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Les Jaguars

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Les Jaguars
Pays d'origine Canada
Genre musical Rock instrumental, surf rock
Années actives 1962-1966
Composition du groupe
Membres Arthur Cossette
Reynold Morrisette
Gilles Morrisette
Doris Thibeault

Les Jaguars sont un groupe de musique surf rock instrumental québécois originaire d'Arvida, au Saguenay.

Fondé en 1962 par le guitariste Arthur Cossette, le groupe est composé des frères Reynold et Gilles Morrisette, respectivement à la batterie et à la guitare rythmique, ainsi que de leur cousin Doris Thibeault à la guitare basse[1]. La formation accompagne en tournée des groupes plus établis, comme Les Classels et Les Hou-Lops à la fin de l'année 1963[2].

Arthur Cossette, né Jean-Guy, guitariste et principale force musicale du groupe, explique au journal Le Devoir l'origine du son des Jaguars en relatant un épisode de sa jeunesse : « J'étais à Bagotville, il y avait la base d'aviation pas loin, les jets passaient à 60-70 pieds au-dessus de ma tête, j'étais fasciné. Je voulais reproduire le son et la sensation à la guitare[3] ». Cossette est considéré par le critique musical Félix B. Défossés comme étant « sans aucun doute le tout premier guitar hero du Québec[4] ».

À une époque où les groupes québécois font surtout des reprises en français de succès anglo-américains, Les Jaguars se démarquent par un répertoire instrumental largement composé d’œuvres originales[1]. Le groupe se distingue également par ses costumes de scène inspirés de la fourrure du jaguar[5].

La montée des groupes à voix aurait contribué à marginaliser un groupe instrumental comme Les Jaguars, aux dires d'Arthur Cossette : « Quand on a commencé en 1962 on appelait pas ça du surf. C'était de l'instrumental, tout simplement. Et ça n'a pas duré longtemps. Quand les Beatles sont arrivés au Québec en 1964, le surf a tombé[6] ». Le désir des membres du groupe de passer à autre chose afin d'assurer leur avenir professionnel[1], ainsi que la montée du mouvement hippie pourraient aussi expliquer la fin de l'aventure[7].

À la dissolution du groupe, Arthur Cossette se joint à la formation psychédélique Les Sinners[8] en tant que guitariste soliste.

En 1978, Cossette reforme brièvement Les Jaguars, mais abandonne le projet après que leur producteur ait cherché à donner une touche disco à leur musique[2].

Le retour dans les années 1990

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Cossette reforme les Jaguars avec Guylaine Maroist (guitare rythmique), Olivier Martin (basse) et Michel Dufour (batterie). Le groupe enregistre l’album Appalaches, paru en 1996, qui comprend à la fois des compositions originales, des reprises de leur répertoire des années 1960 ainsi que des classiques du surf, comme Pipeline, en plus de nouvelles pièces telles que Ouananiche Twist[9].

Postérité

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Le groupe a été qualifié de « groupe culte » par le critique musical Jean-Christophe Laurence, qui considère leur pièce Mer morte comme l'« un des plus grands slows de l’histoire du rock québécois[8] ».

Le bédéiste Grégoire Bouchard leur a consacré une bande dessinée documentaire intitulée « Planet Twist : la mythique et fabuleuse histoire des Jaguars », principalement centré sur la figure d'Arthur Cossette[7].

En 2021, l'étiquette écossaise Hyperloop fait paraître avec l'accord du groupe un 45 tours. Selon le journaliste Sylvain Cormier du Devoir, cette sortie marque une « percée du groupe à l’étranger[10] ».

En 2024, à l’occasion du 60e anniversaire de la parution de leur album éponyme, un groupe hommage aux Jaguars se produit dans le cadre du festival musical Le culte de Port-Alfred. Lors de ce concert, le batteur original du groupe, Reynold Morrissette, monte sur scène pour interpréter deux morceaux, dont Mer morte[11].

Discographie

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Albums studio

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  • 1964 : Les Jaguars (Tournesol – TL-6002)
  • 1965 : Pour la danse (Tournesol – TL-6006)
  • 1996 : Appalaches (Disques Francbec – 22-7704 | Disques Mérite – 22-7704)

Bibliographie

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  • Grégoire Bouchard, Planet Twist : la mythique et fabuleuse histoire des Jaguars, 2001, Éditions Mille-Îles.

Notes et références

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  1. 1 2 3 Daniel Côté, « La belle histoire des Jaguars » Accès payant, sur Le Progrès-Dimanche, (consulté le )
  2. 1 2 Michel Bilodeau, « Les Jaguars, en voiture ! » Accès payant [PDF], sur Le Soleil, (consulté le )
  3. Sylvain Cormier, « Arthur, ses dix doigts, des guitares, un génie, à Pop Montréal », sur Le Devoir, (consulté le )
  4. Desfossés Félix B., L'évolution du métal québécois : no speed limit (1964-1989), Rouyn-Noranda, Éditions du Quartz (ISBN 9782924031162 et 2924031168, OCLC 883457522, lire en ligne), p. 20
  5. Robert Institut québécois de recherche sur la culture et Isabelle D'Amours, Dictionnaire de la musique populaire au Québec, 1955-1992, Institut québécois de recherche sur la culture ; Distribution, Diffusion Prologue, (ISBN 978-2-89224-183-9), p. 218
  6. Richard Labbé, « Tous à la plage ! » Accès libre, sur La Presse, (consulté le )
  7. 1 2 (fr-CA) Éric Paquin, « Planet Twist : Grégoire Bouchard », sur Voir.ca, (consulté le )
  8. 1 2 (fr-CA) Jean-Christophe Laurence, « Mer Morte, le plus grand slow du Québec », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
  9. Philippe Rezzonico, « Le glamour revient à la mode », Le Nouvelliste, , P7 (lire en ligne [PDF])
  10. Sylvain Cormier, « Les Jaguars, Les Jaguars », sur Le Devoir, (consulté le )
  11. Mickaël Meunier, Le Quotidien, « Le Culte de Port-Alfred mène à la résurrection des Jaguars, le temps d’un hommage », sur Le Quotidien, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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  • Ressource relative à la musiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :