Lino Ventura
| Nom de naissance | Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura |
|---|---|
| Naissance |
Parme (Émilie-Romagne, Italie) |
| Nationalité | Italienne |
| Décès |
(à 68 ans) Saint-Cloud (Hauts-de-Seine, France) |
| Profession | Acteur, catcheur, lutteur |
| Films notables | voir filmographie |
Lino Ventura, né le à Busseto (Italie) et mort le à Saint-Cloud (France) est un acteur italien. Fidèle à ses origines, alors qu'il a vécu et réalisé la majeure partie de sa carrière cinématographique en France, il conserve sa nationalité italienne sans jamais devenir français[1].
D'abord sportif, Lino Ventura est lutteur professionnel, champion d'Europe poids moyens en 1950, puis catcheur jusqu'à ce que sa route bifurque et le fasse tourner aux côtés de Jean Gabin dans le film Touchez pas au grisbi qui rencontre le succès dès sa sortie en salle en 1954.
Alors qu'il est cantonné à jouer des seconds rôles d'homme de main ou de brute, il devient une vedette à la fin des années 1950 grâce à des films comme Le Gorille vous salue bien (1958) et Le Fauve est lâché (1959). Il alterne les comédies telles que Les Tontons flingueurs (1963), Les Barbouzes (1964), Ne nous fâchons pas (1966), L'aventure c'est l'aventure (1972), L'Emmerdeur (1973) ou La Gifle (1974), avec des drames et des films policiers comme Les Grandes Gueules (1965), Le Deuxième Souffle (1966), Le Clan des Siciliens (1969), L'Armée des ombres (1969) ou Garde à vue (1981).
Il sera jusqu'à sa mort un des acteurs les plus populaires du cinéma français, et aussi un des plus rentables avec 130 millions d'entrées au box-office. À son palmarès, de grands succès populaires avec d'autres dialoguistes, parmi lesquels Marie-Octobre (1959), Classe tous risques (1960), Adieu poulet (1975), Les Misérables (1982) ou encore Le Ruffian (1983).
Père de quatre enfants, notamment d'une fille handicapée, Linda (1958-2025), il fonde en 1966 avec sa femme Odette l'association Perce-Neige, qui vient en aide aux personnes handicapées mentales.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines et jeunesse
[modifier | modifier le code]Lino Ventura, à l'état civil Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura, naît en Italie le à Busseto[2]. Il est l'unique enfant qu'auront ses parents Giovanni Ventura et Luisa Borrini[3],[4],[5].
En 1927, à l'approche de ses 8 ans, sa mère quitte l'Italie pour rejoindre son mari parti quelques années auparavant travailler à Paris comme représentant de commerce. Arrivés à Montreuil le , la mère et le fils ne trouvent pas Giovanni, le père, qui a disparu. Plus tard, Lino Ventura n'évoquera que rarement et à contrecœur ce père absent. Néanmoins, son acte de mariage avec Odette, daté du , mentionnera que son père réside en Italie à Sorrente[5].
Ils s'installent chez des amis dans la ville au 57, rue de Romainville[6], au cœur de la communauté italienne, dont l'intégration ne s’effectue pas sans problèmes. Puis ils déménagent rue Papillon, dans le 9e arrondissement de Paris, où Luisa décroche un emploi de femme de chambre à l’hôtel Baudin.
Pour compléter les revenus de sa mère, il quitte l'école et travaille dès l'âge de 9 ans. Il exerce successivement différents métiers : portier, livreur, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau[7].
Lino Ventura parle le français sans aucun accent, ayant passé l'essentiel de sa vie en France, et s'exprime en italien avec une pointe d'accent de la région de Parme.
Lutteur et catcheur
[modifier | modifier le code]Ses copains du square Montholon, dans le 9e arrondissement de Paris, lui font découvrir le sport[8]. À l'âge de 16 ans, il rencontre Fred Oberlander (en), un champion autrichien de lutte gréco-romaine résidant à l'hôtel Baudin, où sa mère Luisa a été employée. Oberlander le convainc de s'entraîner régulièrement à la lutte dans la salle du club athlétique des Gobelins[8], puis dans celle de la Porte d'Italie. Apprenant l'humilité et la fraternité en pratiquant ce sport, il se forge selon ses termes « une mentalité de gagnant »[9].
En 1935, alors qu'il est coursier dans une agence de voyages, la Compagnie italienne de tourisme (CIT)[8], il y rencontre Odette Le Comte[5], également âgée de 16 ans[10],[11]. Vers cette époque, il vit avec sa mère et, jusqu'en 1942, déclare comme domicile le 20, rue Baudin[5] dans le 9e arrondissement de Paris.

Lino Ventura est enrôlé dans l'armée italienne au début de la Seconde Guerre mondiale. Il déserte au moment de l'effondrement du régime fasciste () et rejoint à Paris Odette, qu'il avait épousée le [3] dans la mairie du 16e arrondissement de Paris[5]. Menacé d'être dénoncé, et afin de ne pas être arrêté par les Allemands[12] il se cache à Baracé (en Maine-et-Loire) dans une maison servant de grange, qu'il revient acheter une fois la guerre terminée[13].
Après la guerre, il entame une carrière de catcheur, plus rémunératrice que la lutte[12], et participe à des combats à la salle Wagram et au Cirque d'Hiver où il lutte sous le nom de Lino[a] Borrini, alias « la Fusée italienne ». Sa carrière de catcheur atteint son apogée en , lorsqu'il devient champion d'Europe des poids moyens pour l'Italie. Elle prend fin la même année le , lorsqu'il est victime d'une double fracture ouverte à la jambe droite à la suite d'une chute mal préparée dans son combat contre Henri Cogan. Il devient alors organisateur de combats pour une vingtaine de catcheurs de son écurie[9].
