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DERVAL

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La commune de Derval (pucenoire.gif (870 octets) Denval) est chef lieu de canton. Derval d�pend de l'arrondissement de Ch�teaubriant, du d�partement de Loire-Atlantique.

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DERVAL

Derval vient du breton "derv" (ch�ne) et de "val" (vall�e).

Au IX�me si�cle, Derval est mentionn� plusieurs fois dans les chartes du cartulaire de l'abbaye de Redon, � l'occasion de donations faites � l'abbaye par Austroberte, dame de Fay (jadis d�nomm� Fait), dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Cornou (aujourd'hui disparue). Cette donatrice, Austroberte, serait n�e vers 788 � Cornou (Saint-Pierre-de-Cornou) et se serait mari�e une premi�re fois avec Agenhart, dont elle eut un fils nomm� Agun, et une seconde fois avec Wandefred dont elle eut un autre fils nomm� Onger (Voir Cartulaire de Redon). A noter qu'� peu pr�s en face de l'ancienne �glise paroissiale de Cornou d�di�e � Saint Pierre, et sur la rive droite de la Ch�re, se trouvait le pays de Mo�, compris dans l'ancienne paroisse de Fulkeriac. (Fougeray, aujourd'hui Grand-Fougeray). Le bourg et l'�glise sont d�truits lors de l'invasion des Normands au X�me si�cle.

A partir du XI�me si�cle, les seigneurs de Derval �difient un ch�teau f�odal. Au XII�me si�cle vit un nomm� Bonabes Ier de Derval, mari d'Eustaice dont il a un fils nomm� Guillaume qui lui succ�de. Guillaume Ier, sire de Derval, prend part en 1203 aux Etats r�unis � Vannes pour venger la mort du prince Arthur de Bretagne et il est, en 1212, t�moin au contrat de mariage d'Andr� de Vitr� avec Catherine de Bretagne (Histoire G�n�rale de plusieurs maisons de Bretagne).

Vue g�n�rale de Derval.

Apr�s la mort de Jehan III, Jean de Montfort, devenu duc de Bretagne, fait don du territoire de Derval � son alli� Robert Knolles (1325-1407), chef des troupes anglaises, qui conserve cette place jusqu'en 1380. A noter que Knolles prend part aux luttes entre Jean de Montfort (duc Jean IV) et Charles de Blois pour la possession du duch� de Bretagne. Le ch�teau est alors flanqu� de neuf tours et d�fendu par une double enceinte. En 1373, il appartient � Robert Knolles, qui est assi�g� par Bertrand Duguesclin. C'est � Jean de Roug�, d�c�d� sans enfants, que Robert Knolles est oblig� en 1380 de rendre le ch�teau de Derval, en �change duquel le duc Jean IV donne au capitaine anglais une rente de 2 000 Livres. Le ch�teau est pris, en 1590, par le duc de Mercoeur. C'est Henri IV qui le fait d�molir en 1593. En 1615 et 1616, les troupes du prince de Cond� pillent la paroisse de Derval.

Le 19 mai 1451, Derval est �rig� en baronnie par le duc Pierre II en faveur de Jean de Malestroit, devenu sire de Derval en 1435. La baronnie passe � la famille Rieux (en 1482), Laval (suite au mariage de Fran�oise de Rieux avec Fran�ois de Laval, baron de Ch�teaubriant), puis � celle des Montmorency-Cond� (donation en 1539 de Jean de Laval au conn�table Anne de Montmorency).

Le fief de Derval est tenu chronologiquement par les seigneurs Derval (XI-XII�me si�cle), Roug� (par mariage, en 1275, d'Olivier IV de Roug� et d'Agn�s de Derval), Ch�teaugiron, Malestroit (Ch�teaugiron qui ont pris ce nom vers 1352), Raguenel, Rieux, Laval, Montmorency, Bourbon-Cond� (par mariage de Charlotte Marguerite de Montmorency et de Henri II de Bourbon-Cond�).

On rencontre les appellations suivantes : In-candita Derwalinse (819), Ecclesia plebs Darwal (864), Dervaul (1265), Dervalum (XIV�me si�cle), Moutagne sur Kurel (1790). A noter que la " Condita Darwalinsis " devint paroisse de Derval vers le XII�me si�cle en regard d'une charte (n� 340) du Cartulaire de Redon qui porte "de Cornou in Derval ", ce qui indique bien que Cornou a �t� transform� en Derval. A mentionner que la " Condita Lesebiaceinsus " devint la tr�ve de Lusanger relevant jadis de Derval, titre qu'elle a conserv� jusqu'en 1772, date � laquelle Lusanger a �t� �rig� en paroisse. A mentionner qu'en 1750, on d�nombre 1763 habitants � Derval.

Ville de Derval   L'ancienne baronnie de Derval. 

Ferme de Derval.

Note 1 : Instruction publique � Derval. � Og�e commet une erreur quand il avance, dans son Dictionnaire de Bretagne, que M. Lema�tre de la Garelaie �tablit les filles du Saint-Esprit � Derval, en 1774, pour traiter les malades et instruire les enfants. C'est � M. Moulin de la Bourdonnaie que revient l'honneur de cette fondation, qui se composait des revenus d'un constitut de 3.100 livres et d'une maison. Les soeurs appel�es � Derval par ce bienfaiteur portaient des robes grises, ce qui fait penser qu'elles appartenaient � l'ordre de Saint-Laurent-sur-S�vre (Archives d�partementales, s�rie X) (L. Ma�tre).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Derval : Louis Thomas (1594-1625), Jacques B�gouin (1625-1642), Thomas Perret (1643-1671), Pierre Dupont (1671-1681), De la Chetard�e (1681-1686), Le Vavasseur (1686-1687), Jacques Foss� (1687-1698), Le Grand (1698-1705), De Creneuc (1705-1706), De la Tourailler Le Douaren (1706-1710), Guyat (1710-1729), Jean Pel� (1729-1743), Alexis C�sar Potiron du Chatelier (1743-1788), Armand Joseph Crespel (1788-1792), ...

