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Formation des marnes d'Auzas

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Formation des marnes d’Auzas
Image illustrative de l’article Formation des marnes d'Auzas
Grès et marnes du site de Tricouté 4, dans la partie médiane de la formation des Marnes d’Auzas
Localisation
Coordonnées 43° 12′ 57″ nord, 0° 57′ 58″ est
Pays Drapeau de la France France
Occitanie Haute-Garonne, Ariège
Informations géologiques
Période Maastrichtien supérieur
Âge 67.5–66 Ma
Formation supérieure Formation d'Aurignac
Formation inférieure Formation du calcaire Nankin, Formation des calcarénites du Jadet, Formation des grès de Labarre
Puissance moyenne 100 m ; jusqu’à 285 m ?
Lithologie principale Marnes
Lithologie secondaire Grès, calcaires
Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne
(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Formation des marnes d’Auzas
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Formation des marnes d’Auzas
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Formation des marnes d’Auzas

La formation des marnes d’Auzas est une formation géologique du sud-ouest de la France dont les couches remontent à la fin du Maastrichtien supérieur il y a environ 67,5 à 66 millions d’années. Elle se compose principalement de marnes avec quelques interlits de grès et de calcaires. Ces sédiments correspondent à des paléoenvironnements variés où s’entremêlent et/ou se succèdent lagunes, marais littoraux et environnement plus continentaux (lacs, fleuves, et plaines alluviales). La formation des marnes d’Auzas a livré de nombreux fossiles d’invertébrés et de vertébrés aquatiques et terrestres dont des dinosaures.

Localisation

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Localisation des marnes d’Auzas dans l’organisation des dépôts du Maastrichtien des Petites-Pyrénées.
Localisation des marnes d’Auzas dans l’organisation des dépôts du Maastrichtien des Petites-Pyrénées (Haute-Garonne)

La formation des marnes d’Auzas affleure dans les anticlinaux d’Aurignac, de Saint-Martory et de Plagne dans la partie centrale du département de la Haute-Garonne (Petites Pyrénées), ainsi que dans l’anticlinal de Montfa en Ariège (massif du Plantaurel) en région Occitanie. La formation des marnes d’Auzas repose en continuité sur la formation du calcaire Nankin dans l’anticlinal d’Aurignac, sur la formation des calcarénites du Jadet dans les anticlinaux de Saint-Martory et de Plagne[note 1], et sur la formation des grès de Labarre dans l’anticlinal de Montfa. Les marnes d’Auzas sont recouvertes en continuité par les dépôts du Paléocène inférieur (Danien) de la formation d’Aurignac[3].

Lithostratigraphie et paléoenvironnement

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La formation des marnes d’Auzas est composée principalement de marnes argileuses grises à versicolores (ocres, vertes, rouges, ou lie-de-vin), dans lesquelles s’intercalent localement plusieurs niveaux calcaires (calcarénites, calcaires gréseux, calcaires marneux, calcaires crayeux) et des grès parfois à stratification oblique[4],[5]. Dans la localité type de la formation, Bilotte lui attribue une épaisseur de 285 m[4]. D’autres publications indiquent une épaisseur de 250 m[6] ou seulement d’environ 100 m[7].

La formation des marnes d’Auzas correspond à des sédiments dont l'environnement de dépôt a évolué du domaine paralique (lagunes, marais littoraux, chenaux de marée, vasières tidales) à la base de la formation, vers un milieu plus continental (marais et lacs d’eau douce, plaine alluviale, chenaux fluviatiles) dans sa partie supérieure[8],[9],[7]. La formation des marnes d’Auzas s’est déposée sur la côte ouest de l’ancienne île Ibéro-Armoricaine, qui comprenait une grande partie de la France et de l’Espagne[10].

Les roches de la formation des marnes d’Auzas et du Groupe d’Ausseing sous-jacent montrent une alternance de sédiments marins peu profonds et de dépôts continentaux côtiers (estuariens et fluviaux) correspondant aux fluctuations du niveau marin et aux déplacements du littoral durant le Maastrichtien supérieur dans cette partie de l’île Ibéro-Armoricaine[11].