Carrière cinématographique
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Les débuts
[modifier | modifier le code]En 1953, le réalisateur Jacques Becker cherche une force de la nature de type italien pour jouer face à Jean Gabin dans son film Touchez pas au grisbi. Il rencontre Lino Ventura et souhaite que ce soit lui qui joue le rôle d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary. Lino Ventura, peu attiré par le cinéma, décline le rôle dans un premier temps puis, sûr d'essuyer un refus, demande un cachet presque équivalent à celui de Jean Gabin. Le producteur Robert Dorfmann refuse, mais Becker menace d'arrêter le film. À la surprise de Ventura, sa demande est acceptée[14]. À la sortie de Touchez pas au grisbi, grand succès public en 1954, la présence à l'écran de Lino Ventura est remarquée. Incertain pendant les cinq premières années de sa carrière de comédien, Lino Ventura conserve jusqu'en 1958 ses « vrais » métiers d'organisateur de combats de catch et de gérant d'une entreprise de layette[12].

Immédiatement adopté par le milieu du cinéma, en particulier par Jean Gabin — avec qui il tourne cinq films en quatre ans et qui devient son grand ami —, mais aussi par le grand public, sa carrure, sa « gueule » et son naturel font de lui l'interprète idéal du film noir, de truand et de policier dur à cuire au grand cœur, un style cinématographique qui a dans cette période le vent en poupe. Il tourne avec Henri Decoin (Razzia sur la chnouf, Le Feu aux poudres), Ralph Habib (La Loi des rues), Gilles Grangier (Le rouge est mis, Trois Jours à vivre), Jean Delannoy (Maigret tend un piège), Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud), Julien Duvivier (Marie-Octobre), Jacques Becker (Montparnasse 19).
Consécration
[modifier | modifier le code]Sans avoir pris des cours de comédie, il passe rapidement du statut d'acteur de second rôle à celui de tête d'affiche, son jeu d'acteur s'affinant. C'est le rôle du Gorille (dans Le Gorille vous salue bien, de Bernard Borderie), en 1958, qui le lance comme vedette à part entière, suivi de Le fauve est lâché de Maurice Labro. Les deux films, dont il est la tête d'affiche incontestée, sont des succès populaires.
Classe tous risques, de Claude Sautet, en 1960, lui fait partager la vedette avec Jean-Paul Belmondo et marque sa rencontre avec un auteur de la Série noire, José Giovanni[15], avec qui il tournera trois films.
L'année suivante, il tient le premier rôle dans un film de guerre « antimilitariste » dialogué par Michel Audiard et réalisé par Denys de La Patellière : Un taxi pour Tobrouk, aux côtés de Charles Aznavour, Hardy Krüger, Maurice Biraud et German Cobos. Avec près de 5 millions de spectateurs, c'est un énorme succès public. Lino Ventura devient l'un des poids lourds du cinéma hexagonal. Au cours des années 1960, il tourne parfois à l'étranger : en Italie sous la direction de Vittorio De Sica (Le Jugement dernier), Luciano Emmer (La Fille dans la vitrine), Duilio Coletti (Le Roi des truands dont la vedette est Ernest Borgnine) et Carmine Gallone (Carmen 63), en Espagne avec Carlos Saura (La Charge des rebelles) et en Allemagne avec Wolfgang Staudte (L'Opéra de quat'sous).
Sous la direction de Georges Lautner, il est Fernand Naudin, malfaiteur rangé des voitures dans les Tontons flingueurs (1963), qui attire 3,3 millions de spectateurs et acquiert progressivement le statut de « film culte[16] ». Avec la même équipe, il interprète l'espion Francis Lagneau des Barbouzes (1964) et l'ancien gangster Antoine Beretto dans Ne nous fâchons pas (1966). Ces trois films policiers parodiques sont fréquemment diffusés à la télévision. Au total, Lino Ventura tourne dans quinze films dialogués par Michel Audiard.

Dans des rôles d'homme d'action, de policier ou de malfaiteur, il enchaîne les films à succès populaires pendant les années 60, sous la direction d'Henri Verneuil (Cent Mille Dollars au soleil avec Belmondo et Bernard Blier, Le Clan des Siciliens avec Jean Gabin et Alain Delon), Robert Enrico (Les Grandes Gueules, où il donne la réplique à Bourvil, Les Aventuriers où il retrouve Alain Delon). Avec Jean-Pierre Melville, il incarne un truand luttant pour sa survie dans Le Deuxième souffle et un résistant dans L'Armée des ombres, d'après Joseph Kessel.

Il est reconnu comme l'un des meilleurs acteurs du cinéma français. Il excelle dans les rôles traditionnels de truand ou de policier vieilli, fatigué, ou de l'homme d'expérience sensible à l'amitié virile.

Son jeu, assez proche de sa personnalité, s'exprime pleinement sous la direction de Jacques Deray (Avec la peau des autres, Un papillon sur l'épaule), de Jean-Pierre Melville (Le Deuxième Souffle, L'Armée des ombres), de Robert Enrico (Les Grandes Gueules, Les Aventuriers, Boulevard du rhum) et de Claude Pinoteau (Le Silencieux, La Gifle, L'Homme en colère, La Septième Cible). Il fait également des apparitions dans les films de ses amis Jacques Brel (Le Far West) et Raymond Devos (La Raison du plus fou).


En 1972, son rôle du mafieux (Vito Genovese) dans Cosa Nostra, de Terence Young, avec Charles Bronson dans le rôle du repenti Joe Valachi, lui vaut une reconnaissance internationale. Cependant, il refuse plusieurs rôles importants dans des films américains, et sa filmographie ne compte que deux productions anglo-saxonnes : La Grande Menace (The Medusa Touch) et Vengeance (Sword of Gideon).
