institut national des appellations d’origine (INAO).
Véronique Sanders
Véronique Sanders, Présidente exécutive de Château Haut-Bailly, s’est imprégnée du monde vinicole dès son enfance, au sein du domaine familial. Passionnée, Véronique Sanders occupe des fonctions clefs au sein du Conseil d’Administration de la Commanderie du Bontemps de Médoc, Graves, Barsac et Sauternes, mais aussi de l’Union des Grands Crus de Bordeaux, de l’Académie du Vin de Bordeaux et de l’Académie Internationale du Vin. En 2023, elle s’illustre aux côtés des Châteaux Giscours et Lynch-Bages en co-organisant la 2e édition du Bike to Care, une course caritative qui a récolté plus de 450 000 euros pour des associations en lien avec la sommellerie et la restauration. Pionnière, elle est la première femme à présider l’Union des Crus Classés de Graves. En 2011, son parcours d’excellence est récompensé par l’obtention des insignes de Chevalier de l’Ordre National du Mérite.
Anna Sigalevitch
Anna Sigalevitch, journaliste et chroniqueuse de musique classique sur France Inter, puise sa passion dans son enfance. Issue d’une famille de musiciens, elle étudie le piano, la danse classique et la danse contemporaine. En 2016, la journaliste anime une chronique quotidienne dans l’émission « La Récréation », de Vincent Josse, consacrée au jazz et à la musique classique. Au quotidien, Anna participe à des débats critiques sur France Culture, collabore à l’écriture de documentaires et à la présentation de concerts, offrant des clés d'écoute précieuses aux amateurs de musique.
Muriel Gilbert
Muriel Gilbert, correctrice au Monde, autrice de la chronique radio « Un bonbon sur la langue » sur RTL et de livres dans lesquels elle partage son amour des délices du français, propose une dictée ludique où chacun s’essaie joyeusement à éviter les embûches d’une langue complexe, réjouissante et… farceuse.
Stéphane Foucart
Stéphane Foucart est journaliste chargé de la couverture des sciences au sein du Monde, en particulier la science de l’environnement et les sciences de la Terre. Il est lauréat du prix de journalisme de la Société européenne de météorologie pour ses articles sur le changement climatique. Il a publié plusieurs ouvrages dont L'Avenir du climat : Enquête sur les climato-sceptiques.
Alain Frachon
Editorialiste au Monde et spécialiste des relations internationales. Né en 1950, diplômé du Centre de formation des journalistes après des études de droit et de sciences politiques, il commence sa carrière à Europe 1, avant d’être, pendant dix ans (1975-1985), correspondant de l’Agence France-Presse à Téhéran, Londres puis Washington. Entré au Monde en 1985 pour couvrir le Proche-Orient, il devient le correspondant du journal à Jérusalem en 1987, puis à Washington en 1991. Il occupera ensuite diverses fonctions de direction au sein de la rédaction : chef du service Etranger, rédacteur en chef chargé des analyses et des éditoriaux, directeur de la rédaction, directeur éditorial.
Sylvie Kauffmann
Sylvie Kauffmann est directrice éditoriale au journal Le Monde et spécialiste des relations internationales. Elle a été directrice de la rédaction du quotidien, a collaboré régulièrement aux pages Opinion du New York Times et maintenant à celles du Financial Times. Elle a précédemment été correspondante à Moscou et en Europe centrale, où elle a couvert l’effondrement du bloc soviétique, entre 1988 et 1993, puis aux Etats-Unis et en Asie du sud-est.
Sylvain Prudhomme
Né en 1979, auteur de romans et de reportages, Sylvain Prudhomme a reçu le prix Femina pour son roman Par les routes (Gallimard, 2019). Il aime puiser dans le réel, partir d'une matière vécue, ouverte sur le monde, à la croisée du documentaire et de la fiction. L’Afrique contemporaine — où il a longtemps vécu et travaillé (Sénégal, Niger, Burundi, Île Maurice) — est l'une des sources d’inspiration majeure de ses livres. Il a notamment écrit Là, avait dit Bahi, Les grands et Légende, publiés dans la collection L'arbalète Gallimard, et récompensés par de nombreux prix. Il a publié en 2021 un recueil de nouvelles, Les orages, dans lesquelles il explore les moments où un être vacille, où tout d'un coup il est mis à nu : heures de vérité, instants où parfois une existence bascule. Il a traduit l'essai Décoloniser l'esprit (éd. La Fabrique, 2011) de l'écrivain kenyan Ngugi Wa Thiong'o. Il a publié en 2022 aux éditions L'usage le livre Photomatons, recueil d'instantanés écrits tout au long d'une année, dans des carnets, à l'intérieur de petites fenêtres au format photo d'identité.