La formation des marnes d’Auzas est datée du Maastrichtien supérieur sur la base de son contenu paléontologique qui associe notamment une microfaune et une microflore marine et continentale caractéristiques de cet âge[12], mais aussi grâce à l’âge des formations géologiques sous-jacentes, et sur des corrélations avec les dépôts de pleine mer des marnes bleues de Saint-Loup et des marno-calcaires jaunes de Gensac, deux équivalents latéraux occidentaux (en milieu marin) des marnes d’Auzas, qui ont livré des ammonites et des foraminifères caractéristiques du Maastrichtien supérieur[13],[12],[14]. De plus, à Larcan, les marno-calcaires jaunes de Gensac ont livré des restes de l’hadrosaure Canardia garonnensis (également connu dans les marnes d’Auzas) dans une strate située à moins d’un mètre sous le niveau d’iridium marquant la limite entre le Crétacé et le Paléogène (et donc entre le Maastrichtien et le Danien)[15],[16].

Paléontologie

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Répartition stratigraphique des sites à dinosaures Lambeosaurinae des Pyrénées, incluant les marnes d’Auzas.
Répartition stratigraphique des sites à dinosaures Lambeosaurinae des Pyrénées, incluant les marnes d’Auzas.

La formation des marnes d’Auzas renferme une grande diversité de fossiles liés à la variété des paléoenvironnements margino-littoraux et continentaux qui coexistent et/ou se succèdent[17]. La formation a livré de nombreux foraminifères, ostracodes, bivalves, gastéropodes et charophytes, caractéristiques de différents environnements[18],[19]. Les restes de vertébrés sont également abondants avec notamment de nombreux ossements de dinosaures, parmi lesquels les hadrosaures Lambeosaurinae prédominent[20],[15]. Ces derniers ne sont représentés que par des spécimens juvéniles. Selon Yves Laurent, cela pourrait s'expliquer par un biais taphonomique dû à des conditions de transport particulières qui auraient favorisé le dépôt d’ossements de petite taille[21].

Paléofaune de vertébrés

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Poissons de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
Alestidae indet.[22] Indéterminée Tricouté 4 Partie médiane[23] Une dent inférieure Un characiforme
Chondrichthyes indet.[24] Indéterminée Marsoulas Dents
Coupatezia[25] C. fallax Peyrecave Sommet de la partie inférieure[26] Une dent Une raie myliobatiformes de la super-famille des Dasyatoidea. Spécimen initialement attribué à une espèce indéterminée de Coupatezia ressemblant beaucoup à C. fallax[25]. Par la suite, Cappetta et Corral ont assigné cette dent à cette espèce[27].
Lepisosteidae indet. Indéterminée Cassagnau 1 et 2 Partie médiane[28],[29] Écailles, vertèbres[30]
cf. Lepisosteus cf. L. sp. Cassagnau 1 et 2 Partie médiane Dents[31]
Palaeogaleus[32] P. sp. Peyrecave Sommet de la partie inférieure Deux dents[33] Un petit requin Triakidae.
Paratrygonorrhina[34] P. amblysoda Peyrecave Sommet de la partie inférieure Plusieurs dents Une raie guitare. La seule dent à avoir été figurée en 1997, d’abord attribuée à Rhinobatos sp.[35], a ultérieurement été assignée à P. amblysoda[34].
Phyllodontidae indet. Indéterminée Cassagnau 1 Partie médiane Dents[31]
cf. Pycnodus cf. P. sp. Mérigon 2 Partie supérieure Dents[31]
Rhombodus R. binkhorsti[36] Peyrecave Sommet de la partie inférieure Dents Une raie myliobatiformes de la famille éteinte des Rhombodontidae.
Reconstitution de Rhombodus binkhorsti.
Reconstitution de Rhombodus binkhorsti.
Sparidae indet.[37] Indéterminée Cassagnau 1 ; Marsoulas Partie médiane Dents
Amphibiens de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
Albanerpetontidae indet. Indéterminée Cassagnau 1 Partie médiane MDE-Cas1-156, un fragment de dentaire[38].
Anura indet.[39] Indéterminée Peyrecave Sommet de la partie inférieure Fragments d’os long, de scapula, et peut être de vertèbres et de maxillaires (cités mais non figurés).
Urodela indet.[40] Indéterminée Peyrecave Sommet de la partie inférieure Non précisé
Squamates de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
Amphisbaenia ? indet.[41],[42] Indéterminée Tricouté 1 Partie inférieure[43],[44],[note 2] Une vertèbre
Teiidae indet.[45],[42] Indéterminée Peyrecave Sommet de la partie inférieure Une dent[42]
Teiiodea indet.[46] Indéterminée Tricouté 4 Partie médiane Un dentaire partiel Un possible Barbatteiidae
Varanoidea indet. Indéterminée Cassagnau 2 Partie médiane MDE-Ca2-124, une vertèbre dorsale[47],[48] Un probable Mosasauroidea d’eau douce[49].
Tortues de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
?Foxemys ?F. sp. Cassagnau 2 Partie médiane MDE-Cas2-212, un épiplastron + un entoplastron[50] Une tortue Bothremydidae
Iberoccitanemys I. atlanticum Cassagnau 2 Partie médiane MDE-Cas2-259, une carapace presque complète. Une tortue Bothremydidae. Ce spécimen, initialement attribué à une nouvelle espèce du genre Elochelys (E. convenarum)[51], a ensuite été placé dans un nouveau genre, Iberoccitanemys, avec la nouvelle combinaison I. convenarum[52]. Cette espèce fut par la suite synonymisée avec Polysternon atlanticum (qui n’appartient pas au genre Polysternon) sous la nouvelle combinaison I. atlanticum[53].
Carapace d’Iberoccitanemys atlanticum provenant des marnes d’Auzas.
Carapace presque complète de Iberoccitanemys atlanticum provenant de la partie médiane de la formation des marnes d’Auzas.
Pleurodira indet. Indéterminée Cassagnau 1 et 2, Mérigon 1 Partie médiane et supérieure Plaques dermiques, éléments des ceintures et des membres[54].

