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Goa'uld

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Goa'uld
Casque d'un garde d'Anubis, l'un des Goa'ulds de la série
Casque d'un garde d'Anubis, l'un des Goa'ulds de la série

Espèce Goa'uld
Planète d'origine P3X-888[1]
Alliances Aucune
Anciennes alliances Conseil des Grands Maîtres
Première apparition épisode 1x01 - Enfants des dieux

Goa'uld est une espèce fictive d'extraterrestres parasites[2], présents dans la série télévisée de science-fiction Stargate SG-1.

Ce sont les principaux adversaires dans la série durant les saisons 1 à 8. Les créateurs de Stargate SG-1, Brad Wright et Jonathan Glassner, s'appuient dans l'épisode pilote de Stargate SG-1 de 1997 Enfants des dieux sur l'antagoniste du film Râ, changent l'aspect de sa race extraterrestre et les appellent les Goa'ulds[3].

L'intrigue avec les Goa'ulds se prolonge lors des deux dernières saisons de la série[n 1] et du téléfilm Stargate : Continuum[4]

Grâce au réseau des portes des étoiles créé par les Anciens, les Goa'ulds ont pu découvrir de nombreux mondes et en prendre le contrôle en se faisant passer pour des dieux. En arrivant sur Terre vers -7000, ils y découvrent l'espèce humaine et s'imposent comme entités divines afin de les soumettre à l'esclavage. Sur Terre, la plupart des dieux égyptiens sont, dans l'univers de la série, des Goa'ulds parmi lesquels on peut noter : Râ, Anubis ou Hathor[5],[6]. En asservissant l'espèce humaine, ils les exportent ensuite sur d'autres planètes afin d'alimenter leurs empires féodaux[2].

Afin d'imposer leur soumission, les Goa'uld emploient également des méthodes de terreur et développent des technologies permettant de procéder à des lavages de cerveau ou à effectuer un contrôle mental. À ceci s'ajoute la caractéristique principale propre au Goa'uld de parasitisme. En effet, ils se servent également des hommes comme d'hôtes et de véhicules à leurs véritables corps proches de celui d'un serpent. Les hôtes sont caractérisées par des yeux pouvant s'illuminer, selon les émotions du Goa'uld, et qui perdent toute emprise en faveur du parasite[6].

Grâce à la porte des étoiles, les équipes du général Hammond[n 2] ont découvert d'autres planètes et d'autres peuples lors de leurs voyages d'exploration. Elles se heurtent souvent aux Goa'ulds alors qu'elles tentent de persuader les habitants de ces planètes que les Goa'ulds sont des faux dieux. Ils demeurent l'ennemi principal pendant les huit premières saisons, ce rôle étant repris par une autre race (les Oris), à l'occasion d'un renouvellement majeur du scénario et du casting de la série télévisée[7].

Lors de la saison huit, l'empire Goa'uld, déjà défaillant, s'effondre complètement en partie à cause d'une grande révolte Jaffa qui constituait leur socle servile militaire sur lequel ils s'appuyaient pour soumettre le socle servile économique[6].

Organisation

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Système Goa'uld

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La domination goa'uld repose sur une imbrication entre un pouvoir économique féodal et une confiscation monopolistique des moyens de violence[8]. Les Goa'ulds sont également des parasites de la technologie, ils n'en créent pas, ils la volent et l'utilisent pour dominer et asservir les gens qui croient qu'ils sont des dieux puissants[9]. Cette technologie et la facilité avec laquelle cette race extra-terrestre est parfois vaincue est relevée comme l'un des défauts par la critique[7].

Bien que disposant d'une puissance industrielle et militaire massive représentée par leurs flottes de vaisseaux spatiaux, le système goa'uld s'avère inefficace face à des menaces fluides et décentralisées. Les insurrections, les réplicateurs ou les virus informatiques mettent à mal la structure centralisée et rigide des Goa'uld[8].

Société Jaffa

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La société jaffa est maintenue dans un statut de classe laborieuse et d'esclavage, constituant la propriété exclusive des seigneurs de guerre. Ce contrôle absolu de la force armée territoriale distingue le modèle pseudo-capitaliste des Goa'uld des simples corporations transnationales terrestres, en ajoutant une dimension de coercition géopolitique directe sur les mondes asservis. Les Jaffa disposent de capacités physiques et de guérison supérieures à la moyenne humaine, ainsi qu'une connaissance empirique de la galaxie[8].

L'évolution narrative de la société jaffa au cours de la série (notamment à partir de la saison 8) illustre un processus de subversion des structures économiques capitalistes et féodales des Goa'uld. Lassés d'être les instruments de la production et de la violence de leurs maîtres, les Jaffa opèrent un mouvement assimilable à une grève générale et à une expropriation de masse à l'échelle galactique. En s'emparant des flottes de vaisseaux spatiaux goa'uld, ils privent la classe dominante de ses actifs matériels les plus précieux. Ce soulèvement brise l'hégémonie économique spatiale des Goa'uld[8].