En 1975, le film Adieu poulet de Pierre Granier-Deferre, où il joue un policier en rébellion contre le système et les manigances politiques, remporte un succès populaire avec près de 2 millions d'entrées[17]. Lors du tournage et durant la préparation, sa relation avec son jeune partenaire à l'écran est très positive : Lino Ventura insiste même auprès de la production sur le fait qu'il ne soit pas cité seul en haut de l'affiche mais que la mention soit : « Lino Ventura et Patrick Dewaere dans Adieu poulet »[18]. La critique dans Le Point, qualifiant de « monstres sacrés » Dewaere autant que Lino Ventura, est flatteuse : « La rencontre Ventura-Dewaere restera dans les annales. Contre le vieux briscard, le poids coq tient crânement le coup : petit poulet deviendra grand[19]. »
La même année 1975, Ventura joue dans Cadavres exquis le rôle de l'inspecteur Rogas, qui meurt assassiné alors qu'il mettait au jour un complot au cœur de l'État italien, au moment des années de plomb : « l'un de ses plus grands rôles au cinéma »[20].

À partir des années 1980, Lino Ventura tourne moins, comme si son personnage du film de Jacques Deray, Un papillon sur l'épaule, tourné en 1978, où il joue Roland Fériaud, un homme de tous les jours manipulé par des forces obscures, avait changé sa carrière. Il a évoqué ce type de personnage, une victime manipulée, lors d'un entretien, pour décrire son rôle d'espion en sommeil dans Espion, lève-toi, tourné en 1981 : « C'est un type qui, à un moment donné, se retrouve seul, abandonné par ses amis, et par ses ennemis si je puis dire, parce que dans un sens, tout le monde s'arrange sur son dos […], ce sont des situations que j'affectionne particulièrement. » Comme aussi le personnage du général Carlo Alberto dalla Chiesa dans Cent Jours à Palerme (1984) qui tombe sous les balles de la mafia à laquelle il avait osé s'attaquer.

Comme l'explique Claude Pinoteau, Lino Ventura est toujours très exigeant sur le choix de ses rôles. « Il n'aurait jamais accepté de jouer un personnage fourbe ou pervers. Il ne s'identifiait pas aux rôles qu'il interprétait ; ce sont eux qui devaient s'identifier à lui[21]. » Il explique devenir, avec le temps, de plus en plus perfectionniste et reconnaît que c'est « quelque chose d'assez intolérable pour les autres[22] ». Il discute le rôle, les dialogues, exige des changements. « On ne vient pas me voir avec un script terminé en disant : “Lisez ça, on tourne demain” ! Non, ça c'est pas possible, je ne l'ai jamais fait. »
Ses derniers beaux rôles sont pour Garde à vue, de Claude Miller, en 1981, où il interprète l'inspecteur Gallien interrogeant un notable (Michel Serrault) suspecté d'assassinat[23], et pour Les Misérables, de Robert Hossein, sorti en 1982, où il incarne un Jean Valjean à la hauteur de ses prédécesseurs Harry Baur et Jean Gabin. 1984 voit sa dernière apparition en tête d'affiche dans La Septième Cible de Claude Pinoteau. En 1987, il effectue une brève apparition dans La Rumba, par amitié pour Roger Hanin, sans vouloir être crédité au générique. C'est son dernier petit rôle.
Lino Ventura ne fait que deux incursions à la télévision : une apparition en Écossais dans Deux Romains en Gaule, de Pierre Tchernia, René Goscinny et Albert Uderzo, en 1967, et le rôle de Papa dans Vengeance (Sword of Gideon), coproduction nord-américaine réalisée par Michael Anderson, en 1986.
Lino Ventura, qui adore le théâtre, ne monte pourtant jamais sur une scène. Selon Bernard Blier, « il s'était convaincu qu'il était incapable d'en faire. Le Conservatoire, c'était pour lui un mot magique, la destinée ratée. À la place, il avait fait la guerre dans l'armée italienne[24]. » Lino Ventura expliquait : « Sur un plateau, je suis chez moi. Sur une scène… Je n'ai pas assez de courage pour me torturer. (…) D'ailleurs, soyons honnête, je ne suis pas un acteur, je ne suis ni Laurence Olivier, ni Robert Hirsch. Je ne suis qu'un comédien instinctif[25]. »
Mort
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Lino Ventura meurt le à l'âge de 68 ans, dans sa maison de Montretout à Saint-Cloud, d'une crise cardiaque[26],[4]. Il repose au cimetière du Val-Saint-Germain, dans le département de l'Essonne.
Famille et vie privée
[modifier | modifier le code]Particulièrement pudique, Lino Ventura est toujours parvenu à préserver sa vie privée. Son nom n'est jamais prononcé dans la presse « à scandale ». Il l'explique de façon simple : « De passer pour un ours, à un moment, ça arrange très bien les choses, comme ça on vous fout la paix et c'est fini[22]. » Il cultive l'amitié, notamment avec les artistes Jean Gabin, Michel Audiard, Bernard Blier, Jacques Brel, Georges Brassens, César, Claude Sautet ou José Giovanni. Les plaisirs de la table sont très importants pour lui : « La perspective de manger avec mes copains, c'est pour moi une fête. Être à table avec eux, c'est une véritable communion. »
Le , il épouse Odette Lucienne Le Comte[5] (morte le à Trélazé[27],[10]), son amour de jeunesse, rencontrée en 1935 dans l'agence de voyages où il travaillait. Ils auront quatre enfants[4] : Mylène (1946-1998, morte dans un accident d'avion[28]), épouse de Claude Lasserre, fils de René Lasserre (1912-2006), Laurent (1950-2022)[29], Linda (1958-2025) et Clélia (née en 1961, autrice et scénariste)[3], qui a écrit plusieurs ouvrages sur son père.