Note 3 : le territoire de Derval �tait divis� jadis en frairies : la frairie du bourg, la frairie de Quibut, la frairie des Guets (ou Fond des Bois), la frairie de Vieille-Ville (ou du Foy), la frairie de Essard, la frairie de Brand, la frairie de Rohel, la frairie de Coismur.

Vue g�n�rale de Derval.

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PATRIMOINE de DERVAL

BERJAYAl'�glise Saint-Pierre et Saint-Paul (1846 - XX�me si�cle), �uvre de l'architecte M�nard. Cette �glise succ�de � un sanctuaire v�tuste (sa fondation est ant�rieure au XI�me si�cle). L'�glise primitive de Derval, d�di�e � Saint Denis, a d'abord �t� sous la d�pendance de Saint Nicolas d'Angers, puis au XIII�me si�cle de celle de Saint Pierre de Bourgueuil [Note : Cette abbaye Saint Pierre de Bourgueil fut fond�e en 990, par Emma, fille de Thibault lee Tricheur, comte de Tours et de Blois], avant de passer au d�but du XVII�me si�cle entre les mains de l'�v�que de Nantes. Le ch�ur de l'�glise actuelle date de 1846 et son autel est un don de Mlle Bl�rye et de Mlle Polign�. Le clocher date de 1950. La grande verri�re, �uvre du ma�tre verrier Gsell, date du XX�me si�cle. Cinq autres verri�res ornent l'�glise : celles de saint S�bastien et de la Vierge datent de 1846, les trois autres repr�sentent sainte Odile, le cur� d'Ars et Jeanne d'Arc. Les vitraux repr�sentent saint Louis, Marie Grignon de Montfort et saint Bernard. L'Assomption de la Vierge, situ�e au fond de l'abside, est l'�uvre du sculpteur Charles M�nard. La peinture intitul�e "Le Martyre de saint S�bastien", �uvre du peintre Joly Duval, date du XIX�me si�cle. A signaler que le registre paroissial r�v�le que le 26 Juillet 1749 a �t� plac�e la premi�re pierre du ma�tre-autel de l'�glise par Th�r�se de Carheil �pouse de Charles Hubert de la Massue, chevalier, seigneur de la Haye [Note : Og�e mentionne qu'en 1774, le ch�teau de la Haye appartient encore � Charles Hubert de la Massue]. L'ancienne �glise, qui poss�dait deux chapelles, l'une d�di�e � Notre-Dame du Rosaire et l'autre d�di�e � Saint S�bastien, subira lors de la R�volution de nombreuses d�pr�dations. A mentionner aussi la confr�rie de Saint S�bastien [Note : Le pr�v�t de la confr�rie, en 1768, se nomme Chabin], �tablie dans l'�glise de Derval au XVIII�me si�cle. Le seigneur Jean de Derval aurait �t� inhum� dans l'�glise de Derval en 1415, ainsi que Geoffroy de Combourg de Ch�teaugiron, en 1463 ;

BERJAYAl'oratoire du ch�teau (fin du XIX�me si�cle), situ� au ch�teau et �difi� � l'emplacement o� �taient implant�s jadis le prieur� et les chapelles d�di�es � saint Clair et � saint Denis. On y voit encore une dalle tumulaire dat�e du XIV�me si�cle et qui provient de la chapelle du prieur� Saint-Denis (il s'agit semble-t-il d'un seigneur de Derval mort en 1325). La statue Saint Clair, qui provient de la chapelle de la frairie de Quibut, date du XIV�me si�cle. La statue Saint-Denis date du XIV�me si�cle. La chapelle du prieur� a �galement servi, semble-t-il, d'�glise paroissiale jusqu'au XVI�me si�cle. " Sur les d�bris des ouvrages avanc�s de l'important ch�teau de Derval, s'est construit un village au milieu duquel existait nagu�re une chapelle qui pouvait abriter 150 personnes. Un cimeti�re l'entourait ; les ossements d�couverts ont �t� enfouis entre les fondations d'un nouvel oratoire, construit � la fin du si�cle dernier. Dans la muraille de cet �difice a �t� encastr�e la dalle tumulaire, avec inscription, de Bonabes de Derval, seigneur de Derval, mort en 1325. La chapelle garde en outre les statues de St Denis et de St Clair : St Denis en �tait le premier patron, car elle d�pendait d'un prieur� b�n�dictin fond� par l'un des premiers seigneurs de Derval. Aujourd'hui on ne conna�t gu�re que St Clair qui a donn� son nom au ch�teau seigneurial et qui devait �tre le saint patron de la chapelle de ce ch�teau " (R�pertoire de Chapron, d�but XX�me si�cle). Cette chapelle du prieur� �tait desservie au XI�me si�cle par les moines b�n�dictins de Saint-Nicolas d'Angers, puis par les moines de l'Abbaye Saint-Pierre de Bourgueuil-en-Vall�e ;

BERJAYAl'oratoire Notre-Dame de Bon-Secours (XX�me si�cle), situ� � La Cadorais et �difi� sur l'emplacement de la chapelle de la frairie de Rohel. Cette ancienne chapelle �tait d�di�e jadis � saint Bily et � la Vierge ;

BERJAYAl'Eglise de la Sainte Famille, fond�e en 1974 par Pierre Poulain (n� en 1924) qui se dit l'objet de r�v�lations de "Marie-cor�demptrice", et charg� de restaurer l'Eglise Catholique et universelle devant l'imminence de "grandes catastrophes m�rit�es par le monde pour son p�ch�". Il cr�e aussi une congr�gation religieuse f�minine, l'Ordre des "Filles crucif�res", porteuses d'une croix autour du cou, d'un voile vert et de jupes grises ;

BERJAYAla chapelle Saint-Ren� (XVII�me si�cle), situ�e � Fond-des-Bois et fond�e le 30 juillet 1659 par Jean Charette de La Pommeraye ;

BERJAYAla chapelle Saint-Michel (XIX�me si�cle), �uvre de l'architecte Mathurin Fraboulet et situ�e route de Ch�teaubriant. Cette chapelle fait partie d'un hospice cr�� en 1877 ;

Chapelle et Hospice Saint-Michel � Derval.