Crocodyliformes

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Crocodyliformes de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
Crocodyliforme indet. Indéterminé Auzas, Cassagnau 1 et 2, Mérigon 1, Tricouté 1 et 3, Peyrecave Partie inférieure à supérieure
  • Dents (tous les gisements)
  • vertèbres (Cas1 et Cas2)
  • MDE-Cas2-263, 264, ostéodermes
  • MDE-Cas2-30, un articulaire et un surangulaire articulés
  • MDE-Cas2-141, un chevron
  • MDE-Ca2-51, 224, deux scapulas gauches[55]
Eusuchia indet. Indéterminé Cassagnau 2 Partie médiane MDE-Cas2-229, vertèbre dorsale (thoracique?) ; MDE-Cas2-31, 218, vertèbres dorsales (lombaires?) ; MDE-Cas-32, vertèbre caudale[56]. Vertèbres appartenant possiblement à Thoracosaurus[57].
Musturzabalsuchus ? Indéterminée Cassagnau 1 et 2 Partie médiane Dents[58],[59] Un probable Allodaposuchidae[note 3]
Thoracosaurus T. neocesariensis ? Cassagnau 1 et 2 Partie médiane
  • MDE-Cas1-199, un crâne presque complet sans la mandibule
  • Dents
  • MDE-Cas2-262, un humérus gauche
  • MDE-Cas2-33, 202, deux vertèbres cervicales
  • MDE-Cas1-167 et MDE-Cas2-126, deux ostéodermes[61],[62],[63]
Laurent et al. ont initialement attribué ce matériel à l'espèce Thoracosaurus neocesariensis[61]. Selon Christopher Brochu, le thoracosaure des marnes d'Auzas appartiendrait à un taxon différent de T. neocesariensis[64]. Ce matériel n’a toutefois pas été réétudié depuis.
Crâne de Thoracosaurus des marnes d’Auzas.
Crâne de Thoracosaurus neocesariensis du site de Cassagnau 1.
Dinosaures de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
Abelisauridae indet. Indéterminée Cassagnau 1 Partie médiane MDE-Cas1-210, une dent de 4,4 cm de haut[65]. Initialement attribuée à un Theropoda indéterminé[65], cette dent a été réinterprétée comme une dent d’Abelisauridae[66],[67]
Canardia[15] C. garonnensis Tricouté 3 Partie inférieure[43],[68] Un hadrosaure Lambeosaurinae
photo du maxillaire droit de Canardia garonnensis en vue latérale gauche.
Maxillaire droit (holotype MDE-Ma3-16) de Canardia garonnensis du site de Tricouté 3.
Reconstitution illustrée d'un crâne de Canardia garonnensis en vue latérale gauche montrant les éléments connus en blanc.
Reconstitution d'un crâne de Canardia garonnensis montrant les éléments connus en blanc et en gris clair. Échelle : 10 cm. La silhouette de la crête crânienne est spéculative mais plausible étant donné la nature juvénile du spécimen.
Dromaeosauridae indet. Indéterminé Cassagnau 1 et 2 Partie médiane
  • MDE-Cas1-92, une dent[70],[71]
  • MDE-Cas2-28, la plus grande dent avec 2,6 cm de haut et 1,7 cm de large[72],[73]
  • MDE-Cas2-232, une dent[74]
Enantiornithes ? indet. Indéterminée Cassagnau 1 Partie médiane MDE-Cas1-152, une extrémité proximale d’une scapula[75]. Un oiseau énantiornithe.
Euronychodon ? E. sp. Marsoulas MDE-Mar-03, une Dent[76]
Hadrosauridae indet. Indéterminée Auzas MDE-Auz1-01, une extrémité proximale d’humérus ; une extrémité distale de fémur[77].
Indéterminée Mérigon 1 Partie supérieure[78] Dentaire, dent[79].
Indéterminée Peyrecave Sommet de la partie inférieure Dents fragmentaires[32]
Indéterminée Tricouté 2 Partie inférieure[43]
  • MDE-Ma2-01, fragment de batterie dentaire comprenant quatre dents[80]
  • vertèbres caudales
  • Tibias (dont MDE-Ma1-02, un spécimen de 47 cm de long)[81]
  • MDE-Ma1-03, un métatarsien IV droit[82]
Les dents appartiennent peut-être à un lambeosauriné[83].
Lambeosaurinae indet. Indéterminée Cassagnau 1 Partie médiane
  • MDE-Cas1-200, une portion proximale d’un ischion gauche[84],[85]
  • MDE-Cas1-14, MDE-Cas1-215 et 216, trois phalanges unguéales[86]
  • MDE-Cas1-03, une dent du maxillaire[87],[88]
  • Trois dents du dentaire (incluant MDE-Cas1-01 et MDE-Cas1-11)[89],[90].
Photos d’un fragment d’ischion et de trois dents isolées de Lambeosaurinae indéterminé de Cassagnau 1 et Tricouté 1.
Lambeosauriné indéterminé de Cassagnau 1 (région proximale d’un ischion gauche (B) ; dents du dentaire (C) et du maxillaire (D)) et Tricouté 1 (dent du dentaire (E)).
Indéterminée Cassagnau 2 Partie médiane
  • MDE-Cas2-138 et MDE-Cas2-248, un prédentaire et un dentaire gauche complet appartenant à un seul individu
  • MDE-Cas2-02, un dentaire gauche partiel
  • MDE-Cas2-11, un ensemble de dents du dentaire
  • MDE-Cas2-223, une dent du dentaire isolée
  • MDE-Cas2-207, une extrémité distale d’un humérus gauche
  • MDE-Cas2-23 et MDE-Cas2-249, tibias
  • MDE-Cas2-250, une fibula droite de 28 cm de long.

Un squelette postcrânien partiel articulé[note 5], plusieurs côtes (dont MDE-Cas2-260), un chevron (MDE-Cas-2-239), et des centra de vertèbres caudales ont également été trouvés.

