Lucie Lemonde
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École du Barreau (jusqu'en ) |
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Lucie Lemonde née en et morte le , est une professeure, une avocate et une militante, qui œuvre à la réforme de la justice et ses droits humains[1].
Comme représentante de la Ligue des droits et libertés, elle a été une figure majeure pendant le Printemps érable en 2012.
Biographie
[modifier | modifier le code]Formée en droit, Lucie Lemonde devient membre du Barreau en 1974[2],[3]. Elle pratique pendant quinze ans comme avocate spécialiste en droit carcéral et constitutionnel[4],[5].
Puis, elle réalise des études de troisième cycle à l'Université de Montréal, dont la thèse s'intitule L'émergence et l'impact du droit carceral[6]. Elle sera par la suite considérée comme une des fondatrices des études sur le droit carcéral à Québec[2],[3].
En 1995, elle devient professeure-chercheuse au département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal. L'éthos de cette institution lui a permis de s'investir dans les causes sociales qui lui tiennent à cœur. Elle était une figure notable dans les mouvements universitaires qui a soutenu les doigts de femmes à l'égalité, le droit de manifester, et la Séparation de l'Église et de l'État au Canada[2],[6].
À la même période, Lucie Lemonde devient la première femme à assumer la présidence de la Ligue des droits et libertés, poste qu'elle occupera entre 1994 et 2000[2],[5].
Elle est aussi connue comme pionnière d'une nouvelle branche de droit canadien, soit le droit des détenues[4],[5]. Ses travaux ont notamment concerné les femmes emprisonnées. Par exemple, juste avant sa mort en 2022, elle publie un article dans Le Devoir sur les négligences dans l'établissement de détention Leclerc de Laval; article qui aura beaucoup d'impacts[7],[8]. Après leur transfert de la Maison Tanguay vers la prison Leclerc en 2016, les femmes détenues ont connu de multiples difficultés que les travaux de la chercheuse ont mises en lumière[8]. Elle a dénoncé, entre autres, comme une violation des droits des personnes emprisonnés, les conditions physiques de la prison Leclerc et les comportements inadmissibles de personnel de surveillance[7],[8].
Elle a travaillé pour maintenir la droit des détenus pour participer dans les élections fédérales[2],[6]. Elle a lutté pour une loi qui protège les citoyens des poursuites-bâillons[1],[2].
Grève étudiante québécoise de 2012
[modifier | modifier le code]Lucie Lemonde a pris la responsabilité de porte-parole pour la ligue des droits et libertés pendant la grève étudiante québécoise de 2012[9],[10],[11]. L'organisation a ramassé les témoignages de 384 manifestants, citoyens, et étudiants avec les complaintes de répression étatique[12]. Elle a produit un rapport intitulé Répression, discrimination et grève étudiante, présenté au chef du SPVM et dans les principaux journaux montréalais. Lucie Lemonde était présente dans les média comme voix pour les manifestants.
Le rapport était significatif pour développer les connaissances des journalistes et des chercheurs qui travaillent sur les événements de la grève étudiante[13],[14],[15]. Le rapport détaille sept moyens par lesquels le gouvernement peut préserver les droits de la liberté d’expression et d’association au Québec. Il a souligné les types d'infractions commises par les policiers contre les manifestants, que Lucie Lemonde a qualifiées de « véritable machine à répression » [10].
Distinctions
[modifier | modifier le code]- 2015 - Prix Pierre-Dansereau de l'Acfas
- 2019 - Docteur honoris causa de l'Université de Sherbrooke[16]
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Réginald Harvey, « Poursuite-bâillon - La Ligue est cause d’une première au Canada », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Claude Lafleur, « Lucie Lemonde: militante et avocate d’action », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Me Lucie Lemonde – Mérite posthume du Barreau 2022 | Barreau du Québec », sur Le Barreau du Québec (consulté le )
- 1 2 « Prix Acfas Pierre-Dansereau - Lucie Lemonde », sur www.acfas.ca (consulté le )
- 1 2 3 « Lucie Lemonde - Découvrir l'UdeS - Université de Sherbrooke », sur www.usherbrooke.ca (consulté le )
- 1 2 3 Lucie Lemonde, « L'émergence et l'impact du droit carcéral », umontreal.scholaris.ca, (DOI 10.71781/2125, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Punir la misère par la misère », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 « La saga a assez duré à la prison Leclerc », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ Ewan Sauves, « Premier rapport sur la grève étudiante », sur Le journal de Montréal, (consulté le )
- 1 2 Lisa-Marie Gervais, « Conflit étudiant - Publication d'un rapport faisant état de témoignages troublants », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « Printemps érable : des groupes sociaux dénoncent la « machine à répression » », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Mélanie Marquis, « Une «machine à répression» lors du conflit étudiant, dénoncent des groupes », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Le SPVM accusé de profilage politique », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « La Ligue des droits et libertés accuse le SPVM de profilage politique », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Rima Elkouri, « Autopsie d'un printemps », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claude Plante, « Un nombre record de diplômés attendu », La tribune, vol. 110, no 176, , p. 6 (lire en ligne)