BERJAYAle calvaire situ� avenue de la Garrelaye ;

BERJAYAle calvaire du Plessis (XV-XIX�me si�cle), situ� route de Mouais. Le f�t de la croix est restaur� au XIX�me si�cle. A Plessis �tait mentionn� au XV�me si�cle un manoir ayant appartenu en 1453 � Pierre de Beaulieu, puis en 1569 � Guillaume de Beaulieu. Ce manoir est vendu en 1569 par Fran�oise de Beaulieu et son �poux Ren� Mellient, sieur et dame de Tr�get, � Jean Louis Paris de Soulanges, seigneur de la Haye et du Plessis, �poux de Marguerite Bid� [Note : ses armes portaient d'argent � croix de gueules, cantonn�es de quatre lionceaux affront�s de m�me]. En 1745, ce manoir est la propri�t� de Ren� Legal, sieur de Launay, qui le vend � Louis Th�odore Potiron du Boisfleury, �poux d'Ang�lique Boussard. Le manoir deviendra ensuite la propri�t� de l'Hospice Saint-Michel suite � une donation de Mlle Emilie Ch�rel. Ce manoir poss�dait jadis une chapelle priv�e situ�e, semble-t-il, � l'aile nord de l'�glise paroissiale ;

BERJAYAle calvaire (XIX�me si�cle), situ� route de Saint-Vincent et �rig�, semble-t-il, par la famille Perraud ;

BERJAYAla croix (XIX�me si�cle), situ�e sur la route de Saint-Vincent et �rig�e par la famille Allard ;

BERJAYAle ch�teau de la Garrelaye (XIV-XVI�me si�cle). Propri�t� de la famille Le Maistreou Lemaistre. D�s 1289, est mentionn� Arthur Lemaistre, seigneur de Bois-Vert en Saint-Aubin, comme �tant chevalier et chambellan du duc Jean II (Note : ses armes sont " azur au lion d'argent accost�s de deux �p�es de m�me, au fil garnie d'or, les pointes en haut, aussi d'or ". A signaler qu'en septembre 1364, Alain Le Maistre participe � la bataille d'Auray, dans le camp des Montfort et � c�t� de Robert Knolles, avant d'�tre nomm� capitaine du ch�teau de Jugon. Guillaume, fils d'Alain et de Jacqueline de Ferc� (mari�s en 1351), �pouse en 1389, Jeanne de Chambellan. En 1487, Pierre Le Maistre, petit-fils de Guillaume Le Maistre et �poux de Fran�ois Gu�h�nneuc, fille de Georges, seigneur de la Garenne, se rallie � Fran�oise de Dinan, baronne de Ch�teaubriant pour la r�sistance � l'annexion de la Bretagne � la France. Le ch�teau est au XIX�me si�cle (� partir de 1857), la propri�t� de Fr�d�ric Hypolite Hay de Slade n� au Cellier en 1806 (d�c�d� en 1864, et fils de Fran�ois Hypolite Hay de Slade, officier au r�giment Champagne-Laval en 1792) et �poux de Marie-Zo� Plumereau de Reverdy [Note : ses armes sont : " d'argent � trois �cussons de gueules pos�es en 2 et 1 " - Couronne de comte - devise : Serva Jugam]. Ces derniers eurent trois fils : Richard (n� � Tours en 1839, �poux de Fany de la Saigne de Saint-Georges et officier de marine) qui h�rita du domaine, Fr�d�ric et Henry. Le ch�teau fut l�gu� en 1927 par les h�ritiers � leur cousin Henry Hay de Slade. La fa�ade nord-est date du XVIII�me si�cle. La tour de guet date du XV�me si�cle. La chapelle priv�e, aujourd'hui disparue, �tait jadis d�di�e � la Sainte Trinit� ;

BERJAYAle ch�teau du Fond-des-Bois ou Fouaye-des-Bois (XIX�me si�cle), �difi� pour Louis de La Haye Jousselin (maire de Derval en 1870). Son p�re Julien de La Haye Jousselin, n� � Redon en 1792, �tait maire de Derval de 1826 � 1862 et d�put� en 1830 ;

BERJAYAle manoir de Richebourg (XIV�me si�cle). Il poss�de une tourelle. L'�difice a �t� diminu� d'un �tage au XIX�me si�cle. Il �tait la propri�t� de la famille Hay des N�tumi�res ;

BERJAYAle manoir (XIV�me si�cle) de la Porte. Propri�t� de Jean Le Gac (qui participe � la signature du trait� de Gu�rande en 1381), de Robin le Gac (en 1453) puis de Julien ou Jacques Tr�lan � la fin du XVI�me si�cle (� partir de 1554). En 1743, la Porte appartient � l'abb� de Brignac et en 1788 Marie Jos�phe Mac� de la Porte �pouse F�lix de la Haye Jousselin. Vers 1850, la Porte est la propri�t� de Fr�mont, et aujourd'hui la propri�t� de la famille de Boisfleury de Gu�men� Penfao. Ce manoir poss�dait jadis une chapelle privative ;

BERJAYAle manoir de Camardin (XIV�me si�cle). Propri�t� d'Anne de Montmorency, h�ritier de la baronnie de Derval ;

BERJAYAle manoir du Coudray (XIV-XV�me si�cle). Propri�t� de la famille de La Haye Jousselin au XIX�me si�cle, puis de la famille Bardoul. Le 27 septembre 1672, est mentionn� dans les registres d'�tat civil, le mariage de Georges Urvoy, sieur de Coudray, avec Claude Davy, dame de Gasset. L'escalier date du XIV�me si�cle ;

BERJAYAle manoir de Guinret (XV-XVI�me si�cle). Propri�t� de Louis de Montluc vers 1453, puis de Gilles Vasselot au XVI�me si�cle, de Pierre de la Forest au d�but du XVIII�me si�cle et de la famille De Gouet � la fin du XIX�me si�cle ;

BERJAYAle manoir du Boschet (XV-XVII�me si�cle), situ� route de Redon. Propri�t� successive de Gilles de La Lande, de la famille Boisli�res ou Boisl�re (au XVIII�me si�cle) et de F�lix Martin Feuill�e (1830-1896), d�put� d'Ille-et-Vilaine (de 1876 � 1889) et ministre de la Justice (de 1883 � 1885). Ce manoir devient la propri�t� de la famille Potiron de Boisfleury � partir de 1918 ;

Ch�teau de la Boschet � Derval.

