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Garrick Ohlsson

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Garrick Ohlsson
BERJAYA
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Instrument
Label
Arabesque Records (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Site web

Garrick Ohlsson, né le à New York, est un pianiste américain, vainqueur du concours Busoni en et du concours Chopin en .

Dans les années 1990 et 2000, il contribue à la réhabilitation du compositeur italien Ferruccio Busoni.

Jeunesse et formation

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Sa mère et son père sont respectivement d'origines sicilienne et suédoise. En plus de l'anglais, Garrick apprend ses deux langues parentales, et sa curiosité le pousse à étudier le français, ainsi que l'espagnol et l'allemand. En 2004, Le Monde relève qu'il parle français « avec volubilité[1] ».

Il se forme notamment à la Juilliard School[1] et auprès de maîtres comme Claudio Arrau[1], Sascha Gorodnitzki ou Rosina Lhévinne[2].

Victoires au concours Busoni (1966), au concours de Montréal (1968) et au concours Chopin (1970)

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En , il gagne le Concours international de piano Ferruccio-Busoni à Bolzano en Italie du Nord[1],[3].

Deux ans plus tard, il gagne le Concours international de musique de Montréal (en), terminant devant Peter Rösel[4].

En , il participe à la huitième édition (en) du Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie et devient le premier Américain à remporter cette prestigieuse compétition[1],[5]. Mitsuko Uchida, Piotr Paleczny et Eugen Indjic lui emboîtent le pas sur le podium.

Poursuite de sa carrière

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BERJAYA
Ohlsson en .

Après sa victoire au concours Chopin, promis à une carrière brillante, il décide de ne plus être catalogué comme interprète de Chopin[6].

En 1994, il reçoit le prix Avery-Fisher (en)[7].

En 1996, il donne un récital à l'Alice Tully Hall (New York). The Atlantic note que « sa carrière s'essouffle[6] ».

En 1997 et 1998, il donne, en cinq récitals, l'intégrale des œuvres de Chopin pour piano seul à Paris, à la salle Gaveau[8].

En 1999, Ohlsson revient à l'Alice Tully Hall pour une série de trois concerts centrés sur Liszt[9], puis il publie un album centré sur la musique classique du XXe siècle, et qui comporte notamment la Sonate pour piano de Barber[10]. La même année, il se produit au Festival de La Roque d'Anthéron près de Marseille, participation qu'il réitère deux ans plus tard[1].

En 2003, il joue avec l'Orchestre national de Lyon[1].

En 2004, il joue à Paris, avec l'Orchestre national de France, les Concertos pour piano numéros 1 et 2 de Brahms[1].

En 2015, il joue le Concerto pour piano de Busoni (en) à l'ouverture de la dix-septième édition du concours Chopin (en), aux côtés de Nelson Goerner et de Martha Argerich[11]. Dès 2003, l'American Record Guide (en) note que « si la réputation de Busoni a été réhabilitée, c'est en grande partie grâce à Garrick Ohlsson[12] ».

En 2019, il publie un album consacré à Brahms, avec les Fantaisies op. 116, les Intermezzi op. 117 et les Klavierstücke op. 118[13].

En 2020, il reçoit un Classic Prague Award[14].

En 2023, l'Orchestre symphonique de Prague (FOK) commémore le 75e anniversaire d'Ohlsson et l'invite à se produire lors de plusieurs concerts. Le point culminant de son séjour à Prague est son récital au Rudolfinum le , où il joue des œuvres de Ludwig van Beethoven, Franz Schubert, Frédéric Chopin et une composition contemporaine d'Ursula Mamlok (en). Cette soirée en solo suscite un vif intérêt de la part du public, qui remplit la salle Dvořák. Après les applaudissements enthousiastes à la fin du concert, le pianiste joue deux rappels[15].

Accueil critique

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Auprès de la critique, Ohlsson est connu pour sa maîtrise technique impressionnante assortie d'une certaine économie de mouvement et d'un style sobre, dénué de sentimentalisme, que beaucoup interprètent comme de la modestie.

