Le Chant du styrène
| Réalisation | Alain Resnais |
|---|---|
| Scénario | Raymond Queneau |
| Acteurs principaux |
Sacha Vierny Pierre Dux |
| Sociétés de production | Les Films de la Pléiade |
| Pays de production |
|
| Genre | Documentaire |
| Durée | 14 min |
| Sortie | 1958 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Chant du styrène est un court métrage réalisé par Alain Resnais, sorti en 1958. Il met en images le poème éponyme en alexandrins de Raymond Queneau.
Synopsis
[modifier | modifier le code]Du bol en plastique jusqu'au pétrole, toute la chaîne industrielle conduisant à la fabrication des objets en plastique est parcourue en remontant à la source.
Fiche technique
[modifier | modifier le code]- Titre : Le Chant du styrène
- Réalisation : Alain Resnais
- Assistant-réalisateur : Martin-Pierre Hubrecht
- Scénario : Raymond Queneau
- Musique : Pierre Barbaud
- Musique dirigée par : Georges Delerue
- Montage : Claudine Merlin et Alain Resnais
- Auditorium : Studio Marignan
- Photographie : Sacha Vierny
- Laboratoire : Éclair
- Producteur : Pierre Braunberger
- Production : Les Films de la Pléiade, Société Pechiney
- Directeur de production : Roger Fleytoux
- Distribution: Les Films de la Pléiade
- Pays d'origine :
France - Format : Couleurs - Mono
- Genre : Documentaire, court métrage
- Durée : 14 minutes
- Date de sortie :
Distribution
[modifier | modifier le code]- Pierre Dux : Narrateur
- Sacha Vierny : L'ouvrier
Commentaire
[modifier | modifier le code]Des images d'objets en plastique défilent et s'arrêtent sur un bol. La trame du film remonte ensuite de ce bol au moule qui lui a donné naissance puis au matériau (le polystyrène), de sa coloration, et pour finir sur le charbon et le pétrole, matières premières du plastique en passant par le styrène. Ce film documentaire a été commandité par le groupe Pechiney. Le commentaire dit en voix off a été écrit en alexandrins par Raymond Queneau, tandis que la musique a été composée par Pierre Barbaud, créateur de la musique algorithmique. La voix off est celle de Pierre Dux. Le court métrage débute par une citation ironique du poème de Victor Hugo : « L'homme se fait servir par l'aveugle matière. Il pense, il cherche, il crée. À son souffle vivant les germes dispersés dans la nature entière tremblent comme frissonne une forêt au vent », tirée du recueil Les Voix intérieures.
Jean Painlevé qui admire ce film s'amuse à en reproduire son style "lyrique ampoulé" (selon son expression) dans son film sorti en 1964, Histoires de crevettes. Le commentaire très écrit, et la musique grandiloquente magnifient les couleurs de la crevette comme Renais et Queneau ont encensé le polystyrène[1].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Roxane Hamery, Jean Painlevé : le cinéma au cœur de la vie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le Spectaculaire », 2009, 312 p. à la page 229.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Raymond Queneau, Le Chant du styrène, sur cineclubdecaen.com
- Victor Hugo, Ce siècle est grand et fort. Un noble instinct le mène (poème), sur poesie.webnet.fr
