close
Aller au contenu

Didier Decoin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Didier Decoin
BERJAYA
En .
Fonctions
Président
Académie Goncourt
-
Président
Festival international des programmes audiovisuels de Biarritz
à partir de
Président
Les Écrivains de Marine
à partir de
Président de la Société des gens de lettres
-
Président de la Société des gens de lettres
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
Villejuif (France)
Nationalité
Formation
Activité
Période d'activité
Père
Enfant
Autres informations
Membre de
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales

Didier Decoin, né le à Boulogne-Billancourt (France) et mort le à Villejuif (France), est un écrivain et scénariste français.

Il est lauréat du prix Goncourt en 1977 pour John l'Enfer, et est président de l'académie Goncourt de 2020 à 2024.

Didier Decoin est le fils du cinéaste Henri Decoin (1890-1969) et de Juliette Charpenay (1913-2004). Après des études secondaires au collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, il commence sa carrière comme journaliste de presse écrite à France-Soir[1].

Puis il collabore à plusieurs journaux comme Le Figaro, Les Nouvelles littéraires, participe à Europe 1 et à la création du magazine VSD. Également féru de navigation, il a longtemps été chroniqueur à la revue Neptune Moteur.

Parallèlement au journalisme, il entame une carrière de romancier. Il a vingt ans lorsqu'il publie son premier livre, Le Procès à l'amour. Celui-ci sera suivi d'une vingtaine de titres, dont John l'Enfer pour lequel, en 1977, il reçoit le prix Goncourt.

Il assure, à deux reprises, la présidence de la Société des gens de lettres de France et il est l'un des fondateurs de la Société civile des auteurs multimédia (SCAM).

Pour sauvegarder sa liberté d'écrivain[Selon qui ?], Didier Decoin se dote d'un second métier garant de son indépendance, celui de scénariste. Au cinéma, il travaille pour des réalisateurs tels que Marcel Carné, Robert Enrico, Henri Verneuil, et Maroun Bagdadi avec qui il recevra, pour le film Hors la vie, le prix spécial du jury au festival de Cannes.

Mais c'est à la télévision que Didier Decoin consacre l'essentiel de ses activités. Auteur de très nombreux scripts originaux et d'adaptations, et après avoir dirigé pendant trois ans et demi la fiction de France 2, il reçoit en 1999 le 7 d'or du meilleur scénario pour la mini-série télévisée Le Comte de Monte-Cristo[1].

En 1995, il est élu à l'académie Goncourt, au couvert de Jean Cayrol, appelé à l'honorariat. Il en est secrétaire général en 1995 et président à partir du [1].

De 1997 à 2006, il est président de la Société des Amis d'Alexandre Dumas et joue alors un rôle important en faveur de la panthéonisation d'Alexandre Dumas.

En 2007, il est élu président de l'association Les Écrivains de marine[2].

En 2007, il est élu à l'Académie de marine dans la section « Histoire, lettres et arts »[3].

En 2012, il est élu à l'unanimité président du Festival international de programmes audiovisuels documentaires de Biarritz (FIPA).

En 2019, il reçoit le prix littéraire Bad Sex in Fiction Award du magazine britannique Literary Review pour son roman Le Bureau des jardins et des étangs.

Mort et vie privée

[modifier | modifier le code]

Didier Decoin meurt le 5 août 2026 à l'hôpital de Villejuif à l'âge de 81 ans[4].

Il vivait en partie à Auderville (La Hague) dans la Hague, dans une maison achetée grâce à son prix Goncourt qui lui a inspiré Avec vue sur la mer [5].

Il est marié et est père de trois enfants, dont parmi eux, Julien Decoin, qui est également écrivain[6].

Décorations

[modifier | modifier le code]

Essais et récits

[modifier | modifier le code]
  • Il fait Dieu (Julliard 1975, réédité Fayard 1997)
  • La Nuit de l'été (Balland, 1979), d'après le film de J.C. Brialy
  • La Bible racontée aux enfants (Calmann-Levy)
  • Il était une joie... Andersen (Ramsay, 1982)
  • Béatrice en enfer (Lieu Commun, 1984 )
  • L'Enfant de Nazareth (Nouvelle Cité, 1989), avec Marie-Hélène About
  • Elisabeth Catez ou l'Obsession de Dieu (Balland, 1991) — prix de littérature religieuse 1992
  • Jésus, le Dieu qui riait (Stock, 1999)
  • Henri ou Henry : le roman de mon père, récit (Stock, 2006)
  • Dictionnaire amoureux de la Bible (Plon, 2009), illustrations de Audrey Malfione
  • Je vois des jardins partout (JC Lattès, 2012)
  • Dictionnaire amoureux des faits divers (Plon, 2014)
  • Il suffit d'un nuage (Filipacchi-Odege, 1970)
  • Un amour à l'américaine (Filipacchi-Odege, 1970)
  • Anne et la punition (Filipacchi, 1972)

Série Le Clan du Chien bleu

[modifier | modifier le code]
  1. La Ville aux ours (Hachette, 1983)
  2. Le Lac de la louve (Hachette, 1983)
  3. Pour dix petits pandas (Hachette, 1983)
  4. Les Éléphants de Rabindra (Hachette, 1984)
  5. Le Rendez-vous du monstre (Hachette, 1984)
  • La Hague (Isoète, 1991), photographies de Natacha Hochman
  • Cherbourg (Isoète, 1992), photographies de Natacha Hochman
  • Presqu'île de lumière (Isoète, 1996), photographies de Patrick Courault
  • Sentinelles de lumière (Desclée de Brouwer, 1997), photographies de Jean-Marc Coudour

Bande dessinée

[modifier | modifier le code]
  • Le Sang des Valois, tome 1 (Glénat, 2021), avec Jérôme Clément et Marc Jailloux

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Réalisateur

[modifier | modifier le code]

Scénariste

[modifier | modifier le code]

Télévision

[modifier | modifier le code]
Séries télévisées
[modifier | modifier le code]
Téléfilms
[modifier | modifier le code]

Intervenant

[modifier | modifier le code]

Autres contributions

[modifier | modifier le code]
  • Introduction à la peinture de Thibaut de Reimpré dans le livre de Philippe Piguet (2004) Reimpré, Préface de Didier Decoin (de l'Académie Goncourt), Textes en français et en anglais, Fragments Editions, 192 pp., (ISBN 2-912964-47-4).

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 3 « L’écrivain Didier Decoin, prix Goncourt en 1977 et ancien président de son jury, est mort à l’âge de 81 ans », lemonde.fr, 5 août 2026.
  2. Marine nationale / Ministère de la Défense, « Marine - Les Écrivains de marine », sur defense.gouv.fr (consulté le )
  3. Académie de marine, « Académie de marine - La compagnie aujourd'hui », sur academiedemarine.com (consulté le )
  4. Le Télégramme et AFP, « L'écrivain Didier Decoin, prix Goncourt en 1977, est mort », sur Le Télégramme, (consulté le )
  5. Amaury da Cunha, « Mort de Didier Decoin, un romancier dont le prix Goncourt a effacé l’ombre du père », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  6. Didier et Julien Decoin : deux hommes dans un bateau sur Figaro.fr
  7. « BODMR - Décret en date du 28 décembre 2022 » [PDF], sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  8. « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n° 09 du 29 juillet 1995 - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]