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Mina Kavani

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Mina Kavani
BERJAYA
En .
Biographie
Naissance
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Mina Khosrovani (persan : مینا خسروانی), née[1] en 1989 à Téhéran, et connue sous le nom de Mina Kavani (مینا کاوانی), est une actrice franco-iranienne.

Famille et débuts

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Née à Téhéran, Mina Kavani est élevée dans une famille d'artistes. Elle est la nièce du metteur en scène de cinéma et de théâtre Ali Raffi[2].

À seize ans, elle fait ses débuts dans la pièce Il ne neige pas en Égypte sous la direction de son oncle, au théâtre municipal de Téhéran. Elle enchaîne plusieurs pièces telles que Othello, Antigone, La Musica ou J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne. Elle collabore avec plusieurs metteurs en scène de cinéma et de théâtre en Iran.

À vingt-un ans[1], elle vient à Paris et entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique dans la classe de Jean-Damien Barbin. Elle est la première Iranienne à intégrer l’école.

En 2013, elle joue le rôle principal de Sara dans Red Rose de Sepideh Farsi[3]. Elle y apparaît nue dans une scène. Menacée par la presse iranienne, elle s'installe définitivement en France en 2014[4],[5]. Son personnage rebelle et sauvage, mais aussi très fragile, marque la presse internationale qui la compare aux actrices italiennes Silvana Mangano ou Asia Argento. Elle est nommée dans la catégorie meilleure actrice au festival international du film de Marrakech et présélectionnée pour le César de la meilleure actrice en 2016.

Soutenue par la présidente du jury de festival de Marrakech et par Bertrand Bonello, membre du jury, qui ont beaucoup apprécié son interprétation, elle obtient le statut de réfugié politique[6]. En 2018, elle obtient la nationalité française[7].

En 2015, à l'auditorium de l'orchestre national de Lyon, elle lit des textes et des monologues de Shakespeare[8],[4],[9].

La même année, elle est présente aux 28e Rencontres cinématographiques de Cannes[10] avec le film Red Rose.

En 2017–2018, elle apparaît dans le rôle d'Ipek, dans la pièce Neige mise en scène par Blandine Savetier au Théâtre national de Strasbourg[3],[11]. La pièce est une adaptation du roman éponyme de l'écrivain turc Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature 2006.

Elle joue avec l'orchestre symphonique de Londres (LSO) dans To be someone else is a battle, sous la direction d'Amir Konjani, et dans la création polyphonique Persées d’Alexandra Lacroix, à l'opéra de Limoges.

En 2022, elle joue dans le film Aucun ours de Jafar Panahi, qui remporte le prix spécial du jury au 79e festival international du film de Venise[12]. Son jeu puissant face à la caméra a attiré tous les festivals internationaux et les critiques du cinéma[12].

Elle est la voix du rôle principal du film d'animation La Sirène de Sepideh Farsi, sélectionnée à la Berlinale en 2023.

En avril–, elle joue dans le spectacle Oui de Thomas Bernhard conçue par Célie Pauthe et Claude Duparfait au théâtre de l’Odéon-Ateliers Berthier.

En 2024, au côté de Golshifteh Farahani, elle est l'un des deux rôles principaux (Nasrin) du film Lire Lolita à Téhéran qui remporte le prix du meilleur casting féminin et le prix du public au festival international du film de Rome en 2025.

En 2024–2025, elle joue et met en scène I'm deranged, spectacle qu'elle a écrit, dans la grande salle du Théâtre de l'Athénée Louis-Jouvet à Paris, produit par la scène nationale Le Manège à Maubeuge. Le spectacle, salué par les critiques, connaît un grand succès. Anne Diaktine lui consacre une page entière dans Libération et salue son interprétation puissante et hors norme[6] :

« Dans le monologue qu’elle a tout à la fois écrit, mis en scène et interprété, l’actrice iranienne installée en France évoque son enfance à Téhéran et son parcours d’exil. Une performance aux allures d’incantation. Nul doute que le nom de l’actrice iranienne, en France depuis douze ans et interdite de retour dans son pays depuis 2013, va résonner de plus en plus fort[6],[13]. »

En 2026, elle écrit, met en scène et interprète son deuxième spectacle, Ma maison est noire, d'après des textes de Forough Farrokhzad tirés de son Œuvre poétique complète et de La Nuit lumineuse, spectacle présenté au Théâtre des Bouffes-du-Nord à Paris[14].

Filmographie

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Longs métrages

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Courts métrages

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Télévision

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Publication

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Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 Voir sur diamondmanagement.co.uk.
  2. « استایل خاص "مینا کاوانی" روی فرش قرمز ونیز - آفتاب », sur khabarban.com (consulté le ).
  3. 1 2 3 CC. Communication / CanalCast.Com, « Mina Kavani », sur agencesartistiques.com (consulté le ).
  4. 1 2 (en) Kotzathanasis, « Interview With Mina Kavani: Whatever the Limitations Are, Iranian Directors Always Find Ways to Make Their Movies », Asian Movie Pulse, .
  5. (en) Zilko, « Jafar Panahi Shares Statement at NYFF: 'The Hope of Creating Again Is a Reason for Existence' », IndieWire, (consulté le ).
  6. 1 2 3 4 Anne Diatkine, « I’m deranged : Mina Kavani, l’être persane », sur Libération, (consulté le ).
  7. (en) Balmer, « Empty chair for jailed Iranian Director at Venice film fest », Reuters, .
  8. Mafra, « L’Auditorium célèbre les 400 ans de la mort de Shakespeare », Le Progrès, .
  9. (en) Trabattoni, « Venice 2022 draws to an emotional close, underlines solidarity with detained Iranian filmmakers », Screen, (consulté le ).
  10. Présentation des Rencontres cinématographiques de Cannes.
  11. (fa) « مینا کاوانی: این قدر نقش آدم های بدبخت و خاک بر سر را به ما زنان ندهید - زنان ایرانی مدرن و قوی هستند ! », برخط نیوز, sur barkhat.news (consulté le ).
  12. 1 2 3 Laurent Carpentier, « Mina Kavani, actrice iranienne d’Aucun ours : "Comment être acteur quand on est censuré dans son corps ?" », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  13. Delphine Neimon, « Portrait : Mina Kavani, the persian star… », sur The ARTchemists, (consulté le ).
  14. 1 2 « Mina Kavani, comédienne et metteuse en scène pour Ma maison est noire », France Culture, Les Midis de Culture de Marie Sorbier, le .
  15. « Le 63e palmarès des prix du Syndicat de la critique », sur sceneweb.fr, (consulté le )

Liens externes

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