Spécimens d'abord attribués à un Euhadrosauria indéterminé[93] puis à un lambéosauriné indéterminé[94]. Le pubis de l’hadrosaure de Cassagnau 2 présente des caractères typiques des Lambeosaurinae et montre en particulier des similitudes avec le pubis de Parasaurolophus cyrtocristatus, Corythosaurus casuarius, Magnapaulia laticaudus, et, parmi les lambeosaurinés ibéroarmoricains, d’Arenysaurus[95]. La présence de crêtes accessoires sur au moins certaines dents dentaires du même site suggèrent aussi leur appartenance à un Lambeosaurinae[95]. Le maxillaire n’étant pas conservé chez le lambéosauriné de Cassagnau 2, il n’est pas possible de savoir si le matériel de ce site appartient à Canardia (connu à la fois dans des strates plus anciennes et plus récentes de la même région) ou à un autre lambéosauriné.
Photos d’ossements (prédentaire en vues dorsale et ventrale, deux mâchoires inférieures, des dents, et un pubis) d’un lambeosauriné indéterminé de Cassagnau 2.
Ossements d’un Lambeosaurinae indéterminé de Cassagnau 2 (Prédentaire en vues dorsale (A) et ventrale (B). Dentaire gauche en vue médiale (C). Couronnes de dents du dentaire (D). Pubis gauche en vue latérale (E). Dentaire gauche en vue médiale (F), appartenant au même individu que le prédentaire.
photo du squelette partiel d’un lambéosauriné juvénile du site de Cassagnau 2.
Squelette d’un lambéosauriné juvénile du site de Cassagnau 2. Le prédentaire MDE-Cas2-138 (ici déplacé par erreur sur la silhouette de la mâchoire supérieure) et le dentaire gauche MDE-Cas2-01 proviennent peut-être d’un autre individu.
Indéterminée Tricouté 1 Sommet de la partie inférieure MDE-Ma1-01, une dent du dentaire ; une autre dent est citée et figurée par Gheerbrant et al.[96]. MDE-Ma1-01 a d'abord été attribué à un hadrosauridé indéterminé, puis à un lambéosauriné indéterminé[97]
Titanosauria indet. Indéterminée Cassagnau 1 et 2 Partie médiane Comparées aux titanosaures plus anciens de l'île ibéro-armoricaine, les dents de cette forme diffèrent de celles d’Ampelosaurus et de Lirainosaurus[103],[21] et ressemblent à celles d’Atsinganosaurus[104].

Ptérosaures

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Ptérosaures de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
Azhdarchidae indet. Indéterminée Mérigon 1 Partie supérieure MDE-Me1-04, une vertèbre cervicale presque complète dont il manque une partie des deux extrémités[78] Un azhdarchidé quetzalcoatliné appartenant au clade Serpennata, qui regroupait les quetzalcoatlinés dotés de vertèbres cervicales très allongées[105]. Telle que conservée, cette vertèbre mesure 46 cm de long, mais sa longueur totale est estimée à 55 cm[78]. Elle appartient à un ptérosaure géant mesurant entre 8,50 et 9 m d’envergure[106],[107],[108].
photo d’une vertèbre cervicale de ptérosaure Azhdarchidae du site de Mérigon 1.
Vertèbre cervicale de ptérosaure Azhdarchidae du site de Mérigon 1.

Mammifères

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Mammifères de la formation des marnes d’Auzas
Genre Espèce Localité Position stratigraphique Matériel Notes Images
cf. Azilestes cf. A. yvettae[109] Tricouté 4 Partie médiane Une molaire supérieure[110] Un euthérien Zhelestidae.
Hainina H. cassagnauensis[111] Tricouté 1 et 4 Partie médiane Une dent de TRCT 1 et six dents de TRCT 4[112]. Un multituberculé Kogaionidae.
Theria indet. Indéterminée Peyrecave Sommet de la partie inférieure Cinq dents fragmentaires[113],[114]