BERJAYAle manoir (vers le XVI�me si�cle). Cet �difice a servi de relais de poste ;

BERJAYAle manoir ou logis de Croquenois ou Croq-May (XVI�me si�cle). Ce logis appartient avant 1622 � Jean Thomas, sieur de Croquemay qui d�c�de en 1622. A noter qu'en 1684, Anne Thomas de Croquemay, �pouse Jean Cl�ment, sieur de Beaumont. Propri�t�, au d�but du XX�me si�cle, d'Emmanuel Desgr�e Du Lou, directeur du Journal L'Ouest-Eclair (journal d�mocrate chr�tien) dont il est le fondateur avec l'abb� Trochu ;

BERJAYAle manoir Bon-Accueil (XVI-XVII�me si�cle). Propri�t� de la famille Polign� au XVIII�me si�cle. Charles Polign� est maire de Derval en 1798. Le manoir devient ensuite la propri�t� de la famille Bl�rye au XIX�me si�cle. A signaler que Louis Th�odore Bl�rye �tait le gendre de Jean Charles Polign�. Mlle Clotilde Bl�rye, petite fille de Jean Charles Polign� en fit ensuite donation � Charles Potiron de Boisfleury et ses descendants qui l'occup�rent jusqu'au milieu du XX�me si�cle ;

Manoir du Bon-Accueil � Derval.

BERJAYAle manoir de la Haye (XVI-XVIII�me si�cle). Propri�t� de Jean de Beaulieu, seigneur de Nozay (en 1513), Jacques Barrin (d�c�d� en 1593 et �poux de Jeanne de Ruiz), pr�sident du Parlement de Bretagne � partir de 1571 (en 1574, suite � la vente du domaine par Marguerite de Savoie, duchesse de Montmorency), de Charles Hubert de la Massue (au XVIII�me si�cle), de la famille de Carheil (en la personne d'Ernest Fran�ois Marie de Carheil, fils d'Edma la Haye et Victor Marie de Carheil, d�c�d�e en 1836 � Guer), de la famille Ledoux-Barron (au XX�me si�cle, vers 1907). M. Ledoux est maire de Derval de 1925 � 1935. A partir de 1953, le manoir est la propri�t� de l'association Saint-Joseph des Fr�res de Plo�rmel, et il est transform� ensuite en coll�ge (coll�ge Saint-Donatien). Le clo�tre du coll�ge Saint-Donatien, � la Haye, date du XX�me si�cle. On y trouve une statue de "la Vierge � l'Enfant", �uvre de Jean Fr�our, qui date du XX�me si�cle. Ce manoir poss�dait jadis une chapelle privative, situ� c�t� Sud et accol�e � l'�glise ;

Manoir de la Haye � Derval.

BERJAYAle manoir de Bellevue (1770), �difi� pour Fran�ois Jousselin, sieur de la Haye (procureur fiscal de la baronnie de Derval) et achet� en 1772 par le comte de la Bourdonnay Montluc (fr�re et h�ritier de Marie Fran�oise de la Bourdonnaye, veuve de Jean-Fran�ois le Maistre de la Garrelaye) � Marguerite Jambu, veuve de Fran�ois Jousselin, et son fils Julien Jousselin, dans le but de cr�er un hospice qui ouvre en 1774 et dont l'administration revient aux religieuses du Saint-Esprit de Pl�rin (expuls�es en 1793). Le b�timent sert ensuite de gendarmerie avant d'�tre incendi� par les chouans. A signaler que cet hospice avait sa propre chapelle. L'�difice deviendra ensuite la propri�t� de la famille Gaignard, puis de la famille Ch�rel (en 1811) et de la famille Morel de Lusanger (en 1887) et de la famille Ledoux puis Briand au cours du XX�me si�cle. Ce manoir poss�dait jadis une chapelle privative ;

BERJAYAles vestiges de la Tour Saint-Clair (XII�me si�cle), situ�s route de Mouais ;

Tour Saint-Clair � Derval.

BERJAYAla tour de Fond-des-Bois ou Fouaye-des-Bois (XVI�me si�cle), seul vestige d'un ch�teau ayant �t� �difi� au milieu des bois. R�sidence de chasse du prince de Cond�. Propri�t� de Louis du Fresche en 1550. La famille Charette l'habite au d�but du XVII�me si�cle [Note : En 1609, est mentionn� le bapt�me de Julienne, fille de Pierre Charette et de Fran�oise de Meillant, sieur et dame de la Pommeraie de la Place et de Fouaye des Bois]. L'�difice est achet� en 1768 par Julien Jousselin, sieur de la Haye � Louis Claude d'Armancourt et Ang�lique Beschayes de la Place son �pouse. L'ancien ch�teau, d�moli vers 1917, poss�dait une chapelle d�di�e � Saint Ren� et qui existe toujours ;

Ch�teau du Fond-des-Bois � Derval.

BERJAYAla Grande Maison ou manoir de l'Echo (XVI-XVII si�cle et XVIII�me si�cle). Edifi�, semble-t-il, par Louis Aubin, sieur de la Guibauldi�re, s�n�chal de la baronnie de Derval vers 1630, l'�difice appartient vers le XVIII�me si�cle � la famille Hoched�, en la personne de Louis-Ren� (n� en 1762 et d�c�d� en 1852), fils de Pierre Jean Baptiste Hoched� de la Gu�meraye (fils de Jacques Hoched� de la Pinsonnais), et Jeanne du Hamel, fille de Ren�-Yves du Hamel et de Jeanne Roland Delisle). A noter que Pierre Jean Baptiste Fran�ois Hoched� (n� en 1763), son fr�re, succ�de � un certain Philippe R�v�rend, en tant que maire de Derval en 1794. La maison aurait accueilli la duchesse de Berry en 1826 et aurait servi � h�berger des �talons de 1885 � 1899. Laiss� � l'abandon par ses propri�taires, une partie de l'�difice sera d�truite vers 1923 et 1935. Il ne subsiste aujourd'hui de l'�difice que le rez-de-chauss�e ;