Peu présent auprès de sa famille à cause des tournages qui s'enchaînent, il lui consacre néanmoins son mois de juillet chaque année au cap Ferret (Gironde)[30].
En 2019, Yanou Collart, qui fut attachée de presse dans les années 1960-1990, publie ses souvenirs[31]. Elle y évoque longuement sa liaison amoureuse avec Lino Ventura de 1972 à 1982.
Perce-Neige
[modifier | modifier le code]Victime d'un accident vasculaire à sa naissance, Linda, troisième enfant du couple Ventura, est restée handicapée mentale[32]. Découvrant le manque de structures d'aide et d'accueil pour les enfants handicapés, Lino et Odette Ventura créent en 1966, à la suite de l'appel du [33], l'association caritative Perce-Neige, devenue une fondation en [34] à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), où ils vivaient, consacrée à « l'aide à l'enfance inadaptée » en apportant son soutien aux associations existantes travaillant dans le domaine du handicap, et en sensibilisant les pouvoirs publics aux besoins des enfants handicapés et de leurs familles. Leur maison d'époque napoléonienne de Saint-Cloud est rachetée par l'acteur Jean Dujardin et Nathalie Péchalat en 2016[12].
L'année 1975 marque la première victoire de l'association avec la publication de la loi d'orientation en faveur des personnes handicapées[35] et de la loi no 75-535 du relative aux institutions sociales et médico-sociales[36]. En 1976, l'association Perce-Neige est reconnue d'utilité publique, et six ans plus tard, la première maison Perce-Neige ouvre ses portes à Sèvres.
Malgré la disparition de Lino Ventura, Perce-Neige poursuit sa mission et participe à la création d'établissements en France, au nombre de trente-neuf en 2023[37].
Un Italien en France
[modifier | modifier le code]Lino Ventura n'a jamais manifesté publiquement d'engagement politique, expliquant la nécessité de cette neutralité par sa qualité d'étranger en France[38]. Il avait en effet conservé la nationalité italienne, ne souhaitant pas « renier sur un bout de papier avec une signature la terre où [il était] né[22]. »
Filmographie
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Cinéma
[modifier | modifier le code]Années 1950
[modifier | modifier le code]- 1954 : Touchez pas au grisbi de Jacques Becker : Angelo, le chef de la bande rivale
- 1955 : Razzia sur la chnouf de Henri Decoin : Roger, le Catalan
- 1956 : La Loi des rues de Ralph Habib : Mario
- 1956 : Crime et Châtiment de Georges Lampin : le patron du bistrot
- 1957 : Le Feu aux poudres de Henri Decoin : l'inspecteur Legentil
- 1957 : Action immédiate de Maurice Labro : Bérès
- 1957 : Le rouge est mis de Gilles Grangier : Pépito, le truand au couteau
- 1957 : L'Étrange Monsieur Steve de Raymond Bailly : Denis
- 1958 : Maigret tend un piège de Jean Delannoy : l'inspecteur Torrence
- 1958 : Ces dames préfèrent le mambo de Bernard Borderie : Paulo
- 1958 : Trois Jours à vivre de Gilles Grangier : Lino Ferrari, l'accusé à tort
- 1958 : Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle : le commissaire Cherrier
- 1958 : Montparnasse 19 de Jacques Becker : Morel
- 1958 : Le Gorille vous salue bien de Bernard Borderie : Géo Paquet, dit « le Gorille », agent du SDECE
- 1959 : Douze Heures d'horloge (Ihr Verbrechen war Liebe) de Géza von Radványi : Fourbieux
- 1959 : Sursis pour un vivant de Víctor Merenda : Borcher
- 1959 : Marie-Octobre de Julien Duvivier : Carlo Bernardi
- 1959 : 125, rue Montmartre de Gilles Grangier : Pascal, le vendeur de journaux
- 1959 : Un témoin dans la ville de Édouard Molinaro : Ancelin, l'assassin poursuivi
- 1959 : Le Chemin des écoliers de Michel Boisrond : Tiercelin, le restaurateur profiteur de guerre
- 1959 : Le fauve est lâché de Maurice Labro : Paul Lamiani
Années 1960
[modifier | modifier le code]- 1960 : Classe tous risques de Claude Sautet : Abel Davos
- 1960 : Les Mystères d'Angkor (Herrin der Welt) de William Dieterle : Biamonte
- 1961 : Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière : le brigadier Théo Dumas
- 1961 : La Fille dans la vitrine (La ragazza in vetrina) de Luciano Emmer : Federico
- 1961 : Le Roi des truands (Il re di Poggioreale) de Duilio Coletti : le truand
- 1961 : Le Bateau d'Émile de Denys de La Patellière : Émile Bouet
- 1961 : Les lions sont lâchés de Henri Verneuil : le docteur Challenberg
- 1961 : Le Jugement dernier (Il giudizio universale) de Vittorio De Sica : le père de Giovanna
- 1962 : Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier : Garigny, le proxénète
- 1962 : Les Petits Matins de Jacqueline Audry : le chauffeur de bus
- 1962 : Carmen 63 de Carmine Gallone : Vincenzo
- 1963 : L'Opéra de quat'sous (Die Dreigroschenoper) de Wolfgang Staudte : Tiger Brown
- 1963 : Les Tontons flingueurs de Georges Lautner : Fernand Naudin, dit « Oncle Fernand »
- 1964 : Les Bandits (Llanto por un bandito) de Carlos Saura : El Lutos
- 1964 : Cent Mille Dollars au soleil de Henri Verneuil : Hervé Marec, dit « Plouc »
- 1964 : Les Barbouzes de Georges Lautner : Francis Lagneau, barbouze français