Maylis de Kerangal
Maylis de Kerangal est l'auteure d'une quinzaine de romans et nouvelles, publiées pour l'essentiel aux Editions Verticales / Gallimard. Parmi eux Corniche Kennedy en 2008, Naissance d'un pont en 2010, fiction d'un grand chantier dans une ville imaginaire ( Prix Médicis, Prix Franz Hessel, et Premio Von Rezzori 2014 ) ou Réparer les vivants en 2014, roman d'une transplantation cardiaque (lauréat d'une douzaine de prix littéraires dont le Prix des Etudiants France-Culture Télérama et le Grand Prix RTL-Lire, traduit dans 40 langues, adapté au cinéma et au théâtre, lauréat du Welcome Book Prize et du Premio Letterario Merck ). A ce stade de la nuit, nocturne sur les naufrages en Méditérranée parait en 2014 aux Editions Guérin et reçoit le Prix Boccace en 2016. En 2018, parait Un monde à portée de main, roman d'initiation à la peinture qui interroge la création.Par ailleurs, ses livres suivent une orientation plus documentaire, comme en témoignent Un chemin de table (Seuil 2016) ou Kiruna (La Contre-Allée 2019). Son travail est marqué par la géographie, l'empreinte des lieux, la question du paysage, il s'intéresse aux devenirs de la jeunesse et aux mondes du travail. En 2019-2020, elle est artiste associée au Musée d'Orsay, puis en 2020, titulaire de la chaire de littérature de SciencesPo Paris. En mai 2021, elle publie Canoes, un recueil de nouvelles qui explore la voix humaine. Chez Inculte / Dernière marge, en 2022, elle co-écrit avec Joy Sorman un roman Seyvoz, fiction d'un village englouti sous un lac de barrage. En 2014, elle a reçu le Prix Henri-Gall de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre. Elle vit et travaille à Paris.
Thomas Reverdy
Après une enfance heureuse dans les années 80 d’une banlieue à l’américaine, une adolescence parfois tumultueuse et un faux départ dans la vie d’adulte marqué par le deuil de ma mère, j’ai finalement achevé mes études, après quelques hésitations et la rencontre de l’amour, en passant l’agrégation de lettres. J’ai publié, dans la foulée, mon premier roman arrivé au Seuil par un heureux concours de circonstances et par la Poste. C’était La Montée des eaux (Seuil, 2003), roman assez largement autobiographique sur la perte de ma mère, et l’absence à soi-même que creuse en nous ce genre de disparition. C’est en 2010 avec l’Envers du monde (Seuil), dont l’intrigue se situe autour des décombres du World Trade Center, que mon travail romanesque a pris un tour moins intime et plus engagé dans l’époque. Plus choral également, apprenant à jouer de narrations plus complexes et imbriquées. J’ai poursuivi ce travail chez Flammarion avec les Évaporés (2013) dans le Japon de l’après Fukushima, Il était une ville (2015) dans une ville de Detroit dévastée par la crise des subprimes, puis ce fut l’Angleterre thatchérienne de L’Hiver du mécontentement (2018) et la menace climatique planant sur un petit fjord de Norvège dans Climax (2021). Mais partout c’est l’absence, le temps qui passe et le réel qui se dérobe. Parti de moi je suis allé à la recherche du monde et, comme Henri Michaux descendant l’Amazone, je n’ai rencontré que mes fantômes.
Chloé Delaume
Chloé Delaume est née en 1973. Elle pratique l’écriture sous de multiples formes et supports depuis vingt-cinq ans, privilégiant le genre autofictif dans ses travaux. Lauréate du Prix Décembre 2001 pour Le Cri du Sablier, elle a obtenu le Prix Médicis 2020 avec Le cœur synthétique. Lectrice pour le comité littérature des éditions du Seuil, elle accompagne également de jeunes auteurices dans le cadre de son mentorat à la Villa Valmont, dont elle est marraine.
Nicolas Fargues
Nicolas Fargues est né en 1972. Il a vécu une enfance nomade entre le Cameroun, le Liban et la Corse avant de s'installer à Paris pour ses études de lettres à la Sorbonne. Après un mémoire sur l'écrivain Georges Henein et une thèse de doctorat portant sur le style en littérature, il explore différents domaines, de la bibliothèque à la presse, avant de se consacrer à l'écriture. Son premier succès, One Man Show en 2002, décrit son immersion dans le monde de l'audiovisuel. Entre 2002 et 2006, il dirige l'Alliance française de Diego-Suarez, à Madagascar, expérience qui inspire son roman Rade Terminus (2004). Il a également travaillé en Indonésie, au Cameroun et en République démocratique du Congo. En 2011, il est récompensé par le prix France Culture-Télérama pour Tu verras.
Jean Birnbaum
Jean Birnbaum dirige « Le Monde des livres » depuis 2011. Il est l’auteur de plusieurs essais parus au Seuil, notamment Un silence religieux. La gauche face au djihadisme (2016, prix Aujourd’hui) et Le Courage de la nuance (2021, prix François Mauriac). Il a récemment publié Seuls les enfants changent le monde, une réflexion personnelle et politique sur l'enfance.