BERJAYAla maison de la Gr�e (XVIII�me si�cle), situ�e rue de l'Abb�-Tuard ;

BERJAYAl'ancien manoir de Beauch�ne (XV-XVII�me si�cle). Propri�t� succesive d'Eustache d'Espinay (en 1453), Beno�t du Pas (en 1513), de Marie Grignon, �pouse de Francis de Kerminguy, sieur de la Patouill�re (en 1560), Jean T�tou (en 1590), Jeanne T�tou (en 1603), Jean Barrin, sieur de Bois-Geoffroy et de la Haye (en 1680), de la famille de Haye des N�tumi�res (au XIX�me si�cle). Ce manoir poss�dait jadis une chapelle privative d�di�e � saint Eustache ;

BERJAYAle moulin � eau d�nomm� Boismain (XIV-XIX�me si�cle) [Nota : Il fut �difi� en 1336 et appartenait alors aux seigneurs du ch�teau Saint-Clair. Il sera reconstruit au XIX�me si�cle par Fr�d�ric Hay de la Slade. Ce moulin devint en 1836 la propri�t� de la famille Chailleux, en 1904 celle de la famille Mercier, et en 1933, de la famille Camus] et le moulin du Thu (vers 1880) �difi� par la famille Voland. A mentionner aussi les moulins � vent suivants : celui de Quibut, de la Bruere et du Claret, tous disparus ;

Vue g�n�ral de Derval.