Notes et références

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  1. Dans les anticlinaux de Saint-Martory et de Plagne, les couches équivalentes à la formation du calcaire Nankin de l'anticlinal d'Aurignac sont représentées par le Groupe d’Ausseing qui contient deux formations carbonatées: la formation du calcaire Nankin 2 à la base et la formation des calcarénites du Jadet au sommet, séparées l'une de l'autre par une intercalation marneuse, la formation des marnes de Lestaillats[1],[2].
  2. Curieusement, Gheerbrant et al. placent le sité de Tricouté 1 dans la partie médiane des marnes d’Auzas[23] alors que d’autres auteurs le positionne à la base de la formation[43],[44].
  3. Musturzabalsuchus est probablement un synonyme plus récent d’Allodaposuchus[60].
  4. Bien que plus fragmentaire que l'omoplate MDE-Ma3-21, l'omoplate MDE-Ma3-12 conserve une lame scapulaire plus complète montrant une extrémité distale élargie, un caractère répandu chez la plupart des lambéosaurinés[69].
  5. Ce squelette partiel est composé des éléments suivant : MDE-Cas2-04, 05, 06, 07, 08, 09 et 10, sept vertèbres cervicales complètes ; MDE-Cas2-01, un pubis gauche presque complet ; MDE-Cas2-12 et 15, fémurs gauche et droit presque complets ; MDE-Cas2-13, un tibia gauche ; MDE-Cas2-14 et MDE-Cas2-16, fibula gauche et droite ; MDE-Cas2-17, 18 et 19, métatarsiens gauches II, III et IV ; MDE-Cas2-21 et 22, deux phalanges[91],[92].

