Fort William Henry
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Fort militaire |
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Le fort William Henry, en français fort Guillaume-Henri[1]. était un fort britannique situé au sud du lac George dans la province de New York.
Historique
[modifier | modifier le code]Le fort fut construit par William Johnson en , pendant la guerre de Sept Ans, pour se protéger des attaques françaises venant du fort Carillon et du fort Saint-Frédéric[2].

Le fort faisait partie d'un réseau de forts britanniques et français le long de l'Hudson et du lac Champlain reliant New York à Montréal. Ces forts marquaient la frontière entre l'état de New York et la Nouvelle-France. Il fut nommé en l'honneur du Prince William Augustus, duc de Cumberland et fils du roi George II, ainsi que du Prince William Henry, 1er duc de Gloucester et Édimbourg, petit-fils de George II et frère cadet du futur roi George III[2].
Siège de 1757
[modifier | modifier le code]Les troupes du général de Montcalm arrivèrent le et installèrent leurs camps au sud et au nord du fort. Après de violents bombardements et des opérations de siège, elles se rapprochèrent. Le régiment britannique finit par se rendre lorsqu'il devint clair que le général britannique Daniel Webb, commandant du fort Edward, n'enverrait plus de renforts.
Les forces françaises comptaient environ 8 000 hommes, dont 3 000 soldats français, 3 000 miliciens canadiens et 2 000 Amérindiens[3]. Après le siège, Français et Canadiens détruisirent le fort avant de se replier vers le fort Carillon.
Reconstitution du fort au XXe siècle
[modifier | modifier le code]Une réplique du fort William Henry a été reconstruite dans les années 1950[4]. Les touristes peuvent visiter le site pour l'admirer.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ de Kerallain René, LES FRANÇAIS AU CANADA. LA JEUNESSE DE BOUGAINVILLE ET LA GUERRE DE SEPT ANS (Suite), Paris, Revue Historique, , p. 314-326
- 1 2 (en) Fred Anderson, Crucible of War : The Seven Years' War and the Fate of Empire in British North America, 1754 to 1766, New York, Vintage Books, , p. 123
- ↑ (en) William R. Nester, The first global war : Britain, France, and the fate of North America. 1756–1775, Greenwood Publishing Group, , 308 p. (ISBN 978-0-275-96771-0, lire en ligne), p. 56
- ↑ Philip Terrie, « The Legacy of Fort William Henry: Resurrecting the Past », sur AdirondackExplorer.org, The Adirondack Explorer (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, Vivre la Conquête, tome 1, les éditions du Septentrion, Québec, 2013, 264 p. [présentation en ligne].
- Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, Vivre la Conquête, tome 2, les éditions du Septentrion, Québec, 2014, 320 p. [présentation en ligne].
- Jonathan Dull, La Guerre de Sept Ans, Bécherel, coll. « Les Perséides »,
- Guy Frégault, La Guerre de la Conquête, Montréal, Fides, , 514 p. (ISBN 978-2-7621-2989-2)
- (en) Fred Anderson, Crucible of War : The Seven Years' War and the Fate of Empire in British North America, 1754-1766, New York, Knopf, , 862 p. (ISBN 978-0-375-40642-3, OCLC 40830180, lire en ligne).
- (en) Fred Anderson, The war that made America : a short history of the French and Indian War, New York, Viking, , 293 p. (ISBN 978-0-670-03454-3, OCLC 60671897, lire en ligne).