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ANCIENNE NOBLESSE de DERVAL

La baronnie de Derval : La paroisse de Derval est plusieurs fois mentionn�e au IX�me si�cle dans les chartes du Cartulaire de Redon, mais ce n'est qu'au XII�me si�cle qu'apparaissent les sires de Derval. A cette �poque vivait, suivant du Paz, Bonabes Ier de Derval, mari d'Eustaice dont il eut un fils nomm� Guillaume qui lui succ�da. Guillaume Ier, sire de Derval, prit part en 1203 aux Etats r�unis � Vannes pour venger la mort du prince Arthur de Bretagne ; il fut en 1212 t�moin au contrat de mariage d'Andr� de Vitr� avec Catherine de Bretagne (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 821). Lui, ou son fils Guillaume II, approuva en 1225 la fondation de Saint-Aubin du Cormier (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 854). Guillaume II, seigneur de Derval �pousa Anne de Rostrenen, veuve d'Alain sire de Rochefort ; en 1234, en compagnie de son fr�re Main, il fut pr�sent � un accord pass� entre le prieur de Donges et certains juifs de Gu�rande (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 884). Guillaume III, sire de Derval, fr�re ut�rin de Th�baud seigneur de Rochefort, s'unit � Ali�nor de Chateaubriant. Les deux �poux firent en 1239 une donation au prieur� de Saint-Martin de Josselin (Cartulaire du Morbihan � Revue historique de l'Ouest, X, 221). En 1270, Guillaume de Derval ratifia une fondation faite � l'abbaye de Melleray par son a�eul Guillaume Ier (Biblioth�que Nationale Blcs Mx, XXXVI, 12). En 1275, Bonabes II �tait seigneur de Derval ; il fut alors t�moin du changement par le duc Jean Ier du bail noble en rachat et la m�me ann�e il confirma la rente de 20 livres donn�e par ses pr�d�cesseurs aux religieux de Melleray. Ce seigneur eut deux fils Guillaume et Bonabes. Nous avons encore les sceaux de Bonabes II et de son fils a�n� : ils portent l'un et l'autre un �cusson de gueules � deux fasces d'argent ; mais l'�cu du fils pr�sente une bande brochant comme brisure. Le sceau du p�re offre cette l�gende : S. BONABII DE DERVAL MILIT (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I 1039, Pl. n� 90 et 92). C'est, en faveur de Bonabes II, que le duc Arthur II reconnut, dit-on, en 1302, les sires de Derval comme issus d'un pu�n� de la maison de Bretagne et ayant droit d'�carteler leurs armes de celles des princes bretons. La charte qui relate ces r�veries est absolument fausse et le P. du Paz en fait bonne justice. N�anmoins il para�t certain qu'en 1332 le duc Jean III reconnut � Jean de Roug�, sire de Derval, le droit d'�carteler des armes de Bretagne celles de sa seigneurie de Derval (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne � Du Paz, Histoire G�n�alogique de plusieurs maisons de Bretagne 157). Quant � Bonabes II nous le trouvons en 1285 accompagnant en Aragon le comte de Richemont. Mais � cette �poque il avait eu la douleur de perdre son fils a�n� Guillaume et la fille unique de celui-ci Agn�s de Derval mari�e � Olivier sire de Roug�. Par suite il laissa, en mourant lui-m�me, sa seigneurie de Derval � son petit-fils Guillaume sire de Roug�. Bonabes II ne fut pas n�anmoins le dernier � porter le nom de ses anc�tres, car son fils cadet, Bonabes de Derval, lui surv�cut jusqu'en 1325. Ce chevalier fut alors inhum� dans la chapelle priorale de Saint-Denis, pr�s du ch�teau de Derval. On voyait encore nagu�res en cette chapelle abandonn�e la tombe du dernier chevalier de la maison de Derval ; cette tombe pr�sente l'inscription suivante : Cy gist Bonabes de Derval, fils de monsour Bonabes jadis seignour de Derval, qui trespassa le quart jour d'aoust, l'an de grace MCCCXXV. Priez pour l'asme de li, que Diex bonne merci li face. Guillaume de Rouge, fils d'Olivier, sire de Roug� et d'Agn�s de Derval, h�rita par suite des deux seigneuries de Derval et Roug� : comme nous nous proposons de parler ailleurs de la ch�tellenie de Roug� nous mentionnerons bri�vement ici Guillaume de Roug� et ses descendants seigneurs de Derval apr�s lui. Guillaume de Roug�, sire de Derval, �pousa d'abord Mac�e de la Haye, puis N... de Neuville ; il eut du premier lit Bonabes et du second Jean qui furent l'un apr�s l'autre ses successeurs � Roug� comme � Derval : Bonabes mourut sans post�rit� apr�s 1338 et Jean fut tu� au si�ge de la Roche-Derrien en 1347 (Du Paz, Histoire G�n�alogique de plusieurs maisons de Bretagne 166). Ce dernier laissait un fils Bonabes, sire de Roug� et de Derval, qui embrassa le parti des Fran�ais pendant la guerre de la succession de Bretagne. Pour s'en venger le duc Jean de Montfort confisqua le ch�teau de Derval et le donna � Robert Knolle, chevalier anglais, qui conserva cette place jusqu'en 1380. Quant � Bonabes de Roug� il mourut d�s 1377, laissant de sa femme Jeanne de l'Isle, deux fils nomm� Jean et Galhot successivement seigneurs de Roug� et de Derval apr�s lui. C'est � Jean de Roug�, d�c�d� sans enfants, que Robert Knolle fut oblig� en 1380 de rendre le ch�teau de Derval, en �change duquel le duc Jean IV donna au capitaine anglais une rente de 2 000 livres. Quant � Galhot de Roug�, il �pousa Marguerite de Beaumanoir et en laissa deux enfants Jean et Jeanne. Le premier de ceux-ci s'unit � B�atrice de Rieux, et mourut sans post�rit� le 8 f�vrier 1416 ; il fut inhum� au chanceau de l'�glise paroissiale de Derval, sous une tombe portant cette �pitaphe : Cy gist hault et puissant Monsour Jean jadis seignour de Derval, de Roug�, de Saint-Mars de la Pile et vicomte de la Guerche en Touraine qui trespassa le VIIIe jour de febvrier l'an de grace MCCCCXV. Priez Dieu pour luy. La soeur de ce seigneur Jeanne de Roug� �tait morte elle, m�me en ao�t 1413, mais elle laissait de son mariage avec Armel sire de Ch�teaugiron, d�c�d� en 1414, un fils Patry de Ch�teaugiron qui succ�da � toutes les seigneuries de son oncle et devint ainsi sire de Derval. Mais ce dernier seigneur fut tu� au si�ge de Pontorson en 1427 et comme il ne laissait point d'enfants, ses terres et seigneuries pass�rent � sa soeur Valence de Ch�teaugiron femme de Geffroy de Malestroil sire de Combourg. Le nouveau seigneur de Derval, Geoffroy de Malestroit, perdit sa femme d�s 1435 et lui surv�cut jusqu'en 1468 : son corps fut d�pos� au chanceau de l'�glise de Derval sous une tombe �lev�e de terre et portant ces mots : Cy gist haut et puissant Monsieur Gcffroy sire de Combour, de Chasteaugiron et d'Amanlis qui d�c�da le XVe jour de novembre, l'an de grace 1463. Priez Dieu pour lui (Du Paz, Histoire G�n�alogique de plusieurs maisons de Bretagne 171). Ce fut le fils de ce d�funt seigneur, Jean de Malestroit, devenu sire de Derval d�s 1435 � la mort de sa m�re, qui obtint en 1451 du duc de Bretagne l'�rection de Derval en baronnie ; il prit m�me le nom de Jean de Derval mais ne laissa qu'un b�tard nomm� Georges de Derval auteur de la famille de ce nom qui subsiste encore. Il avait cependant �pous� H�l�ne de Laval qu'il laissa veuve en 1482. Il fut inhum� en l'abbaye de la Vieuville o� sa femme le rejoignit on terre l'an 1500. On leur �leva un superbe mausol�e avec cette �pitaphe : Cy gisent haults et puissants Monseigneur Jean sire de Derval, de Combour, de Chasteaugiron, de Roug� et de Foulgeray, qui trespassa le dernier jour du mois de may l'an de grace MCCCCLXXXII, et Madame H�l�ne, sa compagne, fille du comte de Laval... laquelle trespassa le tiers jour du mois de d�cembre l'an de grace MCCCCC (Du Paz, Histoire G�n�alogique de plusieurs maisons de Bretagne 171). La baronnie de Derval fut recueillie en 1482 par la petite-ni�ce du seigneur d�funt, Fran�oise de Rieux, fille de Jean sire de Rieux et de Fran�oise Raguenel, cette derni�re issue de l'union de Jean Raguenel, vicomte de la Belli�re, avec Gillette de Malestroit, soeur de Jean baron de Derval. Fran�oise de Rieux, dame de Derval, �pousa Fran�ois de Laval, baron de Ch�teaubriant, d�c�d� en 1503 ; elle-m�me ne mourut qu'en 1532, laissant la baronnie de Derval � son fils Jean de Laval. A partir de cette �poque Derval suivit la fortune de Ch�teaubriant et fit partie de la donation faite en 1539 par Jean de Laval, baron de Ch�teaubriant, au conn�table Anne de Montmorency ; ce ne fut qu'en qualit� d'usufruitier que Jean de Laval, rendit aveu pour Derval en 1541 (Archives de Loire Inf�rieure, v. Derval) ; deux ans plus tard il mourait d'ailleurs sans post�rit�. En avril 1554 le conn�table de Montmorency obtint du roi l'union de la seigneurie de Derval � la baronnie de Ch�teaubriant. D�s lors, il n'y eut plus de baron de Derval, mais la terre seigneuriale de ce nom demeura la propri�t� des ducs de Montmorency, puis des princes de Cond�, successivement barons de Ch�teaubriant.

Derval, ch�tellenie d'anciennet�, fut �rig�e en baronnie par le duc Pierre II, le 19 mai 1451, en faveur de Jean de Malestroit. En 1560 trois ch�tellenies voisines se trouvaient annex�es � la baronnie de Derval : Gu�men�, Jans et Anguignac ; le tout relevait alors du roi et du Pr�sidial de Nantes, et s'�tendait en treize paroisses : Derval, Saint-Aubin-des-Ch�teaux, Saint-Vincent-des-Landes, Jans, Treffieux, Abbaretz, Conquereuil, Gu�men�, Avessac, Lusanger, Louisfert, Besl� et Saint-Nicolas-de-Redon (Archives d'Ille-et-Vilaine, C1819). Une quatri�me petite ch�tellenie, celle de Beauregard, faisait aussi partie de la baronnie de Derval, mais elle relevait de la Roche-en-Nort. Parlons successivement de ces diverses seigneuries.

