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Temur Khan

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Témur Khan
BERJAYA
Fonctions
Empereur de Chine
Dynastie Yuan en Chine
-
Khagan
Empire mongol
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
ᠲᠡᠮᠦᠷ ou ТөмөрVoir et modifier les données sur Wikidata
Noms posthumes
ᠥᠯᠵᠡᠶᠢᠲᠦ ᠬᠠᠭᠠᠨ, Өлзийт хаан, 欽明廣孝皇帝Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de temple
成宗Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Khökhjin Khatun (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Gammala
Darmabala
Hudademishi (d)
Nanabula (d)
Princesse Budagan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Shirindari (en)
Sohuli (d)
Empress Xiao (d)
Shiliandali (d)
Bulugan
Millihaiya (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Yilihaiya (d)
Güyüg (d)
Deshou (d)
Ong Temur (d)
Bammala (d)
Maqabalin (d)
Aiyashili (d)
Princesse Puna (d)
Deshou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
BERJAYA
Sceau.

Temur Khan ou Temür Oldjaitu ou simplement Temur (Mongol : ᠥᠯᠵᠡᠶᠢᠲᠡᠮᠦᠷ
ᠬᠠᠭᠠᠨ
Өлзийт Төмөр хаан) ou Chengzong (chinois : 成宗), né en 1265, mort le , prince mongol descendant de Gengis Khan, est le deuxième empereur de la dynastie Yuan après son grand-père Kubilai Khan, gouvernant l'Empire chinois de 1294 à 1307.

Accession complexe

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Temur Öljeitu est le fils de Zhenjin, et donc le petit-fils de Kubilai. Ce dernier est lui même petit-fils de Gengis Khan via son père Tolui. Temur n'est pas le successeur choisi par Kubilai Khan[réf. nécessaire].

À la fin de son règne, Kubilai Khan laisse l’Empire mongol yuan dans une situation délicate. Il survit à la plupart de ses fils, y compris à son héritier désigné Zhenjin, mort en 1285, ce qui complique la succession et ouvre la voie à d’autres prétendants, dont son petit-fils Temur. Après la mort de Chabi, Kubilai se retire en partie des affaires du pouvoir, sous l’effet probable d’une consommation excessive d’alcool et d’un état dépressif, laissant de nombreuses responsabilités à ses ministres. Si plusieurs d’entre eux sont compétents, certains abusent de leur autorité, ce qui provoque des troubles au sein du gouvernement[1].

L’accession de Temur ne va pas de soi. Son frère aîné Gammala constitue également un candidat sérieux, et rien ne garantit d’emblée que Temur, fils de Zhenjin, sera choisi. Il bénéficie toutefois du soutien de plusieurs membres de l'aristocratie ainsi que du général Bayan Noyan (en). En , un qurultay le porte au trône[1]. Il devient « Temur Khan » et porte le nom chinois d'« empereur Chengzong »(成宗).

Temur poursuit en grande partie les orientations de son prédécesseur et maintient la pression contre Qaidu. Après la mort de ce dernier en 1301, le conflit perd progressivement de son intensité, d’autant que des divisions apparaissent entre les branches djaghataïdes et ogedeides. Contrairement à Kubilai, Temur ne juge pas nécessaire d’étendre davantage l’empire et annule même les projets d’invasion de l’Annam et du Japon, qu’il considère comme trop coûteux, surtout dans la mesure où l’Annam accepte de verser un tribut. Ses seules campagnes extérieures sont des expéditions punitives de faible ampleur en Birmanie et dans le nord de la Thaïlande, sans résultats décisifs[1]. En 1296, Temur Khan envoie en ambassade au Cambodge Zhou Daguan, qui, à son retour, écrit le récit de sa mission, qui a été conservé[2].

Sous son règne, Temur cherche avant tout à rétablir la stabilité interne. La fin de la guerre contre Qaidu en 1304 favorise la reprise du commerce terrestre et le retour d’une coopération entre les quatre khanats mongols. Conscient des limites du pouvoir yuan pendant la guerre, il s’efforce aussi d’apaiser les relations avec ses cousins du monde mongol. En retour, il est reconnu comme souverain de l’ensemble de l’Empire mongol, même si son autorité réelle se limite au territoire yuan[1].

Temur tente également de se rapprocher des Mongols de Mongolie propre et de Mandchourie. Il envoie de riches présents, au prix d’une pression financière accrue sur l’État. Son gouvernement annule aussi les dettes fiscales accumulées à la suite des politiques ruineuses de la fin du règne de Kubilai. Par ailleurs, il mène des actions contre la corruption : en 1303, 18 373 fonctionnaires sont condamnés, même si les peines restent modérées et que beaucoup récupèrent ensuite leurs postes[1].

Malgré ces efforts, la stabilité demeure fragile. Les largesses accordées aux membres gengiskhanides et la corruption administrative finissent par peser sur les finances impériales et entament les réserves monétaires de l’État. La succession n’est pas réglée à long terme, car Temur ne laisse finalement aucun héritier vivant. Son épouse principale Shirindari étant morte en 1299, il fait de Bulugan l'impératrice. Celle-ci joue un rôle important dans les dernières années du règne puis dans la crise qui suit sa mort : elle accumule pouvoir et richesses, confisque des biens à des personnes accusées de corruption, élimine des rivaux et promeut son fils Deshou comme héritier. Mais Deshou meurt en 1306, et Temur Öljeitu disparaît à son tour en 1307 sans laisser de successeur direct[1].

Mort et succession

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Après le règne de Temur Khan, la dynastie Yuan connaît un déclin assez rapide. La lutte pour le trône s’ouvre entre plusieurs factions. Bulugan cherche à faire monter sur le trône Ananda (en), neveu de Zhenjin, tandis qu’un autre groupe soutient Khaishan, fils de l’aîné de Temur, Darmabala. D’autres prétendants existent encore, et les affrontements entre factions dégénèrent en violences. Khaishan finit par s’imposer, grâce à un appui militaire plus solide et à sa position de séniorité[1].

On lui connait quatre épouses et sept enfants :

  • Shirindari Khatun, (v.1270 - 1305), fille d'Oločin Küregen, un prince Khongirad et d'Öljei, fille de Kubilai Khan;
    • Prince Deshou, (v.1290 - 3/1/1306);
  • Bulugan Khatun, (v.1275 - 1207), fille de Torgus Küregen, aristocrate Baya'ut.
  • Huteni Khatun, issue de la maison des Huteni;
  • Dagi Khatun, (v.1262 - 1/11/1322), veuve de son frère ainé Darmabala;
  • Issue d'épouse inconnu;
    • Prince Güyüg (Qūyik Tāyšī);
    • Prince Ong Temür (ʿŪng Tīmūr);
    • Prince Maqabalin (Muqābīlān);
    • Princesse Chang, né Yilihaiya (昌国公主; 益里海雅), première fille, épouse Ashi Küregen, seigneur Ikires;
    • Princess Zhao, né Aiyashili (赵国公主; 爱牙失里), seconde fille, épouse de George, roi des Ongüt;
    • Princess Lu, né Puna (鲁国公主普纳), troisième fille.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 (en) Timothy May, The Mongol Empire: A Historical Encyclopedia [2 Volumes], Bloomsbury Academic, (ISBN 978-1-61069-339-4, lire en ligne), p. 85-87
  2. Zhou Daguan et Paul Pelliot, Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan, vol. 3, Adrien Maisonneuve, coll. « Œuvres posthumes », , 71-03 éd. (1re éd. 1951), 178 p. (ISBN 9782720011078, présentation en ligne)

Liens externes

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