- 1964 : Le Monocle rit jaune de Georges Lautner : le client d'Élie (caméo)
- 1965 : L'Arme à gauche de Claude Sautet : Jacques Cournot
- 1965 : Les Grandes Gueules de Robert Enrico : Laurent
- 1965 : La Métamorphose des cloportes de Pierre Granier-Deferre : Alphonse
- 1966 : Avec la peau des autres de Jacques Deray : Pascal Fabre
- 1966 : Ne nous fâchons pas de Georges Lautner : Antoine Beretto
- 1966 : Le Deuxième Souffle de Jean-Pierre Melville : Gustave Minda, dit « Gu »
- 1967 : Les Aventuriers de Robert Enrico : Roland Darbant
- 1968 : Le Rapace de José Giovanni : le Rital
- 1969 : Le Clan des Siciliens de Henri Verneuil : le Commissaire Le Goff
- 1969 : L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville : Philippe Gerbier
Années 1970
[modifier | modifier le code]- 1970 : Dernier Domicile connu de José Giovanni : l'inspecteur Marceau Léonetti
- 1971 : Fantasia chez les ploucs de Gérard Pirès : Sagamore Noonan
- 1971 : Boulevard du rhum de Robert Enrico : Cornelius
- 1972 : Cosa Nostra de Terence Young : Vito Genovese
- 1972 : L'aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch : Lino Massaro
- 1973 : La Bonne Année de Claude Lelouch : Simon
- 1973 : La Raison du plus fou de François Reichenbach : le motard
- 1973 : Le Silencieux de Claude Pinoteau : Clément Tibère
- 1973 : Le Far West de Jacques Brel : le prisonnier
- 1973 : L'Emmerdeur de Édouard Molinaro : M. Milan
- 1974 : Les Durs (Uomini duri) de Duccio Tessari : le père Charlie
- 1974 : La Gifle de Claude Pinoteau : Jean Douélan
- 1975 : La Cage de Pierre Granier-Deferre : Julien
- 1975 : Adieu poulet de Pierre Granier-Deferre : le commissaire Verjeat
- 1976 : Cadavres exquis (Cadaveri eccellenti) de Francesco Rosi : l'inspecteur Amerigo Rogas
- 1978 : Un papillon sur l'épaule de Jacques Deray : Roland Fériaud
- 1978 : La Grande Menace (The Medusa Touch) de Jack Gold : l'inspecteur Brunel
- 1979 : L'Homme en colère de Claude Pinoteau : Romain Dupré
Années 1980
[modifier | modifier le code]- 1980 : Les Séducteurs de Édouard Molinaro : François Quérole
- 1981 : Garde à vue de Claude Miller : l'inspecteur Antoine Gallien
- 1982 : Les Misérables de Robert Hossein : Jean Valjean
- 1982 : Espion, lève-toi de Yves Boisset : Sébastien Grenier
- 1983 : Le Ruffian de José Giovanni : Aldo Sévenac
- 1984 : La Septième Cible de Claude Pinoteau : Bastien Grimaldi
- 1984 : Cent Jours à Palerme (Cento giorni a Palermo) de Giuseppe Ferrara : le général Carlo Alberto dalla Chiesa
- 1984 : La Jonque chinoise de Claude Bernard-Aubert (film inachevé)[39]
- 1987 : La Rumba de Roger Hanin : le caïd du milieu (non crédité)
Télévision
[modifier | modifier le code]- 1967 : Deux Romains en Gaule de Pierre Tchernia (téléfilm) : un client au bar
- 1986 : Vengeance (Sword of Gideon) de Michael Anderson (téléfilm) : Papa
Box-office
[modifier | modifier le code]Lino Ventura est un des acteurs les plus populaires de son époque[40].
Durant sa carrière, de 1954 à 1987, il tourne soixante-quinze longs métrages[41], réunissant un total de 130,2 millions d'entrées en France[42],[43], dont plus de 89 millions pour les films dans lesquels il tient un rôle principal[42]. Cinquante-deux des soixante-treize films auxquels il a participé cumulent plus d'un million[42], son meilleur résultat au box-office français étant atteint avec Un taxi pour Tobrouk (4,93 millions d'entrées en 1961)[42].
Rôles refusés
[modifier | modifier le code]Au sujet du choix de ses rôles, il déclare : « Quand on me parle d'un personnage à interpréter, je sais d'une façon immédiate si je peux le faire, si ça me convient ou si ça ne va pas ». Ainsi il refuse un rôle dans[12] :
- La Valse du Gorille de Bernard Borderie (1959) : Géo Paquet dit « le Gorille » (rôle repris par Roger Hanin). Après avoir connu un grand succès l'année précédente avec Le Gorille vous salue bien, Lino Ventura refuse de se laisser enfermer dans ce personnage et d'être définitivement étiqueté « Gorille ».
- Un condé d'Yves Boisset (1970) : l'inspecteur Favenin (rôle tenu par Michel Bouquet). Lino Ventura refuse d'incarner le rôle-titre, le trouvant trop antipathique[44].
- Le Téléphone rose d'Édouard Molinaro (1975) : Benoît Castejac (rôle tenu par Pierre Mondy). Selon Francis Veber, le refus de Lino Ventura est motivé par le fait que « Lino ne tombe pas amoureux d'une pute »[45].
- Le Vieux Fusil de Robert Enrico (1975) : Julien Dandieu (rôle tenu par Philippe Noiret). Philippe Noiret explique que Lino Ventura décline la proposition de Pascal Jardin parce que le personnage principal est initialement un homme pacifique qui ne correspond pas à son image de « dur à cuire »[46]. Selon Enrico, c'est le « coup de foudre amoureux » frappant le personnage de Dandieu qui lui pose un problème[47].
- Les Trois Jours du Condor de Sydney Pollack (1975) : Joubert (rôle tenu par Max von Sydow)[31].
- Rencontres du troisième type de Steven Spielberg (1977) : professeur Claude Lacombe (rôle tenu par François Truffaut).