Années 2010

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En 2019, après un concert à Cleveland (Ohio), Timothy Robson constate que « Garrick Ohlsson a accompli un exploit technique et musical presque miraculeux, tout en donnant l'impression que c'était facile. »[16]

Années 2020

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Lors d'un passage du pianiste au Festival du Printemps de Prague en 2021, Francisco Martínez Ramos (Bachtrack (en)) note qu'« à 73 ans, Garrick Ohlsson conserve, accentuées par la maturité, les qualités qu'il a démontrées tout au long de son extraordinaire carrière : une technique impeccable, un son très soigné, une interprétation sobre, une absence de sentimentalisme, un jeu de pédale prudent et des gestes sobres. […] Avec son économie de mouvements habituelle, il a su fasciner dès le début, avec des attaques fulgurantes, puis en passant par toutes sortes de nuances et de couleurs jusqu'à atteindre un final grandiose. C'est ainsi que s'est achevé ce récital splendide et audacieux, composé d'œuvres merveilleuses, qui a démontré la grande forme de ce pianiste. »[17]

En , après un récital du pianiste américain à Prague, Frank Kuznik (idem) applaudit un style « net, sans précipitation, en phase avec chaque nuance de la musique », où la sonate no 6 en fa majeur de Beethoven est « à la fois familière et nouvelle, rendue avec une clarté cristalline. Même dans l'exubérance animée du dernier mouvement, chaque note est claire. » Kuznik remarque aussi « la voix unique qu'Ohlsson apporte à Chopin, une brillante technique soutenue par une subtile émotion qui donne à la musique un éclat intérieur, une touche émouvante au milieu du tourbillon des notes. […] Ohlsson laisse finalement la musique parler d'elle-même, en l'encadrant avec élégance et en y ajoutant une touche stylée. »[18] Deux mois plus tard, lors d'un concert à Columbus (Ohio), Sam Jacobson (idem) remarque, lui aussi, une technique impressionnante[19].

Discographie

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Récompenses

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  • Grammy Awards 2008 : Grammy de la meilleure interprétation instrumentale soliste (sans orchestre) pour « Beethoven Sonatas, Vol. 3 »[20]

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Garrick Ohlsson, l'ogre gourmet du piano », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  2. Joseph Horowitz, Conversations with Arrau, Limelight Editions, , 333 p. (ISBN 0879100133).
  3. « List of Winners 1961-1970 » [archive du ], International Busoni Competition (consulté le ).
  4. Cécile Huot, « Montreal International Music Competition/Concours international de musique de Montréal ».
  5. « VIII Competition — 1970 » [archive du ], The International Chopin Competition (consulté le ).
  6. 1 2 (en) Michael Ullman, « Big, Brilliant American Sound », The Atlantic, (ISSN 2151-9463, lire en ligne, consulté le )
  7. (fr-CA) Alain Brunet, « Mélomanie: Richard Strauss par l'OSM et Garrick Ohlsson joue Brahms », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
  8. « Garrick Ohlsson, un géant souriant au service de Chopin », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  9. https://go.gale.com/ps/i.do?id=GALE%7CA30410201&sid=googleScholar&v=2.1&it=r&linkaccess=abs&issn=03190714&p=AONE&sw=w&userGroupName=anon%7E1130c58c&aty=open-web-entry
  10. « L'autorité féline de Garrick Ohlsson », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  11. Élisabeth Schneiter, « Nelson Goerner, Martha Argerich et Garrick Ohlson ouvrent le Concours Chopin », sur ResMusica, (consulté le )
  12. https://go.gale.com/ps/i.do?id=GALE%7CA101584927&sid=googleScholar&v=2.1&it=r&linkaccess=abs&issn=00030716&p=AONE&sw=w&userGroupName=anon%7E5bb4c11d&aty=open-web-entry
  13. Stéphane Friédérich, « Le Brahms rugueux et fier de Garrick Ohlsson », sur ResMusica, (consulté le )
  14. (cs) « Classic Prague Awards získal Garrick Ohlsson i Česká filharmonie », (consulté le )
  15. (cs) « Garrick Ohlsson předal posluchačům více poselství než kdy jindy », (consulté le )
  16. « Conquering Busoni’s Piano Concerto in Cleveland », sur bachtrack.com (consulté le )
  17. « Garrick Ohlsson en Praga: un gran maestro del piano », sur bachtrack.com (consulté le )
  18. « Garrick Ohlsson: a rousing reprise in Prague », sur bachtrack.com (consulté le )
  19. « Garrick Ohlsson’s Beethoven makes for a memorable night at ProMusica », sur bachtrack.com (consulté le )
  20. « Garrick Ohlsson | Artist | GRAMMY.com », sur grammy.com (consulté le )

Liens externes

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