La formation de la Nation Jaffa voit l'abandon de leurs doctrines militaires classiques au profit de collaboration horizontale avec la Terre et les Grands Maîtres Goa'uld[8].

Personnages et casting

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À l'opposé de la philosophie de libre accès portée par les concepteurs du réseau des portes des étoiles, les Goa'uld incarnent une forme exacerbée et féodale de capitalisme sauvage, axée sur la thésaurisation agressive et l'asymétrie de l'information. Cette faction se comporte à la manière de grandes entreprises multinationales dénuées de scrupules moraux, utilisant l'infrastructure technologique pour optimiser instantanément leurs flux de ressources et asseoir leur domination économique et politique[8]. Les Goa'uld représentent ici l'archétype maléfique du colon européen dans lequel l'homme indigène devient une ressource économique[6].

Les Grands Maîtres goa'uld ne développent pas une culture de partage ou d'innovation ouverte, mais fondent leur pouvoir sur le secret technologique et le piratage des connaissances d'autres civilisations. L'infrastructure de télécommunication de la porte des étoiles leur permet d'abolir l'espace et le temps afin de coordonner leurs empires à distance, de réduire au minimum les coûts logistiques et de déplacer instantanément la main-d'œuvre. L'accès aux technologies avancées est strictement confisqué par cette élite dirigeante, maintenant délibérément les populations locales et les classes laborieuses dans l'ignorance et la dépendance technologique afin d'empêcher toute émancipation[8].

Notoriété et impact culturel

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Lors de la sortie du 1er film, Hal Hinson, le journaliste du Washington Post est marqué par les yeux du dieu Râ (qui s'illuminent quand il s'énerve), il les trouve « surnaturels »[10], cela sera repris dans la série Stargate SG-1 par la suite comme un trait de caractère reconnu.

Le nom donné à l'astéroïde (99942) Apophis fait référence au dieu du chaos dans la mythologie égyptienne, mais surtout à l'antagoniste majeur du même nom, un Goa'uld majeur de la série télévisée dont les découvreurs sont fans[11],[12].

Notes et références

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Notes
  1. Les saison 9 et saison 10
  2. Les équipes sont dénommées SG-x où « x » est le numéro de l'équipe (de 1 à 25).
Références
  1. (en) « P3X-888 », sur gateworld.net (consulté le )
  2. 1 2 Val Nolan, « Gates, Galaxies and Globalization: Stargate SG-1 and Science Fiction in the Digital Age: Foundation: The International Review of Science Fiction », Foundation: The International Review of Science Fiction, vol. 49, no 135, , p. 42–56 (lire en ligne)
  3. Steven Eramo, « Jan Newman – Born With It – Make-up », TV Zone, no Special 46, , p. 62–65
  4. (en) Christopher Monfette, « Stargate: Continuum Blu-ray Review », sur IGN, (consulté le )
  5. Sarah MacKinnon, « Stargate Atlantis: Islandness in the Pegasus Galaxy », Shima: The International Journal of Research into Island Cultures, vol. 10, no 2, (DOI 10.21463/shima.10.2.06, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 4 Vincent van Bever Donker et Stephanie Yorke, « Re-Imaging the Colonial Encounter in Stargate: SG-1: Discourses of Linear Progress and Separate Development », Interventions, vol. 20, no 5, , p. 734–749 (ISSN 1369-801X, DOI 10.1080/1369801X.2018.1492434, lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 William, « Analyse et critique de la série Stargate SG1 », lemagducine, (consulté le )
  8. 1 2 3 4 5 6 7 V. Nolan, « Gates, Galaxies, and Globalisation: Stargate Sg-1 and Science Fiction in the Digital Age », Foundation: The International Review of Science Fiction, (ISSN 0306-4964, lire en ligne, consulté le )
  9. Grossman 2011, p. 533.
  10. (en) Hal Hinson, « Stargate (PG-13) », The Washington Post, (consulté le )
  11. (en) Bill Cooke, « Asteroid Apophis set for a makeover », sur astronomy.com, (consulté le )
  12. Grazier et Cass 2017, p. 533.

Bibliographie

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  • Kathleen Ritter (trad. de l'anglais), Stargate SG-1 le guide en images, Paris, Tournon, , ~145 (ISBN 978-2-35144-033-9)
  • (en) Leigh Grossman, Sense of Wonder: A Century of Science Fiction, , 992 p. (ISBN 1434430790, lire en ligne).
  • (en) Kevin R. R. Grazier et Stephen Cass, Hollyweird Science: The Next Generation: From Spaceships to Microchips, Springer, , 435 p. (ISBN 3319542133), p. 42.

Liens externes

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  • Ressource relative à la bande dessinéeVoir et modifier les données sur Wikidata :