- Le Convoi de la peur (Sorcerer) de William Friedkin : Victor Manzon (rôle tenu par Bruno Cremer)[15]. La distribution initiale comporte Steve McQueen, Lino Ventura, Marcello Mastroianni et Amidou. Steve McQueen se retire, car il ne souhaite pas être séparé trop longtemps d'Ali MacGraw, sa compagne ; il est remplacé par Roy Scheider, ce qui entraîne le retrait de Lino Ventura qui, selon le réalisateur, n'aurait pas souhaité que son nom apparaisse en deuxième place sur l'affiche, après celui de Roy Scheider[48].
- Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979) : Hubert de Marais (rôle tenu par Christian Marquand).
- La Chèvre de Francis Veber (1981) : Campana (rôle tenu par Gérard Depardieu). Francis Veber raconte que Lino Ventura refuse que Jacques Villeret joue le rôle de Perrin et donne son accord pour Pierre Richard mais exige un cachet exorbitant[45].
- Le Grand Pardon d'Alexandre Arcady (1982) : le commissaire Duché (rôle tenu par Jean-Louis Trintignant).
Projets non aboutis
[modifier | modifier le code]Fin 1976, Gérard Oury et Danièle Thompson écrivent un scénario à son intention : L'Entourloupe. Lino Ventura y incarne un chef d'orchestre français qui arrive à New York et se trouve entraîné dans des aventures tragi-comiques au cours desquelles il est confronté à un policier américain. Pour incarner celui-ci, Oury sollicite Woody Allen, Al Pacino et Sylvester Stallone qui refusent, jugeant l'histoire trop déséquilibrée. Un déjeuner est organisé à Los Angeles avec Jack Nicholson, lequel scandalise Lino Ventura en prisant de la cocaïne[49],[31]. Découragé par ces refus successifs et conscient du vice de forme dans la construction du scénario, Gérard Oury abandonne le projet.
En le chanteur et compositeur François Deguelt souhaite se lancer dans la production cinématographique ; il achève un scénario intitulé Mourir à Brest, en confie la réalisation à Bernard Farrel et propose les rôles-titres à Lino Ventura et Patrick Dewaere, qui en ont accepté le principe, mais le film ne se fera pas[50].
En 1984 Lino Ventura part à Macao tourner La Jonque chinoise, un film de Claude Bernard-Aubert. Faute de financement, le tournage est interrompu après quatre semaines, puis définitivement abandonné à la suite du décès de l'acteur.
Le producteur Norbert Saada envisage en 1987 de faire un film sur le général Jeannou Lacaze, ancien directeur du renseignement au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Celui-ci serait incarné par Lino Ventura. Le journaliste Charles Villeneuve doit en écrire le scénario évoquant « la France et ses services secrets face à la vague terroriste ». Un déjeuner réunit Lino Ventura, Charles Villeneuve et les généraux Lacaze et Imbot au siège du SDECE. L'acteur se passionne pour le projet qui doit s'intituler Le Sphinx. Sa mort y mettra fin[25].
En 1987 Lino Ventura était sur le point de commencer à travailler sur un film de Francesco Massaro adapté d'un roman de l'auteur italien Renato Olivieri : Maledetto Ferragosto, et dont il devait interpréter le personnage principal, le commissaire Ambrosio[51]. Le film sera finalement réalisé par Sergio Corbucci et sortira en 1988 sous le titre I giorni del commissario Ambrosio, Ugo Tognazzi reprenant le rôle du commissaire.
Hommages
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- En 1970, Lino Ventura est caricaturé en centurion Aérobus dans l'album de bande dessinée Astérix - La Zizanie, de Goscinny et Uderzo.
- Le , Lino Ventura préside la 2e cérémonie des César, succédant à son ami Jean Gabin, mort trois mois auparavant.
- En 1980, le sculpteur Daniel Druet réalise un buste de plâtre de Lino Ventura lors d'une séance de pose dans les locaux du musée Grévin[52],[53].
- Le , quatre mois après sa mort, Lino Ventura reçoit un hommage à la 13e cérémonie des César.
- Dans la ville d'Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, un lycée professionnel porte son nom depuis 1989 ; un choix des élèves de la première promotion qui ont souhaité mettre en valeur la fondation Perce-Neige, créée à l'initiative de l'acteur et de son épouse[54].
- En 1992, le théâtre Lino Ventura à Nice a été inauguré. Depuis, il a une programmation variée dont beaucoup de spectacles musicaux et de danses, dans le registre actuel.
- En 1999, lors d'une cérémonie en présence de son épouse, son nom est donné à une place créée au croisement de la rue des Martyrs et de l'avenue Trudaine, dans le 9e arrondissement de Paris.
- En 2003, Parme, sa ville natale, lui rend hommage en donnant son nom au centre du cinéma de la commune : Centro cinema Lino Ventura.
- La nouvelle salle du cinéma Louis Delluc, au Buisson-de-Cadouin, inaugurée en 2018 en présence de son petit-fils Christophe Lasserre-Ventura, président de la fondation Perce-Neige, porte le nom de salle Lino Ventura.
Distinctions
[modifier | modifier le code]Récompenses
[modifier | modifier le code]- Festival de San Sebastian 1973 : Prix d'interprétation masculine pour La Bonne année
- Prix Sant Jordi 1974 : Meilleure interprétation dans un film étranger pour La Bonne Année
- David di Donatello 1974 : David spécial partagé avec Françoise Fabian pour La Bonne Année
Nomination
[modifier | modifier le code]Décoration
[modifier | modifier le code]- Lino Ventura a toujours refusé la Légion d'honneur. Le , dix jours avant la mort de l'acteur, c'est à son épouse, Odette, que le Premier ministre et maire de Paris Jacques Chirac la remet, à l'hôtel de ville de Paris[55].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Raccourcissement de son prénom Angiolino.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Lino Ventura, sa vie ».
