Virginie Gautreau
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Marie Virginie Amélie Avegno |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Pierre Gautreau (d) |
| Parentèle |
Virginie de Ternant (en) (grand-mère) |
Virginie Amélie Gautreau, née Avegno le à La Nouvelle-Orléans et morte le à Paris, est une personnalité mondaine parisienne d'origine américaine, de la fin du XIXe siècle, qui posa pour plusieurs peintres, et fut le sujet du Portrait de Madame X, de Sargent, une toile qui fait scandale au Salon des artistes français de 1884.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Elle naît au sein d'une famille de planteurs louisianais. Parlange, la plantation où elle naît[1] à New Roads, était gérée par sa grand-mère maternelle, Virginie de Ternant (en). Elle appartient à la communauté créole louisianaise francophone[2].
Elle a 3 ans quand son père, Anatole Placide Avegno, né en Nouvelle Orléans en 1835 de père Italien, est tué lors de la Guerre de Sécession, à Shiloh, le [3]. En 1866, son frère meurt d'une fièvre congestive[3].
Départ en France
[modifier | modifier le code]En 1867, sa mère et elle s'installent en France et s'intègrent aux salons parisiens, où Virginie est vite remarquée pour sa beauté[4].
En [4], elle épouse Pierre Louis Gautreau (1838-1933), banquier parisien natif de Saint-Malo, qui a deux fois son âge[3] et dont elle vivra séparée[3]. Elle est admise, dès son mariage, dans la « bonne société » parisienne. Leur fille, Louise, naît en 1879 et épouse en 1901 un avocat à la Cour d'appel de Paris, Olivier Jallu (né le à Nancy et mort le ) ; Louise Gautreau-Jallu meurt en 1911.
Portrait de Madame X
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John Singer Sargent
Metropolitan Museum of Art
John Singer Sargent peint Madame Gautreau porte un toast en 1883 et l'offre à la mère de Madame Gautreau [5].
Virginie Gautreau n'a pas commandé Le Portrait de Madame X. John Singer Sargent l'a poursuivie pour obtenir cette chance[2], contrairement à la plupart de ses portraits, pour lesquels c'était les clients qui le sollicitaient[6]. Sargent a écrit à l'une de leurs connaissances communes :
« J'ai grand désir de peindre son portrait et j'ai raison de croire qu'elle le permettra et s'attend à ce que quelqu'un propose un tel hommage à sa beauté. … Vous pouvez lui dire que je suis l'homme d'un prodigieux talent »[7]
Pour l'un et l'autre, ce portrait représente une prise de risque et une chance de percer dans la haute société mondaine de Paris ou dans le milieu artistique parisien[2],[3]. L'ascension sociale de Virginie Gautreau, en dépit de sa fortune, est en effet entravée par ses origines[3]. Au cours de l'été 1883, Virginie Gautreau écrit à Emma Marie Allouard-Jouan, une amie commune du peintre, qu'elle est ravie du tableau [4].
Celui-ci est présenté au salon des artistes de 1884 et crée le scandale[3]. Sa mère exige alors que le tableau soit retiré du salon[3]. Devant ces réactions, Virginie Gautreau retire son soutien à l'œuvre de John Singer Sargent[4].
Fin de vie
[modifier | modifier le code]En [8], le New York Times parle de sa beauté comme d'une « perfection plastique »[4]. Elle se lance ensuite dans le théâtre en 1887 et continue une vie sociale jusqu'en 1902[4].
Elle commande deux de ses portraits aux peintres Antonio de La Gandara et Gustave Courtois[9], qui sont exposés aux salons des artistes (en 1891 pour Courtois[9]) mais qui ne reçoivent pas l'accueil espéré[3].
- Autres portraits
- Madame Gautreau porte un toast par John Singer Sargent (1882-1883), Musée Isabella-Stewart-Gardner, Boston.
- Madame Pierre Gautreau par Antonio de La Gandara (1898), collection privée.
Vers la fin de sa vie, les relations mondaines de Virginie Gautreau s’éloignent d'elle[3],[4]. Elle meurt à Paris, le , et est enterrée dans la crypte de la propriété de la famille Gautreau, le château des Chênes à Saint-Malo.
Dans la littérature
[modifier | modifier le code]La vie de Virginie Gautreau inspire le livre I Am Madame X de Gioia Diliberto, paru en 2004[2].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Source: New Orleans parish birth records, 1859.
- 1 2 3 4 (en) Gioia Diliberto, I Am Madame X, Simon and Schuster, (ISBN 978-0-7432-4566-1, lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) Jason Farago, « Who was the mysterious Madame X in Sargent’s portrait? », sur BBC (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) Elizabeth L. Block, « Virginie Amélie Avegno Gautreau: Living Statue », Nineteenth-Century Art Worldwide, vol. 17, no 2, (DOI 10.29411/ncaw.2018.17.2.4, www.19thc-artworldwide.org/autumn18/block-on-virginie-amelie-avegno-gautreau-living-statue, consulté le )
- ↑ (en) « Madame Gautreau drinking », sur Musée Isabella Gardner (consulté le )
- ↑ « Madame X (Madame Pierre Gautreau) », sur www.metmuseum.org (consulté le )
- ↑ (en) Stanley Olson, John Singer Sargent: His Portrait, New York, St. Martin’s Press, (ISBN 0-312-44456-7), p. 102
- ↑ (en) « The Beauty of Mme Ferry: Paris Letter to the London Truth », The New York Times, , p. 3.
- 1 2 « Madame Gautreau - Gustave Courtois | Musée d'Orsay », sur www.musee-orsay.fr (consulté le ).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative aux beaux-arts :
