close
Aller au contenu

Academia Belgica

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Academia Belgica
BERJAYA
Façade de l'Academia Belgica.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Siège
Pays
Coordonnées
Organisation
Site web
Carte

L'Academia Belgica est une institution culturelle belge située à Rome et destinée à l'accueil en résidence pour une période donnée, en son sein ou hors les murs, de jeunes artistes ou chercheurs belges pour leur permettre de développer leurs projets créatifs.

Localisation

[modifier | modifier le code]

Sise, 8, via Omero à Rome, dans le quartier Valle Giulia (en bordure de la Villa Borghese), l'Academia Belgica (Academia avec un seul c, selon l'origine latine, contrairement à la graphie italienne) est l'une des nombreuses académies de la Ville Éternelle. Dans la même rue, en effet, on trouve l'Academia di Romania, l'Istituto Olandese, l'Accademia d'Egitto… Sur les hauteurs, de l'autre côté de la Galerie d'art moderne, dans le quartier des Parioli, se situe la British Academy. L'Académie de France n'est pas loin, à l'autre bout de la Villa Borghese. Quant à l'Académie Américaine, elle se niche dans le Trastevere.

L'Academia Belgica fut bâtie en 1939, pour symboliser l'union de deux pays, l'Italie et la Belgique, à l'occasion du mariage du futur Umberto II avec la princesse de Belgique et sœur de Léopold III, Marie-José[1]. Le bâtiment a abrité les chercheurs et résidents de l'Institut historique belge de Rome et de la Fondation Princesse Marie-José, recevant pour des séjours des artistes, des chercheurs, des boursiers, accueille dans sa bibliothèque spécialisée en histoire, histoire de l'art, histoire des religions et en littératures, belge, entre autres, de nombreux chercheurs[2]. Depuis 2018, l'Academia Belgica, l'Institut historique belge de Rome et la Fondation Marie-José ont fusionné afin de former l'"Academia Belgica - Centre pour l'Histoire, les Arts et les Sciences à Rome"[3],[4]. Elle est reconnue comme fondation d'utilité publique[5].

L'Academia Belgica met à la disposition des chercheurs une bibliothèque spécialisée dans les liens entre Rome et la Belgique. Elle conserve notamment l'important Fonds Franz Cumont[6].

En outre, l'Academia organise des expositions[7], des concerts[8], des rencontres interuniversitaires, colloques[9],[10] et séminaires[11].

Parmi les directeurs et autres personnalités de l'Academia Belgica, citons le grand historien Franz Cumont[12], qui a fait don de sa collection de livres à l'Academia, les professeurs Fernand de Visscher, Fernand Vercauteren, Louis Godart, Jacqueline Hamesse, Walter Geerts, Sabine Van Sprang[13]

L'Academia a connu, ces dernières années, une rénovation de fond en comble. Les façades ont été ravalées ; les jardins redessinés ; l'aménagement intérieur modernisé (chambres pour les visiteurs, boursiers et pensionnaires ; salles de réunions ; bibliothèque réadaptée aux exigences de l'informatique et de la communication etc.).

Havre des chercheurs et des artistes

[modifier | modifier le code]

Depuis ses débuts, l'Academia s'est donné comme mission culturelle d'offrir aux chercheurs et aux artistes de toutes disciplines des occasions de séjour, pour mettre à profit des études en cours et/ou des œuvres en devenir.

C'est ainsi que de nombreux historiens (Franz Cumont, Fernand Vercauteren, Jules Vannerus, Charles Verlinden, Françoise Van Haeperen, Luc Courtois, Michel Dumoulin, Corine Bonnet, David Colling, etc.) chercheurs en histoire de l'art et des religions, des archéologues (Fernand de Visscher, Louis Godart, Joseph Mertens, etc.), des musiciens, des écrivains (Lucien Noullez, Sophie Buyse, R.M. François, Liliane Wouters, Carino Bucciarelli, L. Schraûwen, G. Bauloye, Jacques Sojcher, Philippe Mathy, G.Hons, Philippe Leuckx, J.L. Outers, Françoise Mallet-Joris, A. Romus, Colette Nys-Mazure, D. Costermans, B.Deprez, André Doms, Thierry Debroux, etc.), belges, ont été accueillis pour des séjours de plus ou moins longue durée. Des bourses de recherche et d'écriture, octroyées par la Communauté française, la Communauté flamande, le FNRS, entre autres, favorisent l'organisation.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Tania Markovic, « Sabine van Sprang sur la construction de l’Academia Belgica : "On a importé des matériaux belges pour souligner justement l’identité belge de cet institut" », sur RTBF, (consulté le )
  2. « Les fondations de l'esprit à l'Academia Belgica » Accès limité, sur L'Écho, (consulté le )
  3. « Transfert du patrimoine de l’Institut historique belge de Rome à l’Academia Belgica », sur www.belgium.be, (consulté le )
  4. Christian Du Brulle, « À Rome, l'Academia Belgica change de peau », sur Daily Science, (consulté le )
  5. « Academia Belgica, centre d’histoire, des arts et des sciences à Rome », sur www.focusonbelgium.be, (consulté le )
  6. Gérald Decoster, « A la découverte de la bibliothèque de l'Academia Belgica » Accès libre, sur RTBF, (consulté le )
  7. « K. De Neve. The Missing Object - Bricks and Butterflies », sur arte.it, (consulté le )
  8. « Academia Belgica : Concert », sur Chapelle musicale Reine Elisabeth, (consulté le )
  9. Guy Duplat, « L'Academia Belgica, perle méconnue », sur La Libre, (consulté le )
  10. Albert Burnet, « L'Academia Belgica de Rome : cinquante ans, c'est un début... », sur Le Soir, (consulté le )
  11. « EFR e Academia Belgica presentano il seminario: Ostia prima del II sec. d.C. Un porto, una città, un territorio », sur Mediterrano Antico, (consulté le )
  12. Sur le rôle de Franz Cumont aux origines de l'Academia Belgica, voir : Les syncrétismes religieux dans le monde méditerranéen antique, Actes du colloque international en l'honneur de Franz Cumont à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, Rome, Academia Belgica, 25-27 septembre 1997, C. Bonnet et A. Motte dir., Rome, Institut historique de Rome, 1999, 402 p. (ISBN 90-74461-27-1)
  13. Guy Duplat, « Voici la nouvelle directrice de l'Academia Belgica à Rome », sur La Libre, (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]