- ↑ « LINO VENTURA BIOGRAPHIE - CINEREVES ACTERIEUR DU CINEMA », sur cinestranger.com (consulté le )
- 1 2 3 Jacques Lafitte et Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1535.
- 1 2 3 Les Gens du cinéma, « Fiche d'Angiolino Joseph Pascal Ventura, alias Lino Ventura », ses prénoms de naissance ont été traduits en français sur ce site : Giuseppe est devenu Joseph, Pasquale est devenu Pascal ; le nom de jeune fille de son épouse est orthographié à tort en un seul mot Lecomte, sur www.lesgensducinema.com (consulté le ) : «
père de Milène, Laurent, Linda et Clélia Ventura
fils de Giovanni Ventura et Luisa Borrini
Décès : 22 octobre 1987
Lieu : Saint-Cloud (92-France)
Cause : d'une crise cardiaque
Acte de décès no 545/1987, inhumé au cimetière du Val-Saint-Germain (91) » - 1 2 3 4 5 6 « Archives de Paris, actes de mariage enregistrés par la mairie du 16e arrondissement, vue 6/32, acte no 18 Ventura Le Comte », sur archives.paris.fr (consulté le ) : «
Le huit janvier mil neuf cent quarante deux […] devant nous ont comparu publiquement […] Angiolino Joseph Pascal Ventura, employé de bureau […] domicilié à Paris, 20 rue Baudin, fils de Giovanni (Jean) Ventura, sans profession, domicilié à Sorrento (Italie) et de Louise Borrini, son épouse, sans profession, domiciliée à Paris, 20, rue Baudin […] Et Odette Lucienne Le Comte, vendeuse, née à Paris (16e) le […] domiciliée à Paris, 36 rue Hamelin […] » - ↑ « Ventua Lino (acteur italien) », le site indique comme date d'arrivée en France le alors qu'il mentionne 1927 comme année de départ d'Italie, ce qui est une erreur manifeste, sur bd-cine.com (consulté le )
- ↑ Philippe Durant, Lino Ventura, éditions First, , p. 8.
- 1 2 3 Cassati 2012, 1 - Une enfance parmesane.
- 1 2 Studio Ciné Live, « Lino Ventura, 25 ans déjà », sur L'Express, (consulté le ).
- 1 2 « Mort d'Odette Ventura, veuve de Lino Ventura et co-fondatrice de Perce-Neige », sur Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Cassati 2012, p. 12.
- 1 2 3 4 5 Olivier Rajchman, « Lino Ventura : 10 choses à savoir sur l'un des acteurs préférés des Français », sur telestar.fr, (consulté le ).
- ↑ Cassati 2012, p. 11.
- ↑ Signé : Lino Ventura, op. cit., p.23.
- 1 2 blog.
- ↑ Franck Nouchi, « Georges Lautner, le père des "Tontons flingueurs", est mort », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Patrick Dewaere - Résultats Box-office France », sur JP's Box-office (consulté le ),Christophe Carrière, Patrick Dewaere : Une vie, Paris, Balland, , 250 p. (ISBN 978-2-35315-150-9, lire en ligne), p. 69,Christian Dureau, Patrick Dewaere, Paris, PAC, coll. « Ciné-Poche », (ISBN 978-2-85336-254-2), p. 109
- ↑ Marc Esposito, Mémoires d'un enfant du cinéma, Paris, Robert Laffont, , 552 p. (ISBN 978-2-221-23931-5), p. 225
- ↑ « Adieu Poulet », Fiche de film, sur dewaere.online.fr (consulté le ).
- ↑ Sandro Cassati, Lino Ventura, City, (ISBN 978-2-8246-0203-5), p. 162.
- ↑ Claude Pinoteau, Merci la vie ! : aventures cinématographiques, Paris, Le cherche midi, , 388 p. (ISBN 2-7491-0455-6), p. 254
- 1 2 3 « Spécial cinéma - Gros plan sur Lino Ventura », sur Archives de la Radio Télévision Suisse, (consulté le ).
- ↑ Thomas Clay, « Du « présumé innocent » au « présumé coupable » », sur Mediapart (consulté le )
- ↑ Daniele Georget, « Bernard Blier : "Quel plaisir quand il me tapait dessus. Il faisait ça si bien !" », Paris Match,
- 1 2 Gilles Durieux, Lino Ventura, Paris, Flammarion, , 379 p. (ISBN 2-08-068113-3), p. 366
- ↑ Olivier Rajchman, « Lino Ventura, Les Barbouzes, C8 : le récit des derniers jours », sur www.telestar.fr,
- ↑ Insee, « Odette Lucienne Le Comte [épouse Ventura] dans le fichier des personnes décédées », sur deces.matchid.io (consulté le ).
- ↑ « La fille de Lino Ventura tuée dans un accident », sur Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Justine Texier, « Lino Ventura : son fils Laurent est mort à 72 ans », sur purepeople.com (consulté le ).
- ↑ Nicolas Ungemuth, « Clelia Ventura, mon père Lino », Le Figaro Magazine, , p. 66-71 (lire en ligne).
- 1 2 3 Yanou Collart, Les Étoiles de ma vie, Paris, L'Archipel, , 225 p. (ISBN 978-2-8098-2676-0, lire en ligne), New York en amoureux.
- ↑ « Les enfants de Lino Ventura », sur lefigaro.fr.
- ↑ « Lino Ventura : l'appel du 6 décembre 1965 », sur Perce Neige.
- ↑ « L'histoire de la fondation Perce-Neige (fondation d'aide aux personnes handicapées) », sur perce-neige.org (consulté le ).
- ↑ Loi no 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées.
- ↑ Loi no 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales (consulté le ).
