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Nouvelle-Saraï

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La Nouvelle Saraï (Saray al-Jadīd), souvent dite Saraï Berke, est la seconde capitale de la Horde d'Or, où se déplaça le pouvoir mongol à partir de 1330.

Cette cité ne doit pas être confondue avec Saraï Batu, la première capitale de la Horde d'Or, sur la basse Volga, ni avec la Petite Sarai ou Sarai-Juk, le chef-lieu sur l'Oural de la Horde Nogaï.

La ville est fondée en 1332 et devient capitale en 1341. Elle est située sur la rive gauche de l’Akhtouba, un bras de la Volga, dans l’actuel oblast de Volgograd, en Russie, près du village moderne de Tsarev[1],[2]. Sa fondation est traditionnellement attribuée à Berke khan, autour de 1260, mais seule la construction d'un palais par le khan Özbeg vers 1330 en fit une ville importante[3], qui devint rapidement l'un des principaux centres administratifs, commerciaux et religieux de la Horde d’Or. Cette tradition prend racine dans les textes d'Ibn Battûta qui lui donne également le nom de Saraï Berke, par déformation du mot baraka. Il semble que ce second nom traditionnel soit erroné, tout comme le lien de sa fondation à Berge Khan[1],[2].

La Nouvelle-Saraï reste la capitale de la Horde d’Or jusqu’à son sac par Tamerlan en 1395. À la suite de cette destruction, elle disparaît rapidement comme centre politique, et les vestiges du sac comprennent notamment des squelettes décapités et non enterrés[1],[2].

Développement

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À son apogée, la Nouvelle-Saraï est une ville étendue, entourée d’une enceinte construite en 1361 pendant les « Grandes Troubles » de la Horde d’Or. Son urbanisation dépasse toutefois largement cette enceinte, avec un ensemble habité plus vaste que la seule zone fortifiée. Les habitations vont de simples excavations chauffées à de grandes demeures fortifiées, dotées de plusieurs pièces, de murs carrelés. Des traces de yourtes apparaissent aussi dans certaines maisons de grands propriétaires[1],[2].

La ville accueille une population très diverse, comprenant des Mongols, des Kiptchaks, des Circassiens, des Alains, des Grecs et des Russes. Des marchands arabes venus de diverses régions du Proche-Orient y circulent également, ce qui confirme son rôle commercial. La Nouvelle-Saraï abrite aussi des activités artisanales et monétaires, et les fouilles montrent que certaines habitations semi-enterrées sont progressivement améliorées à mesure que leurs occupants changent de statut social. Dans les années 1350 et 1360, plusieurs grandes maisons sont même divisées et occupées par des habitants plus modestes[1],[2].

Incertitude

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L'emplacement de cette ville disparue est débattue, indépendamment de la fréquente confusion avec Saraï Batu du fait de son appellation “Saraï Berke”. Une théorie soutient que le site de Tsarev n'est pas la Nouvelle Saraï mais la ville de Gülistan, site connu pour être le centre de frappe monétaire de la Horde d'Or. L'autre théorie admet que le site de Tsarev correspond bien à la ville de Gülistan et qu'il s'agit également de la Nouvelle Saraï. Ces hypothèses ne font pas encore consensus[4].

Bibliographie

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  • Marie Favereau : La Horde. Comment les Mongols ont changé le monde., chap. 4; 2023, Éd. Perrin, (ISBN 978-2262099558).
  • Marie Favereau, Les Mongols et le monde: l'autre visage de l'empire de Gengis Khan, Les Éditions du Château des ducs de Bretagne (Musée d'histoire de Nantes), (ISBN 978-2-906519-81-7, présentation en ligne).

Références

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  1. 1 2 3 4 5 (en) Timothy May, The Mongol Empire: A Historical Encyclopedia [2 Volumes], Bloomsbury Academic, (ISBN 978-1-61069-339-4, lire en ligne), p. 72-74
  2. 1 2 3 4 5 (en) Christopher Pratt Atwood, Encyclopedia of Mongolia and the Mongol Empire, Facts On File, (ISBN 978-0-8160-4671-3, lire en ligne), p. 488-489
  3. Marie Favereau, La Horde - Comment les Mongols ont changé le monde, Perrin, Paris: 2021.
  4. Favereau 2023, p. 142.