- 1� La ch�tellenie de Derval, proprement dite, se composait des paroisses enti�res de Derval et de Lusanger et s'�tendait aussi dans les paroisses limitrophes. Sa haute justice s'exer�ait au bourg de Derval et ses fourches patibulaires s'�levaient sur les landes bordant le grand chemin de Derval � Nantes. Le sire de Derval avait droit de � pr�vost�, cousin-mes, tr�pas, billettes et branch�res et droit de march� tous les mardis audit bourg de Derval � (D�claration de Derval en 1560. � Cet aveu rendu an roi par le conn�table de Montmorency forme un beau volume de 143 feuillets en parchemin, richement reli� et ayant une premi�re page artistement enlumin�e pr�sentant les armoiries de France et de Montmorency - Archives. de la Loire-Inf�rieure). Il avait aussi un autre droit de coutume en Lusanger et la police de la foire Saint-Jean-Baptiste audit Lusanger. Au fief de Lusanger se trouvait le manoir de la Bruy�re, dont le possesseur �tait sergent f�od� de Derval. Il �tait d� au sire de Derval � quatorze messages d'un jour chacun � par certains tenanciers de Derval ; le seigneur de la Fleuriaye en Treffieux devait lui pr�senter � No�l � entre les deux messes du jour, devant la grande porte da l'�glise de Treffieux, 13 deniers pour la Fleuriaye et une paire d'esperons dor�s apr�ci�e 25 sols pour la Bauldraye �. Cette derni�re terre, sise �galement en Treffieux, �tait aussi une sergentise f�od�e de Derval (D�claration de Derval en 1560).

Au seigneur de Derval appartenaient les droits de sup�riorit� et de patronage dans les �glises paroissiales de Derval et de Lusanger, ainsi que dans les chapelles priorales de Saint-Denis de Derval (membre de l'abbaye de Bourgueil) et de N.-D. de Cou�toux en Lusanger (membre de l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois).

Le domaine proche de la seigneurie de Derval comprenait en 1500 : � Le chasteau dudit Derval avec ses �difices, superficies, douves, garennes, colombiers, estangs, prairies, m�tairie des Houx et bois ancien de haulte fustaye, le tout contenant 60 journaux de terre � ; les manoir et m�tairie de la Haye, contenant 100 journaux proche du chemin de Derval � Jans-l'estang et les deux moulins du Pasguillaume � l'�tang de Fondeluen et les deux moulins de la Bouveti�re � les moulins du Boismain sur la rivi�re de Ch�re, � deux moulins � vent, � une quinzaine de bois tant futaies que taillis, en Derval, Lusanger et Treffieux, contenant ensemble plus de 1200 journaux de terre.

- 2� La ch�tellenie de Gu�men�, appartenant d�s 1400 au sire de Derval, comprenait une moiti� de la paroisse de Gu�men�-Penfao et s'�tendait en Conquereuil, Avessac et Besl�. Parmi les rentes dues au seigneur figuraient plusieurs � mangiers � ou repas convertis en deniers. Le sire de Gu�men� levait certaines d�mes dans cette paroisse et dans celle d'Avessac ; il se disait fondateur des �glises de Gu�men�, Avessac et Besl� ; il jouissait de la moiti� des droits de la foire Saint-Michel de Gu�men� � d'un droit de coutume aux ponts de Gu�men� et de Lieu-Saint, et au passage de Besl� et d'un droit de � fief amorty sur la moiti� de l'�glise et cimeti�re parochial de Gu�men� du cost� vers midy, avec les chapelles Saint-Yves et de Lieu-Saint en ladite paroisse et le vieil presbyt�re de Conquereuil �. Enfin le prieur de Marsac (prieur� membr� de l'abbaye de Redon) devait chaque samedi dire la messe � son intention (D�claration de Derval en 1560). Quant au domaine proche de Gu�men� il semble ne consister en 1560 qu'en � le moulin du Sault-au-Chevreuil � ses estangs �.

- 3�. La ch�tellenie de Jans appartenait en 1294 � Briand Le Boeuf, sire d'Iss�, qui reconnut alors devoir � cause d'elle 4 livres en deniers d'Ost au duc de Bretagne ; elle fut donn�e en 1333 par le duc Jean III � Jean de Roug�, sire de Derval (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, IIII, et 1359). Cette ch�tellenie s'�tendait en Jans, Treffieux, Abbaretz, Nozay et Derval ; parmi ses rentes on remarque celle qui portaient le nom de � gardes des festes de Jans � ; peut-�tre �tait-ce une sauvegarde accord�e par le seigneur de Jans � ses vassaux pendant les f�tes des saints Julien et Gulcien, patrons de la paroisse et martyris�s � Jans m�me d'apr�s la tradition.

Le sire de Jans �tait fondateur des �glises de Jans et de Treffieux ; il jouissait d'une partie des coutumes d'Abbaretz et de Nozay (D�claration de Jans en 1541) mais il n'avait comme domaine proche qu'une petite d�me, un bois de 100 journaux de terre et le moulin � eau de Grandville sur le Don. Toutefois le seigneur de Nozay lui devait chaque ann�e une rente de 126 livres 13 sols 4 deniers (D�claration de Derval en 1680).

- 4� La ch�tellenie d'Anguignac appartint aux XIII�me et XIV�me si�cles � la famille de ce nom, puis passa par suite d'alliances aux seigneurs de Sion et de B�uvres. Vers 1560, H�l�ne de la Chapelle, dame de Boeuvres, l'ayant vendue � Guillaume Harrouis, elle fut retir�e f�odalement par le conn�table de Montmorency qui l'annexa � sa baronnie de Derval. Cette seigneurie devait avoir � l'origine une certaine importance, mais au XVIII�me si�cle elle se trouvait morcel�e et formait plusieurs fiefs tenus par divers seigneurs en Conquereuil, Derval, Fougeray et Pierric (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1819).