- ↑ Fondation Perce-Neige, « Maisons Perce-Neige - hébergement et accompagnement pour personnes handicapées », sur perce-neige.org (consulté le ).
- ↑ « Lino Ventura : "la classe tous risques" », sur Monsieur.fr, (consulté le ) : « Si l’acteur incarne notre pays, il n’a pourtant jamais été français de nationalité. […] Sous un air réservé et bougon, il possède une décontraction et une assurance toute latine. Une peau française, un cœur italien. »
- ↑ Patrick Sansano, De Muriel Baptiste à Lara Fabian : Journal 2017, Editions Publibook, (ISBN 978-2-342-15948-6, lire en ligne)
- ↑ « Les rois du box-office (1956-1990) », Studio Magazine, , p. 98-99
- ↑ « Lino Ventura, le rital devenu vedette », sur Ouest France, 31 juillet 2014 (m-à-j le 2 août 2014).
- 1 2 3 4 « Lino Ventura (Acteur français) - JP Box-Office », sur www.jpbox-office.com (consulté le )
- ↑ Renaud SOYER, « BOX OFFICE STORY », sur BOX OFFICE STORY (consulté le )
- ↑ Philippe Paul, « Un Condé d'Yves Boisset (1970) - Analyse et critique du film », sur DVDClassik, (consulté le ).
- 1 2 Francis Veber, Que ça reste entre nous, Paris, Robert Laffont, , 323 p. (ISBN 978-2-221-11444-5), p. 155.
- ↑ Philippe Noiret, Mémoire cavalière, Paris, Robert Laffont, , 527 p. (ISBN 978-2-253-12421-4), p. 311.
- ↑ Robert Enrico, Au cœur de ma vie, Saint-Cyr sur Loire, Christian Pirot Éditeur, , 317 p. (ISBN 2-86808-225-4), p. 183.
- ↑ William Friedkin (trad. de l'anglais), Friedkin Connection : les mémoires d'un cinéaste de légende, Paris, Éditions de La Martinière, , 635 p. (ISBN 978-2-7324-6601-9), Le Convoi de la peur.
- ↑ Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, Paris, Olivier Orban, , 347 p. (ISBN 2-266-03063-9), p. 289.
- ↑ « Deguelt scénariste », Paris Match, no 574, , p. 121 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (it) « Lino Ventura biografia », sur film.it (consulté le )
- ↑ Guy Le Querrec, « Descriptif d'une photo prise au musée Grévin le 22 septembre 1980 », sur Magnum Photos (consulté le ).
- ↑ « Lino Ventura (buste de plâtre) », sur danieldruet.com (consulté le ).
- ↑ « FAQ : Qui sommes-nous ? », sur lyceelinoventura.com (consulté le ).
- ↑ Fabienne Bradfer, « L'histoire d'un homme discret Lino Ventura, par Odette, sa femme », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Ouvrages principaux
[modifier | modifier le code]- 1979 : Lino Ventura, Gilles Colpart - Éditions PAC - Monographie
- 1980 : Lino Ventura, Didier Vallée - Éditions Solar
- 1987 : Lino Ventura, Philippe Durant - Éditions Favre - Monographie
- 1992 : Lino, Odette Ventura (sa femme) - Éditions Robert Laffont - Biographie
- 2001 : Lino Ventura, Gilles Durieux - Flammarion
- 2003 : Lino, tout simplement, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Robert Laffont - Souvenirs d'enfance et recettes de famille
- 2004 : Lino Ventura - Une leçon de vie, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Marque pages - Biographie
- 2007 : Signé : Lino Ventura, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Marque pages - Beau livre avec 20 objets facsimilés
- 2010 : Les Légendes du cinéma français, Lino Ventura, Bernard Boyé - Éditions Autres Temps - Album photos retraçant sa carrière cinématographique
- 2012 : Lino Ventura, Carnet de Voyages, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Barnea Productions
- 2012 : Sandro Cassati, Lino Ventura, City Edition, , 240 p. (ISBN 9782824649443)
- 2019 : Les Étoiles de ma vie, Yanou Collart - l'Archipel
- 2021 : Attends-moi mon amour, Clelia et Léon Ventura, Flammarion
- 2022 : Lino Ventura, le livre coup de poing, Philippe Lombard, Éditions Hugo Image
Ouvrages complémentaires
[modifier | modifier le code]- 1985 : Christian Dureau, Patrick Dewaere, Paris, PAC, coll. « Ciné-Poche », (ISBN 978-2-85336-254-2)
- 2008 : Dictionnaire des comédiens français disparus, Yvan Foucart - Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
- 2012 : Christophe Carrière, Patrick Dewaere : Une vie, Paris, Balland, , 250 p. (ISBN 978-2-35315-150-9, lire en ligne).
- 2019 Marc Esposito, Mémoires d'un enfant du cinéma, Paris, Robert Laffont, , 552 p. (ISBN 978-2-221-23931-5)
Documentaire
[modifier | modifier le code]- [vidéo] « Lino Ventura, la part intime », Philippe Kohly (réalisateur), INA (producteur), , Arte (consulté le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressources relatives à plusieurs domaines :
- Ressource relative au sport :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Centre du cinéma Lino-Ventura de la ville de Parme
- Acteur italien du XXe siècle
- Acteur ayant incarné Jean Valjean
- Sportif italien du XXe siècle
- Lutteur italien
- Catcheur italien
- Champion d'Europe de lutte
- Coquille d'argent du meilleur acteur
- Nom de scène
- Naissance en juillet 1919
- Naissance à Parme
- Décès en octobre 1987
- Décès à Saint-Cloud
- Décès à 68 ans
- Mort d'une crise cardiaque
- Personnalité inhumée au cimetière du Val-Saint-Germain
- Personnalité de la liste Portraits de France
- Acteur italien de cinéma