Références

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  1. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 123 (fig.2).
  2. Laurent 2003, p. 30-31 ; 31 (fig.7).
  3. Bilotte 1980, p. 58.
  4. 1 2 Bilotte 1980, p. 59-61 ; 60 (fig.1).
  5. Lepicard 1985, p. 79 ; 84 ; 87 ; 243.
  6. Bilotte 1985, p. 264.
  7. 1 2 Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 123.
  8. Bilotte 1980, p. 62.
  9. Lepicard 1985, p. 87-98.
  10. Csiki-Sava et al. 2015, p. 9 ; 25 ; 40.
  11. Laurent 2003, p. 30-31, 31 (fig.7).
  12. 1 2 Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 124 ; 126.
  13. Bilotte 1991, p. 417 (fig.7) ; 420.
  14. Bilotte, Laurent et Téodori 2010, p. 2-8.
  15. 1 2 3 4 Prieto-Márquez et al. 2013, p. 5-13 ; 17-18.
  16. Bilotte, Laurent et Téodori 2010, p. 6-7.
  17. Bilotte et Andreu 2006, p. 311-312.
  18. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 123-124.
  19. Bilotte et Andreu 2006, p. 311-312 ; 313-314.
  20. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 126-131.
  21. 1 2 Laurent 2003, p. 47.
  22. Gheerbrant, Allain et Laurent 2026, p. 4 ; 6 (fig.3a-c.
  23. 1 2 Gheerbrant, Allain et Laurent 2026, p. 4 (texte et fig.2.
  24. Laurent 2003, p. 35 ; planche 1 (fig.2-3).
  25. 1 2 Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. planche 1 (fig.6) ; 262.
  26. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. 259 (texte et fig.2).
  27. Cappetta et Corral 1999, p. 364.
  28. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 124.
  29. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 4 (fig.2) ; 31.
  30. Laurent 2003, p. 36 ; planche 2 (fig.5).
  31. 1 2 3 Laurent 2003, p. 36.
  32. 1 2 Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. 260.
  33. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. 260 ; planche 1 (fig.1-2).
  34. 1 2 Kriwet, Soler-Gijón et López-Martínez 2007, p. 1059 ; 1067.
  35. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. planche 1 (fig.3) ; 262.
  36. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. planche 1 (fig.4-5) ; 262.
  37. Laurent 2003, p. 37.
  38. Laurent 2003, p. 37 ; planche 5 (fig. 16).
  39. Laurent 2003, p. 21 ; 37.
  40. Laurent 2003, p. 21.
  41. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. planche 2 (fig.7).
  42. 1 2 3 Laurent 2003, p. 41.
  43. 1 2 3 4 Laurent 2003, p. 17 (coupe stratigraphique de Tricouté 1,2, et 3).
  44. 1 2 Prieto-Márquez et al. 2013, p. 2 ; 4 (fig.2).
  45. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. planche 2 (fig.6).
  46. Gheerbrant, Allain et Laurent 2026, p. 5-6 ; 6 (fig.3d-f.
  47. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 125 (planche 1F) ; 126.
  48. Laurent 2003, p. 41 ; planche 11 (fig.39).
  49. Garcia et al. 2015, p. 502.
  50. Laurent 2003, p. 40 ; planche 10 (fig.33).
  51. Laurent, Tong et Claude 2002, p. 465-471.
  52. Pérez-García, Ortega et Murelaga 2012, p. 223-228.
  53. Pérez-García, Ortega et Murelaga 2021, p. 667-675.
  54. Laurent 2003, p. 38.
  55. Laurent 2003, p. 41-42 ; planche 12 (fig.41 ;43) ; planche 13 (fig.44-45 ; 47) ; planche 14 (fig.48-49).
  56. Laurent 2003, p. 42-43; plate 16 (fig.54, 55) ; plate 17 (fig. 56, 57).
  57. Laurent 2003, p. 42.
