Sehotepkarê Antef
| Sehotepkarê Antef IV | |
Sceau-cylindre publié par Flinders Petrie en 1917 et inscrit au nom d'Hotepkarê, se rapportant peut-être à Sehotepkarê Antef. | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XIIIe dynastie |
| Fonction principale | Roi |
| Prédécesseur | Smenkhkarê Imyramesha |
| Successeur | Meribrê Seth |
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Sehotepkarê Antef IV est un roi de la XIIIe dynastie égyptienne.
Attestations
[modifier | modifier le code]Attestations contemporaines
[modifier | modifier le code]Le roi n'est attesté de manière certaine dans la documentation contemporaine uniquement par la moitié inférieure d'une statue assise provenant du complexe du temple de la déesse Rénénoutet à Médinet Mâdi dans le Fayoum[1] ; la statue est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire (JE 67834)[2],[3].
Un sceau-cylindre sans provenance connue, conservé aujourd'hui au Musée Petrie (UC 11532), est inscrit au nom d'Hotepkarê[4],[3]. Si Kim Ryholt ne l'associe à aucun roi mais le date de la XIIIe dynastie[4], Julien Siesse l'intègre dans la liste des attestations du roi Sehotepkarê Antef, bien qu'il souligne que cette attribution est incertaine[3].
Enfin, trois sceaux-scarabées sans provenance connue, conservés au Musée Petrie (UC 11596) et au Metropolitan Museum of Art (MMA 09.180.1211 et 26.7.18), sont inscrits au nom du « fils du roi » Antef. Julien Siesse suggère donc qu'il pourrait s'agir du roi Sehotepkarê Antef et qu'il pourrait attesté que ce dernier était le fils d'Imyramesha, même s'il reconnaît que le nom Antef est courrant à cette époque[5].
Attestation ultérieures
[modifier | modifier le code]Sehotepkarê Antef est attesté sur le Canon royal de Turin (7.22), le papyrus le situe entre Smenkhkarê Imyramesha et Meribrê Seth[6],[7]. Sehotepkarê Antef est peut-être également attesté sur la liste de Karnak, à la position 23 où le nom Antef est inscrit, hypothèse privilégiée par Kim Ryholt [2], mais pas par Julien Siesse qui y voit plutôt la mention de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa[8].
Règne
[modifier | modifier le code]Durée du règne
[modifier | modifier le code]La durée exacte du règne de Sehotepkarê Antef est en grande partie perdue dans une lacune du Canon royal de Turin et ne peut être retrouvée, sauf pour la fin : ... [et] 3 jours. Ryholt propose que les règnes combinés de Sehotepkarê Antef, son prédécesseur Smenkhkarê Imyramesha et son successeur Meribrê Seth s'élèvent à environ dix ans. Un autre élément de preuve concernant le règne d'Imyramesha se trouve dans le Papyrus Boulaq 18 qui rapporte, entre autres, la composition d'une famille royale comprenant dix sœurs du roi, un nombre indéterminé de frères du roi, trois filles du roi, un fils nommé Redienef et une reine nommée Aya. Même si le nom du roi est perdu dans une lacune, l'analyse du papyrus par Ryholt ne laisse que Smenkhkarê Imyramesha et Sehotepkarê Antef comme possibilités[9], ce qui est significatif car le papyrus rapporte deux dates pour ce roi : Année 3 et Année 5. De plus, une date 5e année, 4e mois du Chémou, 18e jour est connue à partir de la pyramide inachevé voisine de celle de Khendjer, pyramide qui pourrait donc avoir été construit par la même personne, peut-être Sehotepkarê Antef[9].
Début et fin de règne
[modifier | modifier le code]Les circonstances exactes du début et de la fin du règne de Smenkhkarê Imyramesha sont inconnues, mais, selon Ryholt et sa théorie des « noms filiaux », le fait qu'Antef et son successeur Meribrê Seth n'ont pas utilisé de « noms filiaux » indique peut-être une naissance non royale[10]. Par conséquent, Ryholt propose qu'Antef puis Meribrê Seth aient pu usurper le trône[11]. Julien Siesse s'oppose à cette théorie des noms filiaux (il souligne que les noms doubles étaient courants à cette époque[12]), les noms des rois ne disent donc rien des relations entre ceux-ci, et on ne peut donc conclure à des usurpations. De plus, il constate qu'un fils royal nommé Antef est attesté par trois scarabées datés de la période de son règne ; Siesse suggère donc qu'il pourrait être le fils d'Imyramesha, même s'il reconnaît que le nom Antef est courrant à cette époque[5].
Titulature
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Vogliano 1942, Pls. IX-X.
- 1 2 Ryholt 1997, p. 342.
- 1 2 3 Siesse 2019, p. 381.
- 1 2 Ryholt 1997, p. 403.
- 1 2 Siesse 2019, p. 135.
- ↑ Ryholt 1997, p. 73.
- ↑ Siesse 2019, p. 27.
- ↑ Siesse 2019, p. 33.
- 1 2 Ryholt 1997, p. 194.
- ↑ Ryholt 1997, p. 208-209.
- ↑ Ryholt 1997, p. 284.
- ↑ Siesse 2019, p. 65-67.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674) ;
- (it) Achille Vogliano, Un'impresa archeologica milanese ai margini orientali del deserto libico, Milan, Regia Università, Istituto d'alta cultura, ;