Voici en quoi consistait la ch�tellenie d'Anguignac, membre de Derval en 1550 : � Le manoir et herbr�gement d'Anguignac en Conquereuil. avec ses cour, bois et terres et un moulin � vent ruisn� ; � les mestairies des Hault et Bas-Anguignac et de la Rivi�re ; � un bois et une autre terre en Besl� ; � une haulte juridiction s'�tendant en Conquereuil, Derval et Gu�men� avec gibet � quatre poteaux, justice foresti�re et fondation de l'�glise de Conquereuil ; � des d�mes en Conquereuil et Gu�men� ; � les coutumes du bourg de Conquereuil sur les marchandises estal�es le jour Saint-Donatien et Saint-Rogatien ; enfin les rentes ordinaires par deniers, avoine, chapons, poules, etc. � (D�claration de Derval en 1560).

- 5� La ch�tellenie de Beauregard avait son si�ge en Louisfert ; elle s'�tendait surtout en cette paroisse et aussi en Saint-Aubin-des-Ch�teaux, Saint-Vincent-des-Landes et Iss�. D�s 1275 elle se trouvait entre les mains des sires de Derval, dit M. de Cornulier (Dictionnaire des terres du comt� nantais). Elle se composait de � fiefs, juridiction, m�tairies, bois et rentes � (D�claration de la Roche-en-Nort en 1713 � Archives de Loire Inf�rieure E2319) dont nous ignorons par malheur le d�tail. A la f�te de la Magdeleine et pr�s de la chapelle de ce nom en Saint-Vincent-des-Landes, se tenait une grande foire dont les coutumes appartenaient au seigneur de Beauregard, mais dont la police �tait faite par les officiers de la Roche-en-Nort. Ce jour-l� le prieur de Moisdon (d�pendant de l'abbaye de Saint-Florent) devait chanter matines et c�l�brer la grand'messe � la chapelle de Sainte-Magdeleine ; � l'issue de l'office divin le sire de Beauregard �tait tenu de pr�senter deux � past�s de venaison �, valant cinq sols chacun, et � quelque jour que soit la feste, soit gras, soit maigre �, plus � deux pots de vin d'Anjou � ; il offrait un p�t� et un pot de vin au prieur de Moisdon et le m�me r�gal au baron de la Roche-en-Nort ou � son repr�sentant (D�claration de la Roche-en-Nort en 1713).

Un mot, en finissant, du ch�teau de Derval. C'�tait, dit Og�e, une des plus fortes places de Bretagne : � il �tait situ� � une demi-lieue au Nord du bourg, flanqu� de neuf tours et entour� de foss�s et d'un �tang. Il avait, en outre, deux murs qui le cachaient : le premier �tait peu de chose, mais le second �tait form� par des b�timents qu'il fallait traverser pour arriver au troisi�me pont o� se trouvait la principale entr�e. Il appartenait en 1373 � Robert Knolle qui y fut assi�g� par le conn�table Bertrand du Guesclin, � la t�te de quatre cents gentilshommes bretons. Les assi�g�s se d�fendirent fortement pendant quelque temps ; mais enfin ils capitul�rent, obtinrent un d�lai et donn�rent des otages pour gages de leur parole. Le terme expir�, le duc d'Anjou se rendit lui-m�me devant le ch�teau, et envoya un h�raut pour sommer la garnison de se rendre. Knolle, qui avait eu le temps de r�parer ses fortifications, refusa de rendre la place. Le duc lui fit dire qui si le ch�teau ne lui �tait rendu � l'instant, il allait faire couper la t�te aux otages qu'on lui avait donn�s. Knolle, transport� de col�re, r�pliqua que ces menaces ne pouvaient l'intimider ; mais que si on les ex�cutait, il userait de repr�sailles. On ignorait les moyens de vengeance qu'il pouvait avoir, et les otages furent amen�s � la vue du ch�teau, o� on leur trancha la t�te. C'�taient deux chevaliers et un �cuyer. Knolle aper�ut cette ex�cution et se vengea comme il l'avait dit. Il fit placer un esp�ce d'�chafaud sur la fen�tre la plus �lev�e du ch�teau, et y fit, � son tour, d�coller trois chevaliers et un �cuyer qu'il tenait prisonniers ; leurs t�tes tomb�rent dans les foss�s. A ce sanglant spectacle, le duc et le conn�table lev�rent le si�ge � (Dictionnaire de Bretagne, v. Derval � Dom Lobineau, Histoire de Bretagne). Durant les guerres de la Ligue le ch�teau de Derval fut successivement assi�g� et pris par le duc de Merc�ur en 1590 et par les Royaux trois ans plus tard. C'est � la suite de cette guerre, qu'il fut par ordre d'Henri IV d�mantel� et en grande partie renvers�.

Par lettres patentes du roi dat�es de 1618 et 1622, le duc de Montmorency fut autoris� � vendre ou aff�ager certaines parties du domaine de sa baronnie de Derval. Il ali�na entre autres choses, � l'emplacement du chasteau de Derval, ses mazi�res et restes de tours, douves et autres fortifications ruisn�es du temps des guerres �. Il vendit aussi le manoir de la Haye, les m�tairies dudit lieu et du Houx, l'emplacement de l'ancien �tang du Sault-au-Chevreuil, etc. (D�claration de Derval en 1680). Ce qui restait du ch�teau de Derval et le manoir de la Haye appartenaient en 1663 � Jean Barrin, seigneur du Boisgeffroy, qui revendit alors le tout � Henri de la Chapelle, marquis de Fougeray (Archives d'Ille-et-Vilaine, E121).

Actuellement il ne demeure plus du ch�teau de Derval qu'une belle tour frang�e de haut en bas et appel�e la tour Saint-Clair ; elle domine un amoncellement de murailles �croul�es, entour�es d'�normes douves pleines d'eau et de gigantesques remparts ; ces ruines sont au fond d'une vall�e arros�e par la rivi�re de Ch�re, et au sommet d'un monticule voisin on retrouve dans les d�bris de la chapelle Saint-Denis la pierre tombale d�j� signal�e du dernier repr�sentant m�le des sires de Derval proprement dits (abb� Guillotin de Corson).

(� compl�ter)

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