  58. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 126 ; 127.
  59. Laurent 2003, p. 45 ; planche 21 (fig.64).
  60. Martin et al. 2016, p. 626-628.
  61. 1 2 Laurent, Buffetaut et Le Loeuff 2000, p. 19-27.
  62. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 126 ; 127 (planche 2A).
  63. Laurent 2003, p. 42; 43-45 ; planche 13 (fig.46); planche 18 (fig.58); planche 19 (fig.60-61) ; planche 20 (fig.62-63).
  64. Brochu 2004, p. 621-622.
  65. 1 2 Laurent 2003, p. 46 ; planche 22 (fig.70).
  66. Csiki-Sava et al. 2015, p. 44-45.
  67. Isasmendi et Malafaia 2025, p. 472 (fig.9) ; 474.
  68. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 4 (fig.2) ; 5.
  69. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 11 (fig.9A et C) ; 17.
  70. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 127, planche II (fig.B) ; 129.
  71. Laurent 2003, p. 46 ; planche 23 (fig. 73).
  72. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 127, planche II (fig.C) ; 129.
  73. Laurent 2003, p. 46 ; planche 23 (fig. 74).
  74. Laurent 2003, p. 46 ; planche 22 (fig. 72).
  75. Laurent 2003, p. 61 ; planche 56 (fig.163).
  76. Laurent 2003, p. 46-47 ; planche 23 (fig.75).
  77. Laurent 2003, p. 53 ; planche 38 (fig.117).
  78. 1 2 3 Buffetaut et al. 1997, p. 553.
  79. Laurent 2003, p. 22 ; 48.
  80. Laurent 2003, p. 49-50 ; planche 30 (fig.94).
  81. Laurent 2003, p. 55-56 ; planche 44 (fig.132).
  82. Laurent 2003, p. 56 ; planche 48 (fig.140).
  83. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 31.
  84. Laurent 2003, p. 55 ; planche 41 (fig.125).
  85. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 31 ; 32 (fig.23B).
  86. Laurent 2003, p. 57 ; planche 49 (fig.144-146).
  87. Laurent 2003, p. 49 ; planche 29 (fig.88).
  88. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 31 ; 32 (fig.23D).
  89. Laurent 2003, p. 49 ; planche 29 (fig.89) ; planche 30 (fig.92).
  90. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 31 ; 32 (fig.23C).
  91. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 128 (planche III) ; 129 ; 130 (planche IV).
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  93. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 129-131.
  94. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 31-33.
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  96. Gheerbrant, Abrial et Cappetta 1997, p. 264; 266; planche 2 (fig.8).
  97. Prieto-Márquez et al. 2013, p. 31 ; 32 (fig.23E).
  98. Laurent 2003, p. 47 ; planche 24 (fig.76).
  99. Laurent, Bilotte et Le Loeuff 2002, p. 127 (planche II D-F ; 129).
  100. Laurent 2003, p. 47 ; planche 24 (fig.77).
  101. Laurent 2003, p. 47 ; planche 24 (fig.78).
  102. Laurent 2003, p. 47 ; planche 25 (fig. 79).
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  105. Thomas et McDavid 2025, p. 16 (fig.4) ; 17 ; 24.
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  110. Gheerbrant, Allain et Laurent 2026, p. 14.
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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : documents utilisés comme source pour la rédaction de cet article

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Paléontologie

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